dimanche 12 août 2018

[ Chronique ] • In eminenti • Claude Rey


Titre : In eminenti ; les mystères du Carla
Auteur : Claude Rey
Edition : Autoédité
Nombre de pages : 253
Genre : Historique 



Résumé :


Septembre 1209, lors de la croisade contre les albigeois commandée par le redoutable Simon de Monfort, un homme survit au massacre de son village. L'unique but du tyran : retrouver la trace du secret le plus immémorial de l'histoire de l'humanité.

Septembre 2009, un tombeau est découvert sous le sphinx de Gizeh. A l'intérieur, gît le corps d'un cathare. Deux spécialistes retrouvent alors un lien étrange entre cet homme et la chapelle oubliée du Carla située à quelques kilomètres de la cité épiscopale d'Albi.

Une aventure épique où les ombres du passé les mènent vers la plus incroyable découverte de leur vie.

Mon avis :


Tout commence le 9 septembre 2009 lorsque Axel, flic parisien, reçoit sur sa messagerie professionnelle, la photo d'un cercueil. Il décide alors d'examiner de plus près la chose et y découvre un message dissimulé, invisible à l’œil nu, qui dit :



" JACQUES DE MAZIERES 1194-1283

Gardian del Carla e Aléthéia en Occitania catara."


Ça alors ! Quelle mouche avait pu piquer son meilleur ami archéologue, Eddie, pour lui envoyer ça, et surtout, comment ce dernier avait-il pu avoir connaissance de cette adresse électronique professionnelle ?!?

Cela faisait plus de dix ans qu'Axel et Eddie, avaient laissé tomber leurs recherches au sujet de DE MAZIERES ... Axel tenta une réponse à son ami et se retrouva confronté à ce cher message indélivré "Delivering to the following recipients failed". 

Et si ce n'était pas Eddie qui était à l'origine de cet étrange e-mail ? Après tout, une simple photo envoyée, sans message, sur son adresse professionnelle, cela semblait très étrange et ne ressemblait absolument pas au fonctionnement de son ami.

Notre policier devait en avoir le cœur net, et décida donc de prendre ses congés et de filer en terre albigeoise, retrouver son acolyte pour éclaircir tout ça et découvrir quel est ce fameux "Aléthéia".

Il est à ce moment-là, bien loin d'imaginer qu'ils vont mettre le doigt sur les plus grands secrets de l'histoire cathare, et peut être même sur ceux du Christ.


Construit sous la forme d'un "Da Vinci Code", ce roman à la fois historique & religieux est un véritable plaisir, alliant  culture, savoir, fiction et suspense. Ayant habité Albi, il m'a permis de me plonger au cœur de la cité Épiscopale et d'en découvrir les précieux trésors.


Ce livre retrace donc les aventures et recherches d'Axel et ses amis, ainsi que celles de notre "Jacques De Mazières" en 1209. 

N'étant absolument pas une férue d'histoire, j'ai pris énormément de plaisir à suivre l'enquête d'Axel à travers les siècles et suis très impatiente de connaître la suite de l'histoire  dans un deuxième tome prévu très prochainement ... C'est un véritable "page-turner" écrit d'une main de maître. On sent que l'auteur maîtrise l'écriture et son sujet, et qu'il a un énorme potentiel sur l'écriture du thriller.


Si vous êtes passionnés par l'histoire d'Albi, les cathares, les templiers ou encore le Christ, ce roman est absolument fait pour vous !! Sinon, pour ceux qui comme moi, détestent l'histoire, il peut amener justement votre curiosité à vouloir fouiller et creuser un peu plus loin pour en savoir d'avantage sur  notre patrimoine historique ...



Ma note : 17/20



Interview de Claude Rey :



Bonjour Claude, tout d'abord merci pour ta confiance. Quelques petites questions pour toi afin d'essayer d'en savoir un peu plus ...


• Peux-tu nous dire comment t'es venue l'idée de ce roman et combien de temps as-tu travaillé dessus (début du projet à l'impression du livre) ?


J’étais plutôt adepte du genre et quelques années en région parisienne m’ont permis de réaliser à quel point notre région regorgeait de trésors. Le terrain était idéal pour se lancer dans une aventure historique, j’ai donc écrit le livre que je voulais lire, là où j’avais grandi, dans des lieux où je passais tous les jours. Le projet a duré deux ans.

• Quand je vois le contenu de ton livre, comment cela se fait-il que ce soit une autoédition ?


Il y a plusieurs raisons. D'abord je voulais une liberté d’action totale sur le fond mais aussi sur la forme. La couverture du livre en est un des exemples. Ensuite, j’ai eu la possibilité de reverser une partie de mes droits à une association, chose impossible sans auto-édition. J’ai malgré tout fait quelques tentatives auprès des maisons d’éditions. J’ai envoyé mon manuscrit à la plus importante du département, puis la plus importante de la région, puis carrément une des plus célèbre en France. Il faut toujours faire les choses en grand ! Plus sérieusement, j’aurais surement pu arriver à mes fins, encore fallait-il cibler la bonne maison. Finalement, le livre était parmi les plus vendus dans le Tarn en 2012 et j’ai du rééditer à trois ou quatre reprises.

• Tu parles au début de ton livre de Casimir Ferrer, qui d'ailleurs accompagne ton roman de ses esquisses, peux-tu nous dire en quoi a-t'il contribué à l'écriture de ton oeuvre et qui est-il exactement puisque c'est quelqu'un de relativement connu dans le Tarn ?


Lorsque je me suis intéressé à l’église du Carla, sujet principal du roman, j’ai découvert Casimir Ferrer. Je suis allé le voir et en cinq minutes, il m’a dit « on fonce ! ». Il m’a fait confiance et m’a offert sa renommée pour vendre les 200 ou 300 premiers ouvrages. Cinq ans plus tard, j’avais presque atteint le cap des 5000. Il m’a tout simplement offert la possibilité d’accéder à mon rêve et j’ai fait le reste.

• Tu écris également que l'un de tes rêves est d'apporter un peu de bonheur à des enfants, à qui une partie des droits est réservée, de quoi parles-tu ? Es-tu parrain d'une association ?


Par loyauté, je me suis engagé auprès de Casimir dans son association, financièrement puis physiquement. J’ai été président de Mille étoiles pour l’enfance pendant presque 4 ans, poste que j’ai dû céder il y a peu pour me consacrer à d’autres projets. Soutenir les enfants fut une réelle source de motivation pour aller au bout de mon projet. Finalement, j’apporte mon aide à ma manière et cela me fait beaucoup de bien.

• Ton roman bouscule grandement les croyances, notamment au sujet de la religion. Je suppose que ce roman t'a donné un travail fou de recherches. Comment as-tu procéder ? Qui t'a aidé ? Les faits que tu dénonces sont ils facilement vérifiables ?


Le travail de recherches est particulier. Le sujet est d’abord très large, sur un lieu ou un personnage particulier, puis peu à peu je l’affine. Il est difficile d’évoquer ici chacun des sujets, mais en ce qui concerne la religion, je me suis appliqué à étudier l’histoire du Christianisme en détail. Il est ensuite passionnant de comparer l’interprétation qui en est faite. Un exemple significatif, Jésus le nazaréen (d’une possible région) est devenu Jésus de Nazareth. Hors cette ville n’existait probablement pas sous ce nom au début de notre ère. Pour tous ces travaux, j’avais constitué une équipe très solide qui répondait à mes besoins et qui se rendait sur le terrain. Hormis les pyramides d’Egypte, je me suis attaché à visiter tous les lieux dont je parle.

• Quelle est la part de fiction et de vérité dans ton roman ?


Encore une fois, il y a tellement d’éléments à évoquer… L’hypothèse du tombeau de Gizeh ainsi que son antériorité aux pyramides sont des hypothèses solides. Les alignements sacrés sont facilement vérifiables. L’histoire de Jacques le Juste, frère de Jésus est très concrète, tout comme le fameux Appolonius de Tyane, ce Jésus caché, qui est un véritable mystère encore aujourd’hui. La carte de Piri Reis, qui trace les côtes de l’Amérique du Sud avant sa découverte n’est toujours pas remise en cause. Et puis il y a Christophe Colomb et la découverte de l’Amérique… Son nom est enseigné dans toutes les écoles de la république en grande partie parce qu’il avait un biographe de luxe, son fils, qui en a fait une icône. Colomb avait découvert l’Ile de San Salvador et non le continent. Quelle est la place d’Amigo Vespucci dans l’Histoire? L’Histoire est depuis des siècles le moyen de propagande politique le plus efficace au monde.

• Une suite est en cours de réalisation, peux-tu nous en dire un peu plus ? Dans combien de temps va-t-il sortir ? Quel sera le "sujet" ou le "thème" ? Le genre ? 


La question est d’actualité. J’annonce la sortie du tome 2 depuis trois ans et j’ai enfin terminé le scénario. Il sera prêt pour la première moitié 2019. Ce sera une suite, qui sera un modèle du dualisme cathare… Le premier ouvrage évoquait les secrets du monde spirituel. Le second sera la face cachée, celle de l’ange Lucifer qui vient sur terre pour tenter les hommes, les Sept péchés capitaux, l’Apocalypse… Huit siècles d’histoire albigeoise seront abordés, on replongera au cœur de la cité pendant la construction de la cathédrale ou en pleine guerre de religions… Ce sera un véritable thriller. A l’heure qu’il est, il y a suffisamment de matière pour deux livres...

• D'autres projets littéraires en cours ? Cinématographiques ?


J’ai déjà entamé un projet de docu-fiction et même collaboré à un scénario pour la télévision qui devrait être achevé après la sortie du tome 2. J’ai beaucoup plus de projets que de temps, mais c’est très rassurant. Ce qui me motive, c’est d’explorer les genres, je n’arriverai jamais à faire deux fois la même chose.

• Un petit mot pour la fin ... ?


Je ne suis pas du genre très inspiré...

Merci pour cet échange, et au plaisir de continuer l'aventure avec toi pour le tome II !






vendredi 10 août 2018

[ Chronique ] • D'ombre et de silence • Karine Giebel



Titre : D'ombre et de silence
Auteur : Karine Giebel
Éditeur : Belfond
Nombre de pages : 280 
Genre : Thriller, Nouvelles


Résumé :

« Partir sans lui dire au revoir.
Parce que je le sens incapable d’affronter ses larmes ou de retenir les miennes.
L’abandonner à son sort.
Parce que je n’ai plus le choix.
Je m’appelle Aleyna, j’ai 17 ans.
Aleyna, ça veut dire - éclat de lumière.
J’ai souvent détesté ma vie.
Je n’ai rien construit, à part un cimetière pour mes rêves.
Là au moins, on ne pourra pas me les voler. »
D’ombre et de silence réunit 8 textes, dont certains inédits ou très confidentiels.


Mon avis :

Cela faisait un sacré moment que je n'avais pas lu de thriller, alors je reprends, petit à petit, avec, pour moi, la reine en la matière, au niveau des thrillers psychologiques.
Et c'est encore, une belle réussite. J'ai adoré !
Ce recueil contient huit nouvelles, certaines plus courtes que d'autres, certaines plus ou moins frappantes, bien qu'elles le soient toutes. Deux nouvelles ont particulièrement retenu mon attention puisque excessivement réalistes et bien écrites. Nous plongeons vraiment au cœur de l'actualité et des différences de religions ou de situations entre tout un chacun.
Bref, encore une fois, Karine mène d'une main de maître ses histoires qui restent pour moi bien construites et noires. Je pense découvrir très prochainement son dernier thriller " Toutes blessent, la dernière tue".

Ma note : 17/20











lundi 6 août 2018

[ Chronique ] • Sans jamais te retourner • Tony Perraut



Titre : Sans jamais te retourner
Auteur : Tony Perraut
Edition : Autoédité
Nombre de pages : 52
Genre : Nouvelle


Résumé

Sans jamais te retourner, tu vas vivre cette journée. Tu vas tout donner, tout penser, tout imaginer. C est dans cette forêt que tu vas comprendre la solitude, C est dans ce bus que tu vas ouvrir ton ressenti, mais tu connais l'issue de cette journée, tu sais que demain tu ne verras pas le soleil se lever. Alors fonce gamin, va mourir.


Mon avis :

Pas entièrement conquise de la précédente nouvelle que j'ai lu de l'auteur (ma chronique ici), je le suis encore moins de celle-ci. J'ai voulu faire la curieuse et aller voir un peu les avis et les notes des autres lecteurs, et en fait, les gens ont adoré ... Moi absolument pas ! 

Ici, l'auteur aborde la dernière journée d'une personne qui veut se suicider, et l'importance qu'il accorde à son dernier réveil, dernier petit-déjeuner, dernière tenue, etc. .. Moi qui suis plutôt dans l'empathie, ce texte n'a absolument rien dégagé en moi. Ni peur, ni tristesse, aucune émotion. La chute finale ne m'a absolument pas scotchée ni faite vibrer. 

Tony utilise la 1 ère puis 2 ème personne du singulier, donnant à l'histoire, une impression de dédoublement de personnalité, ou bien que le protagoniste se parle à lui même. Je pense que j'ai tellement lu de thriller psychologique qu'il en faut vraiment pour m'atteindre. Il est dur de passer derrière " Purgatoire des Innocents" de Karine Giebel (ma chronique ici), qui reste LE thriller psychologique par excellence tant il m'a vidé. C'est pour moi, LA RÉFÉRENCE dans ce domaine.

Assez déçue par cette lecture, et surtout tout le bruit qu'il peut y avoir derrière ce jeune auteur. Je m'attendais vraiment à la nouvelle génération du thriller psy et j'avoue n'être pas du tout conquise. J'attends donc de lire un roman entier de l'auteur pour terminer de me faire un avis. En effet, cela reste tout de même compliqué de s'en faire un sur une cinquantaine de pages ..



Ma note : 10/20




dimanche 5 août 2018

[ Chronique ] • Vivre/Mourir • Tony Perraut & Matthieu Elhacoumo


Titre : Vivre / Mourir
Auteurs : Tony Perraut & Matthieu Elhacoumo
Editions : Autoédité
Format : Ebook ou papier
Nombre de pages : 48
Genre : Nouvelle

Résumé :


Il est vivre

Je suis mourir

Il est Matthieu Elhacoumo
Je suis Tony Perraut
Une nouvelle écrite à deux où l'art est omniprésent, la mort, la vie, l'envie et cette amitié. 
C'est un texte court, dur, douloureux. 
Nous allons danser, ensemble. 
Peindre, dans le noir. 
Nous allons, ensemble, lecteurs, vivre une expérience de lecture unique.



Mon avis :

Je profite des fortes chaleurs pour rallumer la liseuse, puisque tous les volets étant fermés la journée, il devient difficile de lire sans allumer de lumière. J'ai donc redécouvert un peu les multiples livres qui composent ma Kindle et ai décidé de me lancer dans une nouvelle de ce jeune auteur qui fait sacrément fureur sur les réseaux sociaux. Cette nouvelle, fraîchement publiée, est un 4 mains entre Tony Perraut et Matthieu Elhacoumo. J'ai été très surprise de voir ce jeu de mots, de lettres et de sentiments que s'envoient les deux auteurs, en s’appelant directement par leur prénom. Ici, pas de personnages, seulement Matthieu et Tony. L'un représente la mort, l'autre la vie, l'un va tuer l'autre, qui ? Pourquoi ? J'aurai apprécié quelques pages de plus. Je suis un peu restée sur ma faim, mais à contrario, j'ai beaucoup apprécié le style d'écriture. Je poursuivrais donc avec cet auteur, sur une autre nouvelle (sans jamais te retourner), avant de passer sur l'un de ses thrillers psychologiques.. Arrivera-t-il à me surprendre ... ? Affaire à suivre...

Ma note : 15/20

jeudi 2 août 2018

[ Chronique ] • Promets-moi d'être heureux • Célestin Robaglia ♥♥♥


Titre : Promets-moi d'être heureux
Auteur : Célestin Robaglia
Nombre de pages : 293
Éditeur : Solar Editions
Genre : Contemporain, Développement personnel


" Il y a des rendez-vous auxquels on aimerait ne jamais arriver."

Résumé :

Désabusé par la vie, Gabriel a renoncé à ses rêves de changer le monde. À 27 ans, il est enlisé dans sa routine parisienne et partage son quotidien avec son cousin Noé, un rêveur asocial. La vie de Gabriel bascule lorsqu'il se retrouve sans préavis tuteur d'Aziliz, sa nièce de dix ans. Avec une sagesse déconcertante, Aziliz remet en cause le simulacre de vie qu'il mène avec Noé et le pousse à écouter ses désirs enfouis. Gabriel se rappelle alors la promesse qu'il a faite à sa sœur, Clara, lors d'un rêve étrange. Poussé par cet engagement, il décide de tout plaquer. Sans projet ni point de chute, il part avec Aziliz et Noé direction la Bretagne, avec un seul rêve : trouver un lieu où ils pourront vivre en symbiose avec la nature. Pour Gabriel, c'est le début d'un cheminement personnel. Au contact de l'essence vibratoire de la forêt, il se reconnecte à sa propre nature et apprend à cultiver les bonheurs simples de la vie.


Mon avis : ♥♥♥




En voilà un livre doudou qui fait du bien. Un livre qui vous recentre, qui est dans la douceur, l'amour et la justesse.

J'ai adooooooooooooorééééééé ce roman feel good où les personnages y sont extrêmement attachants.

Gabriel, décide le jour de son anniversaire de couper son téléphone portable afin de ne pas être dérangé en cette journée qu'il a aucune envie de fêter. Et pourtant .... S'il l'avait laissé allumer, il aurait entendu les mots de sa sœur, Clara, de vive voix, pour la dernière fois. En effet, Clara décédera avec son mari dans un accident de voiture quelques heures plus tard. Seule rescapée : Aziliz, leur petite fille de 10 ans. Gabriel, étant le parrain, se retrouve donc avec un rôle de la plus haute importance ... Veiller sur sa filleule et l'éduquer comme le veut le rôle de parrain. Mais ce ne sera pas sa plus simple difficulté, il va également devoir tenir la promesse faite à sa sœur ainsi que celles qu'il s'est faite à lui-même, à savoir : être heureux. Alors comment faire pour être heureux quand on vient de perdre sa sœur, quand on a la charge d'un cousin brisé par la vie et puis maintenant celle d'une petite fille de dix ans sans compter un métier qui ne nous épanouit plus depuis longtemps ... ?

C'est ce que vous découvrirez à travers cette merveilleuse histoire qui se déroule au cœur de la Bretagne.


Cette lecture est vraiment différente de toutes celles que j'ai pu lire dans ce style-là. Il se passe vraiment quelque chose, le ressentit est réel et profond. Peut-être le fait que cela ce passe au cœur des forêts bretonnes et rend donc l'histoire quelque peu mystique et ressourçante. La plume de l'auteur est légère et nous pouvons vraiment ressentir à travers le personnage principal, Gabriel, que c'est l'auteur qui nous parle... Qui nous parle de ses pensées, de ses convictions, de ses croyances les plus profondes ou encore sa façon de vivre ...


Bref, j'ai dévoré ce livre et je remercie chaleureusement Babelio et les Editions Solar pour leur confiance. Célestin Robaglia a un réel potentiel et un très bel avenir d'auteur devant lui.


Ma note : 20/20


À lire, et relire, et re relire des centaines de fois ...



" - Bien sûr que je vais t'aider, mon garçon. Je dois cependant te prévenir : ma vérité n'est pas la tienne, et elle ne le sera jamais. Ton chemin n'est pas le mien, ni celui de quelqu'un d'autre. Ta vie est unique, et toi seul as le pouvoir de choisir comment être heureux et ce que tu feras pour y parvenir... La voix de ton cœur est la seule qui puisse te guider de manière infaillible. Malgré tout, il arrive des moments dans la vie où l'on se sent perdu face aux épreuves, trop déconnecté à soi-même pour entrevoir les solutions. On a tous besoin d'aide de temps à autre, c'est normal. L'entraide est la base du fonctionnement de la nature. Il faut seulement garder à l'esprit que ce que l'on cherche n'est pas la vérité absolue, mais le sentier qui mène à soi. Au grand soi. La voix intérieure doit toujours primer. "










lundi 23 juillet 2018

[ Chronique ] • L'antarctique, le rêve d'une vie • Mike Horn ♥♥♥



" La promesse que j'ai faite aux miens tient toujours. Si je me suis lancé dans ce défi insensé, ce n'est pas pour danser avec la mort. Ma seule motivation, c'est d'en sortir vivant."

Titre : L'antarctique, le rêve d'une vie
Auteur : Mike Horn
Éditeur : XO éditions
Nombre de pages : 279
Genre : Roman d'aventure, biographie


" Avec des si, on mettrait l'Antarctique en bouteille "


Résumé


Traverser l’Antarctique, c’était mon rêve d’enfant. J’ai décidé d’affronter cette immensité blanche en empruntant un itinéraire jamais exploré, le plus long que l’on puisse envisager : 5 100 km d’une trace presque rectiligne, avec, devant moi, la solitude, les champs de crevasses, les tempêtes de neige, les températures glaciales.
Cette traversée m’obligera, je le sais, à battre des records de vitesse pour ne pas être englouti par l’hiver. On me prédit l’enfer, une course contre la mort. Après trois semaines de bateau pour rejoindre le continent au milieu des icebergs, je plante fermement mes bâtons dans la glace, mes skis bien parallèles, un traîneau de 256 kg fixé aux épaules.
L’espace d’un instant, mon cœur se serre. Comme un début de vague à l’âme. Je repense alors à Cathy, ma femme, qui, avant de rejoindre les étoiles, m’avait soufflé?: «Vis pour moi, Mike, vis pour nous deux.» Je ne me retournerai plus. Je regarderai devant. Armé de mon seul ski-kite et de mes mollets, je suis loin d’imaginer l’épreuve qui m’attend.”
Mike Horn
Le 7 février 2017, à 22h50, Mike Horn, seul et sans assistance, achève sa traversée de l’Antarctique. 5 100 km en 57 jours dans des conditions extrêmes qui l’ont poussé au bout de sa résistance.
Un incroyable combat contre les éléments qui fait de cet aventurier de 51 ans le plus grand explorateur des temps modernes.





Mon avis : ♥♥♥


Waouh, quel récit. Il est là mon premier coup de cœur de l'année 2018 ( Il était temps !! )


J'ai une telle fascination pour cet homme et pour ce qu'il peut faire et accomplir que j'étais aux anges quand j'ai reçu ce livre des éditions XO pour une masse critique Babelio.

Mike Horn nous dépeint ici son dernier voyage, son rêve le plus fou, son rêve de gosse : traverser l'Antarctique seul, sans assistance, en un temps record. 

51 ans, 57 jours, 5 100 km à la seule force de son corps, avec des températures avoisinant les -50 °C ..

Baladeur mp3 dans les oreilles avec une playlist de plus de 10 h composée par sa femme, avec cette phrase de son épouse qui lui revient chaque jour qu'il passe sur le continent de Glace " Vis pour moi, Mike... Vis pour nous deux ... ". 

Mike a été dévasté par la mort de sa femme, quelques temps avant ce grand voyage, et ce rêve, c'était le leur. 

" Je lui soufflais des mots pleins de larmes retenues : "Je donnerais tout pour mourir à ta place ...". Je n'oublierai jamais ce qu'elle m'a répondu, l'ombre d'un sourire sur son visage aux traits creusés. " Ne soit pas stupide voyons, personne ne peut mourir à ma place ... Le plus beau cadeau que tu puisses me faire, c'est de continuer à vivre pour moi. Comme avant, comme toujours. Demain encore plus fort qu'hier. Vis pour moi, Mike ! Vis pour nous deux ... ". Une seule chose était sûre, au fond. Contrairement à toutes mes expéditions précédentes, Cathy ne m'attendrait pas, à l'arrivée, pour me serrer dans ses bras et briser ma solitude de rescapé. Pour la première fois, elle allait m'accompagner dans chacun de mes pas."

Il ne cesse tout au long de son aventure de penser à elle, qu'il aimait par-dessus tout et qui était vraiment un repère pour lui. Toute l'aide et l'amour qu'elle a pu lui apporter, cette façon à toujours l'encourager à partir, et à se surpasser toujours plus. "Où que je sois dans le monde, du pôle Nord au pôle Sud, je savais que je pouvais accrocher mon traîneau à son étoile". Maintenant, ce sont ses filles qui ont pris le relais, il forme avec elles "un attelage indestructible".

Jour après jour, il nous raconte sa traversée du pôle Sud, avec simplicité, humour, et c'est impossible de ne pas entendre sa voix résonner dans mes oreilles en lisant ceci. J'ai eu peur, j'ai pleuré, j'ai eu la boule au ventre, et j'ai rigolé, parce que oui, il faut dire qu'il a un sacré humour, et une façon très particulière de rendre une situation catastrophique en véritable gag.

Il a frôlé la mort plus d'une fois, et je ne cessais de me dire " t'inquiète pas, le livre fini bien, puisque tu l'as vu à la télé depuis, t'inquiète pas il en sort vivant ... " Il aurait pu y rester de nombreuses fois, et non, cet homme est vraiment une icône. " Je n'avais jamais vécu ça. Je ne savais pas que je pouvais planer avec les anges au-dessus du néant."


" A quoi ça sert de traverser l'Antarctique . À partager mon rêve. À ouvrir les yeux des gens sur le joyau le plus inaccessible de notre planète. À faire souffler le blizzard dans les têtes et à faire battre les cœurs pour la préservation de ce continent de diamant. Je me fiche de la gloriole, de l'argent, du "qu'en-dira-t-on". Même si je n'inspire qu'une poignée de gamins à travers le monde, je serais fier de moi "


Alors tu peux être fier Mike, car tu fais partit de ces Grands Hommes qui m'inspire et me font rêver. Merci !


Ma note : 20/20 ... COUP DE CŒUR



" Nous sommes le 7 février, 22H50, je suis Mike Horn et après 57 jours, seul et sans assistance, je viens de terminer ma traversée de l'Antarctique... [...] Je n'ai pas triomphé de l'Antarctique, c'est lui qui m'a laissé passer."














lundi 25 juin 2018

[ Chronique ] • Kilomètre zéro • Maud Ankaoua


Titre : Kilomètre zéro
Auteur : Maud Ankaoua
Éditeur : Eyrolles
Nombre de pages : 304
Genre : Contemporain, Développement personnel


Résumé

Et vous, jusqu'où irez-vous pour sauver une amie ? Maëlle, 35 ans, est directrice financière d'une start-up en pleine expansion. Ses passions: le travail, le luxe, et sa salle de sport. Une vie bien rodée jusqu'à ce que sa meilleure amie, atteinte d'un cancer, lui demande de récupérer une méthode ancestrale capable de la guérir. Commence alors un voyage inattendu au coeur des Annapurnas, guidé par un sage à la philosophie bouleversante. Un savant mélange de quintessence et de sagesse orientales appliqué au monde occidental. Pas après pas, l'auteure nous montre le chemin du courage, de l'équilibre et du bonheur profond. Diplômée de Sciences Po (IEP Paris) et d'un Master en finance internationale (Nottingham Polytechnic), Maud ANKAOUA est passionnée par les relations humaines. Elle participe dans le secteur des nouvelles technologies à la réussite d'un des plus grands succès européens de cette décennie. Elle signe un premier roman riche d'enseignements et rempli d'espoir. Il changera pour toujours notre compréhension des autres et nous rappelle l'essentiel de la vie.

Mon avis :


Et si l’ascension de l'Himalaya pouvait vous permettre de sauver une amie qui vous est chère, irez-vous la bas ?


Voici le dilemme auquel Maëlle, 35 ans, est confrontée. Véritable working girl, Maëlle ne jure que par son job, au point d'en délaisser amis, amour et famille. Jusqu'à ce qu'elle reçoive un message de sa plus vieille amie, Romane, qui souhaite la voir de toute urgence.

En effet, cette dernière lui fait part du cancer qui la ronge et lui explique qu'elle a besoin d'elle pour aller au Népal à sa place, puisque son état de santé ne le permet pas, récupérer un remède miracle, susceptible de la guérir. Il s'agit d'une méthode ancestrale népalaise qui permettrait par une prise de conscience et un changement d'état d'esprit d'accéder à la guérison. Cette méthode pourrait alors sauver de nombreuses personnes, sans aucune prise de médicaments. 


Si le roman s'avère être un roman plutôt feel-good, basé sur le développement personnel, la prise de conscience, la remise en question et le lâché prise, il devient vite à mon sens très lourd. Cela ne le rend pas moins inintéressant. Mais dirons nous qu'il perd un peu de sa légèreté. Toutes les pages contiennent des informations bonnes à prendre, que ce soit sur le plan de la physique quantique ou encore sur le plan de la psychologie, mais imaginez donc le nombre d'informations que peut contenir ce livre de 300 pages.... J'ai dévoré les 100 premières pages, puis petit à petit mon engouement est retombé. J'avais beaucoup de mal à suivre tout ce qui était dit et au final, au bout de 20 pages je ne me rappelai plus des derniers conseils prodigués.


J'étais quelque peu déçue, puis les 50 dernières pages, m'ont véritablement émue et bouleversée, et finalement, je décide de retenir la leçon et donc de ne retenir que le meilleur de cette lecture, car dans toutes lectures, il y a quelques choses de bon à prendre...

Je préfère juste garder en mémoire la sagesse de ce roman, ce qu'il m'a transmis et les émotions que j'ai pu ressentir. Oui, je n'ai pas été conquise à 200 %, mais à côté de ca, le peu qu'il m'aura apporté à une valeur inestimable.


J'ai voyagé au cœur de l'Himalaya avec les personnages pendant plusieurs jours, et je ressens cette pointe de tristesse de les laisser, ici, au cœur de ce roman, en fermant le livre.

Une chose est certaine, c'est un roman que je ferais suivre, et qui j'espère, pourra transmettre une petite part de sagesse à son prochain lecteur.



Ma note : 17/20


" Si la peur frappe à ta porte et que tu as le courage de l'ouvrir, tu t'apercevras que derrière il n'y a personne. "

jeudi 8 mars 2018

[ Chronique ] • Seuls les poissons morts suivent le courant • Alice Gautreau




Titre : Seuls les poissons morts suivent le courant
Auteur : Alice Gautreau
Edition : Pygmalion
Genre : Récit, Témoignage
Nombre de pages : 172

Résumé :

" Je ne suis ni diplomate, ni géopoliticienne. Je suis sage-femme.
Par-dessus tout, je suis indignée.
Indignée par la misère dans le monde, indignée qu’au XXIe siècle, tant de femmes meurent encore en couches, indignée que tant périssent en essayant d’atteindre une vie meilleure. "
Originaire d’un petit village des Pyrénées Orientales, Alice Gautreau travaille pour Médecins sans frontières. Après une première mission à l’est du Congo, elle a embarqué à bord de l’Aquarius, où MSF donne les premiers soins médicaux aux migrants rescapés par les sauveteurs de SOS Méditerranée.
Une expérience qui n’a rien fait pour atténuer son indignation. Accouchement en pleine mer, décès évitables, la tragédie du quotidien en Méditerranée Centrale était pire qu’elle se l’était imaginée. Pour combattre ce drame, une poignée de volontaires d’une humanité incroyable, petites gouttes d’eau dans un océan d’indifférence, tentent de faire des vagues pour réveiller l’opinion publique. Alice en est convaincue : à grands coups de solidarité, on peut changer le monde !


Mon avis :

Quoi de mieux qu'un 8 mars, journée de la femme pour rendre ma chronique sur ce merveilleux témoignage.

Tout d'abord, et comme à chaque fois, je souhaite remercier chaleureusement Babelio et les éditions Pygmalion pour cette Masse Critique.

Je ne m'attendais absolument pas à cette lecture quand j'ai choisi de chroniquer ce livre.

Il est rempli d'empathie, d'amour et d'humanité. Dieu merci, il reste encore des personnes ainsi sur notre planète.

Il s'agit donc du témoignage d'Alice Gautreau, Jeune femme sage-femme qui est partie sur l'Aquarius l'année dernière pour venir secourir les migrants en mer qui essaient de rejoindre l'Europe.

Sage-femme ou Sage-fille comme certains l’appelle puisque dans les pays africains, la sage-femme est mère de famille et bien en chair, ce qui est loin d'être le cas pour Alice. " "Sage-femme ? Mais tu n'es pas une grosse maman toi ! ""
Depuis son enfance Alice rêve d'accoucher les femmes et elle parvient à réaliser son rêve puis à partir au Congo avec Médecins sans frontières. Elle nous raconte alors l'horreur que vivent les femmes là-bas, les viols, le sexe sans consentement, les milices qui profitent de leurs pouvoirs pour abuser des femmes, le fait que l'avortement soit interdit ou encore qu'il faille l'autorisation du mari pour demander une ligature des trompes ou un implant contraceptif. Il est ignoble de savoir qu'en 2018 chaque femme dans le monde ne peut disposer de son propre corps comme elle l'entend. Ignoble de savoir que les hommes sont encore et toujours derrière tout ça alors qu'ils sont incapables pour la plupart de gérer leurs gosses et leur foyer. Ignoble de voir des femmes mourir, car elles ont recours à des avortements de bouchers pour ne pas avoir à subir l'enfant qu'elles n'ont pas désiré.

" La violence sexuelle commise par un mari est reconnue par la loi, mais n'est pas encore entrée dans les mœurs. Si un mari veut faire l'amour avec sa femme et qu'elle n'en a pas envie, beaucoup pensent : "Mais pourquoi elle ne veut pas ? C'est sa femme, non ? À quoi ça sert d’être mariés, sinon ?"

Lire ça m'a vraiment bouleversée, la condition de la femme est encore loin d'être au point !!


Alice nous parle également de la condition des migrants. Certains n'ont réellement pas le choix, les passeurs sont menaçants et violents, promettent des bateaux de conséquence et au final proposent des embarcations sur des pneumatiques qui ne tiennent absolument pas la route pour la durée du voyage ou encore le nombre de personnes qui montent à bord. Et si quelqu'un refuse de monter à bord, car ce n'était pas le deal, il sert alors d'exemple devant les autres et se retrouve avec les deux jambes cassées et laissé tel un sac-poubelle sur le bord de la plage, abandonné à sa propre mort.. "Obéir était plus sûr que de rester à terre. Il faut bien le comprendre : il n'y a pas de choix. Ces personnes en situation de faiblesse à ce moment de leur vie, deviennent tellement vulnérables qu'on leur fait croire n'importe quoi, et c'est ainsi qu'elles se retrouvent dans ce genre d'impasse."

Toutes ces femmes, qui se sont confiées et qui au final ont vécu les mêmes atrocités, viols collectifs, maltraitances, coups et blessures, qui arrivent tant bien que mal à s'échapper et pour qui la seule solution est de fuir .. Fuir pour au final n'être pas forcément mieux accueillis ailleurs. Toutes ces personnes qui ont fait confiance à Alice ainsi qu'à l'équipage de l'Aquarius .. " Comment faire confiance à une inconnue lorsqu'on n'a pas rencontré un humain digne de confiance depuis une éternité ?"

Alice nous dépeint aussi les moments de crise sur le "bateau" où certains/es s'en prennent à elle, en lui reprochant de les affamés, car ils n'ont le droit qu'à une barre de céréale hyper-protéiné par 24H (les "traitements de faveur" étant réservés aux plus faibles, sur le point d'abandonner la vie comme la vie les a lâchement abandonnés), alors qu'ils font leur maximum nuit et jour. Comme partout, il y a des gens bons et reconnaissants, et les autres ... "Les femmes du shelter se sont rendu compte que nous n'étions pas des machines, juste des humains. Nous ne sommes pas non plus des bons Samaritains qui allons tout faire. Nous sommes là pour les aider, mais nous ne sommes pas Dieu".

Alice nous raconte également le déroulement d'un débarquement et ceux qui ont lieu principalement en Italie à Pozzalo, et, où un médecin monte à bord du bateau en hurlant aux femmes lesquelles ont une infection gynécologique. Pour la discrétion et le respect du médecin, tu repasseras mec ! Et si les membres de l'équipage tentent de lui dire quoi que ce soit, il menace alors de mettre toutes les personnes du bateau en quarantaine, alors tout le monde acquiesce et attend que ça passe ... Honteux !

Bref, je terminerai cette chronique, avec le plus grand espoir, de voir dans les années qui me restent à vivre, un changement considérable de la considération de la femme, notamment dans ces pays-là ...



" Un proverbe dit : "Seuls les poissons morts suivent le courant." Moi, je ne suis pas un poisson mort." Comprendra qui pourra ...



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