lundi 9 novembre 2020

[ Chronique ] • Ukeireru • Scott Haas

 





Titre : Ukeireru
Auteur : Scott Haas
Éditeur : Leduc.s Pratique
Genre : Développement Personnel
Nombre de pages :



Résumé :

LE BONHEUR EXISTE, IL SE CACHE DANS L'ACCEPTATION DE CE QUI EST !

L’Ukeireru est un concept philosophique-clé du Japon : c’est l’acception comme source de bien-être et de satisfaction. Sur plusieurs thèmes du quotidien qui nous touchent et en s’appuyant sur des rituels et cérémonies (du thé, du café, du moment sacré du bain…), Scott Haas partage avec nous des astuces pour intégrer à notre vie quotidienne occidentale des éléments de la culture et de la pensée japonaise. Il nous aide ainsi à accepter le monde tel qu’il est tout en essayant de grandir et de changer nous-mêmes.

Au cours de ses voyages au Japon, Scott Haas a aussi compris et ressenti que son bonheur dépendait moins de la satisfaction de son propre désir, que du fait de prendre soin des autres. La relation aux autres est une clé indispensable dans notre quête du bonheur et l'auteur nous montre donc comment nous ouvrir encore plus aux autres pour rayonner et diminuer ainsi notre stress et notre anxiété. Accepter ce qu'on a, goûter à la joie simple d'échanger et d'être en lien, oui, c'est possible et c'est là où le bonheur se cache !


Mon avis :

J'ai toujours eu cette attirance pour le Japon, en tant que thérapeute Reiki, et c'est donc avec beaucoup de bonheur que j'ai fait connaissance avec Ukeireru - L'acceptation à la Japonaise.

Nous voilà donc plongés au cœur de la culture nipponne, à découvrir au travers de ce livre tout un tas de rituels que font ou mettent en place les Japonais et qui diffèrent des nôtres. 

Par exemple l'art du bain, l'art du silence, le sommeil, la nature, présenter ses excuses, se présenter, donner sa carte de visite, etc ... J'ai adoré voir ces comparaisons entre nos deux cultures bien différentes, bien que l'auteur ne soit pas français. Cela m'a également permis de voir " l'envers du décor" et de me rendre compte de certaines injustices, ou encore de l'ouverture d'esprit des Japonais. 

Le chapitre sur le sommeil m'a vraiment fait bondir, car criant de vérité, sur leur fonctionnement professionnel et le fait qu'un patron préfère payer son employé à dormir une heure plutôt que de revoir tout le fonctionnement professionnel. C'est toute la culture d'un pays qui me semble à revoir, en tout cas à ce niveau.

Il y a des choses que j'envie beaucoup au système japonais, leur façon d'intérioriser et leur humilité, et d'autres que je ne souhaiterai pas vivre.

Ce livre m'a beaucoup plu, je ne l'aurai jamais lu en temps normal et je serai passée à coté d'une très belle découverte. (merci les éditions Leduc)

L'intérieur du livre est vraiment très beau. Chaque sujet abordé est découpé en chapitre.

Le seul point négatif à mon sens est cette répétition sans cesse de mots japonais, ce qui alourdit la lecture. Il faut donc soit maîtriser la langue, soit retenir la définition de tous les mots utilisés, soit noter ou revenir en arrière et je trouve cela dommage.

C'est en tout cas quelque chose qui me dérange dans n'importe quel livre qui utilise ce même fonctionnement et n'a donc pas de lien direct avec cet ouvrage-ci.

Bref, en clair, cette lecture m'a permis de m'évader et de voyager avec plaisir au Japon le temps de quelques pages ...

 "On peut vivre dans le monde tel qu'il est, mais cela n'empêche pas de tout faire pour créer le monde tel qu'il devrait être."


[ Chronique ] • Le Corgi de la Reine d'Angleterre • David Michie

 


Titre : Le corgi de la Reine d’Angleterre
Auteur : David Michie
Edition : Leduc.s Pratique
Genre : Développement personnel
Nombre de pages : 232 pages


Résumé :


Nelson est un jeune corgi qui vient tout juste d'être adopté par Sa Majesté La Reine d’Angleterre ! Alors qu'il fait ses premiers pas hésitants dans les palais et différentes maisons royales, il va découvrir un monde fastueux et grandir grâce à de nombreuses rencontres enrichissantes.

Il se lie d'amitié avec deux autres chiens, Margaret et Winston. Et c'est en écoutant les nombreuses conversations du palais lors des dîners et autres événements qu'il se crée peu à peu sa propre vision du monde.

Alors qu'il devient plus grand et plus fort, il grandit aussi intérieurement grâce à toutes ses rencontres, aux entretiens auxquels il assiste et aux discussions qui lui permettent d'appréhender certaines notions abstraites, telles que la spiritualité, l’importance de voir au-delà des apparences, et autre petites leçons de vie du quotidien.

Plongez sans tarder dans les aventures de Nelson pour découvrir le monde à hauteur de truffe !


Mon avis :


Je découvre cet auteur, à travers ce roman. Il est vrai que j'ai vu passer certains de ces autres livres, avec d'adorables chatons en couverture, mais je n'ai jamais sauté le pas.


Concernant ce roman, il fallait oser .. Le pari me semblait risqué et ... Je n'ai clairement pas adhéré du tout.

C'est un total flop pour moi. Je crois que je m'étais fait une idée de ce livre avant même de le lire. (je pense notamment au livre "une vie de chien" de Peter Mayle que j'ai lu plus jeune.)

Si l'histoire me parait mignonne, sur un joli fond de morale, de douceur et de spiritualité, je n'ai absolument pas adhéré. Non pas parce que l'auteur donne la parole à des chiens, mais plutôt pour ce côté Royauté Anglaise.

Je fais un blocage depuis toujours pour l’Angleterre, la Reine, ses enfants, petits enfants, etc. C'est un pays qui ne m'attire pas du tout et la Royauté ne m’intéresse absolument pas. Et oui, je ne suis pas de ceux et celles qui cherchent à connaître la vie de Kate dans la presse people. 

À tel point, que je dois reconnaître que je n'ai aucune connaissance sur qui est qui. Tout ceci a donc rendu ma lecture difficile, pour ne pas dire horrible. Je me suis très très vite perdue dans les personnages, je confondais les noms des animaux, avec ceux de la famille royale, ou encore avec la ville. Il m'a fallu faire de nombreux retours en arrière et finalement, je me suis lassée. 

Je trouve ça vraiment dommage, car dans un autre cadre et contexte, l'histoire de Nelson aurait pu me plaire. Je me suis prise d'affection pour ce petit chien à l'allure différente, mais le reste de l'histoire m'a totalement découragée et m'a fait l'effet d'une douche froide.

Je ne déconseille pas pour autant ce roman. En effet, si vous êtes fan de l'Angleterre et de sa monarchie, alors cette histoire est susceptible de vous plaire.


jeudi 5 novembre 2020

[Chronique ] • Et si la méditation était la solution • Mathieu Brégégère

 


Titre : Et si la méditation était la solution
Auteur : Mathieu Brégégère
Editeur : Editions Leduc.s
Nombre de pages : 192 
Genre : Développement personnel


Résumé :

LE GUIDE INDISPENSABLE POUR METTRE EN PLACE LA MÉDITATION AVEC VOS ADOS !
Mathieu Brégégère garde un mauvais souvenir de l’école. Grâce à la méditation, il a pu dépasser ses failles en les acceptant. Dans ce livre, il revient sur son expérience et délivre les clés fondamentales pour que chaque ado puisse trouver sa propre voie en dépassant les nombreux
obstacles de cette période troublée (stress, angoisse, hypersensibilité, manque de confiance...).
•    Les grands principes de la méditation
•    12 méditations guidées et détaillées
•    Un cahier pratique avec les questions d’ados et leurs réponses sous l’angle de la méditation
•    Des conseils pour les parents et les professionnels qui accompagnent les ados au quotidien


Mon avis : ♥♥♥♥♥


Et si la méditation était la solution ?


Cette question que je me suis posée tant de fois. Et si la méditation était enseignée aux enfants, dès leur plus jeune âge ? Et si la méditation ne faisait qu'un avec les adultes ? Et si chaque personne commençait sa journée en méditant ? Et si les gens pouvaient apprivoiser leurs peurs, stress et doutes grâce à cette pratique ... Que deviendrait notre monde ?


Y aura-t-il moins de violence, moins de peine et moins de colère ? Pourrions-nous atteindre cet état de sagesse dont les moines bouddhistes font preuve ? Pourrions-nous arrêter cette société où tout va trop vite et où nous ne prenons plus le temps de vivre et d'apprécier les bonnes choses ?


Lorsque Mathieu, l'auteur, m'a contacté pour avoir mon avis sur son livre, je ne vous cache pas que j'étais d'une part super heureuse et fière et d'autre part assez angoissée à l'idée que son livre ne réponde pas à mes attentes puisqu'il vise tout de même la méditation pour les adolescents. Au fil de nos discutions, puis de ma lecture, j'ai appris à découvrir l'homme qui se cache derrière l'auteur, et cette rencontre, fut un véritable coup de cœur. Tant pour l'auteur que pour l'écrit. Nous avons échangé sur nos parcours de vie, sur son livre, sur la méditation, et un tas d'autres choses que j'ai apprécié.


Son livre se découpe en 4 parties ! La première partie étant sa biographie. La deuxième, nous rentrons dans son enseignement de la méditation à des adolescents. Au-delà d'avoir aimé le graphisme intérieur de son livre, j'ai surtout beaucoup aimé ces petits encarts anecdotiques, sur la rencontre entre les lycéens et la méditation. J'y ai compris une chose essentielle : la méditation pourrait être la solution à l'apaisement des adolescents. Mathieu a une façon d'être simple et ludique d'enseigner cet art. En troisième partie, vous pourrez retrouver des méditations à lire ou à écouter grâce à des enregistrements réalisés en studio (Application Marque-page) et en dernière partie, une boite à outils, où l'auteur traite les questions des adolescents qui reviennent le plus souvent en y apportant des réponses claires et simples ainsi que des conseils pour les parents.


Ce livre est un véritable coup de cœur, que je recommande à tous les adeptes de la méditations et aux parents d'adolescents. C'est avec beaucoup de douceur, de simplicité et de bienveillance que Mathieu vous fera part de son enseignement et de ses conseils. 

Un livre à l'image de l'auteur, simple, doux et avec un grand cœur.

mardi 20 octobre 2020

[ Chronique ] • Honjok • Francie Healey et Crystal Tai

 


Titre : Honjok
Auteur : Francie Healey et Crystal Tai
Editeur : Editions Leduc.s
Nombre de pages : 160
Genre : Développement personnel


Résumé :


Le terme « Honjok » désigne les personnes qui ont choisi de pratiquer des loisirs solitaires, de profiter de leur indépendance et d’embrasser la solitude. Les Honjok rejettent les valeurs sociales collectives, préférant célébrer l’individu avant la communauté. Ce livre nous fait découvrir ce mode de vie et nous invite à une réflexion sur la beauté de la solitude.


Mon avis

Alerte Coup de Coeur !!


Honjok, prononcé "Hon-jouk" désigne un mode de vie coréen. Hon veut dire seul, et jok signifie tribu. En clair, les Honjok sont des tribus d'une personne.

Et je suis super fière de vous annoncer que je suis une Honjok ! Je remercie du fond du cœur les éditions Leduc pour cette belle découverte.

Grace à cette lecture, j'ai enfin pu poser un nom sur mon besoin de solitude depuis l'enfance. Ce livre a été pour moi une bouffée d'air frais en plus d'être une véritable révélation. 

Je n'ai connu que peu de coup de cœur livresque cette année et cette lecture en fait partie. Sans compter l'apparence physique du livre... Mon Dieu, quelle merveille ! Il faut vraiment le voir pour comprendre.

Honjok, c'est l'art de la solitude. Honjok c'est apprécier le calme et le silence, apprécier de faire des choses seul avec soi-même, apprécier sa propre compagnie, apprendre à se connaître, véritablement.

Honjok c'est entrer en intériorisation avec soi-même pour faire sa propre connaissance.

" Le Honjok est une invitation à savoir qui l'on est en dehors des normes sociales et culturelles établies."

J'entends depuis mon plus jeune âge, par mes proches, que je dois me sociabiliser, apprendre à vivre en "communauté", avec les autres, à sortir, à voir du monde et ne pas rester enfermée chez moi. J'entends parfois dire que la " solitude " n'est pas une vie, que c'est dur à la longue ... 

Mais ... Moi, je n'ai jamais trouvé cela difficile ! Et en tant qu'hypersensible et hypersensorielle, j'ai toujours apprécié ma compagnie, apprécié le calme, apprécié me ressourcer seule et recharger mes batteries.

La façon dont on ressent la solitude dépend de l'idée que l'on s'en fait. Vous pouvez par exemple, être très bien entouré et vous sentir seul au monde, ou à l'inverse être peu entourée et ne pas ressentir cette solitude. C'est l'absence de liens, plutôt que l'absence de personnes qui donne le sentiment de solitude.

Je suis toujours partie du principe que pour être bien avec les autres, il fallait se sentir bien tout seul. Je n'aime pas cette idée de dépendance : avoir besoin de quelqu'un pour aller au restaurant, au cinéma, faire du shopping, etc. ... Je n'ai clairement aucun problème avec le fait de partir seule en vacances, à l'autre bout du onde, ou non, ou encore à aller regarder un film ou à manger au restaurant toute seule. J'apprécie ma propre compagnie et j'en ai longtemps eu honte, de peur de paraître prétentieuse. Alors merci pour cette lecture, car elle m'a permis de lâcher prise sur ceci et de me déculpabiliser.

" L'isolement est la pauvreté de soi, la solitude est la richesse de soi."

Cette lecture explique également les différences entre une personne honjok et entre l'image du solitaire. Elle abordera les thèmes de dépendance, interdépendance et indépendance, ou encore l'introversion et l'extraversion, en s'appuyant sur des phénomènes scientifiques du corps humain. Vous y retrouverez également quelques tests, afin de savoir dans quel cas vous vous situez.

Je pourrai écrire pendant des heures au sujet de ce livre. Honjok vous apprendra à écouter vos émotions, et vos sentiments. Il vous parlera de votre empathie et votre sensibilité. Vous y trouverez aussi des conseils pour mieux-vivre la " solitude " ... Bref, une pépite que je recommande grandement à ceux qui ont peur de la solitude et à ceux qui l'aiment.

Très heureuse de cette superbe découverte.

" Tout ce que j'ai aimé, je l'ai aimé seul. EDGAR ALLAN POE"

mardi 13 octobre 2020

[ Chronique ] • Nouvelle mère • Cécile Doherty-Bigara



Titre
: Nouvelle Mère 
Auteur : Cécile Doherty-Bigara
Nombre de pages : 190
Éditeur : Leduc.s
Genre : Témoignage
 



Résumé :

Que restera-t-il de ces premières années où je suis devenue mère ? Je ne veux pas les oublier. Ces premières années, ces cicatrices dans mon cœur, le début de l’apprentissage. J’étais bien là. Ça s’est vraiment passé. J’aime cette femme, celle qui a traversé tout ça. Elle mérite tout sauf l’oubli. Elle mérite que toutes les lumières soient braquées sur cet exploit. Que tout le monde regarde. Que tout le monde sache.

Mon avis :

Si vous vous attendez à un éloge de la maternité, ce livre n'est pas fait pour vous. Cécile nous dépeint une toute autre vérité des deux premières années de vie de son fils. Sa vérité à elle. Une vérité qu'elle ne veut pas oublier, parce que les mères oublient ... Elles oublient ce qu'elles ont vécu et combien elles ont eu des difficultés les premières années. Cette vérité qui va plaire, mais aussi déplaire, et peut-être même choquer voir agacer. 

Pour être tout à fait franche, je suis passée par toutes ces étapes et je vais vous dire pourquoi ...

Cécile explique d'entrée, que son conjoint et elle, veulent une éducation féministe pour leur enfant. Ils décident donc de partager l'intégralité des taches en deux, hormis l'allaitement, qui n'est bien entendu, pas possible pour le papa. Ils essaient aussi de parler de la charge mentale qui pèse, sur les épaules de chacun et de démontrer également, que non, un enfant n'est pas plus proche de sa mère que de son père, il est simplement proche de celui qui s'occupe de lui et qui le consolera au mieux. Que féliciter un papa qui s'occupe bien de l'enfant n'est pas acceptable. Un papa qui s'occupe de son enfant, c'est normal, c'est aussi sa responsabilité de père. Un homme qui gère la maison n'aide pas sa femme, il participe à l'entretien de son lieu de vie. 

L'auteure démonte au fil du livre, toutes les vieilles croyances et le patriarcat. Elle pointe du doigt toutes ces choses auxquelles une femme doit renoncer lorsqu'elle devient mère, le deuil de sa vie d'avant, le fait de se bloquer le dos à porter son fils pendant des heures. Est-ce ok de se bloquer le dos pour porter son enfant ? Est-ce ok de se priver de tel aliment parce que son fils l'aime, de devoir se faire passer après et se remettre ainsi en question, en se disant que ... Moi aussi, j'ai de la valeur. "Mon fils, tu es important, mais moi aussi, je suis importante ... "
Le sentiment d'être nulle des nouvelles mères, parce que l'enfant n'a pas voulu manger, dormir, être porté, etc. Ces petits morceaux d'elle, qu'elle laisse aux quatre coins de sa maison chaque fois qu'elle vit une situation compliquée.

Elle désigne également ces fausses images que nous renvoie la société. La mère-parfaite, la mère-businesswoman, la mère dont l'enfant est parfait, et toute cette honte et cette tristesse de ne pas faire partie de ces mères-là. Elle nous raconte combien garder une vie sociale fut difficile. Elle qui a mis sa vie en pause pour son enfant, au point de rester enfermée et de ne pas sortir. " De trop arrêter sa vie et disparaître derrière son enfant ... " Est-ce ok de sortir alors qu'on vient à peine d'être mère ? Mais est-ce ok de ne plus rien faire de sa vie parce que l'on vient d'être mère ... ? " Est ce vrai ? Qu'une mère ne peut prouver son amour pour ses enfants qu'en cessant petit à petit d'exister ?"

J'ai eu du mal sur certains passages, qui m'ont mis très très mal à l'aise. Elle reproche clairement à sa famille de ne pas être là pour eux, de ne pas les aider, de ne pas avoir déménagé ... Mais pour moi lorsque tu fais un enfant, tu dois assumer, ce n'est pas à ta famille de gérer ton enfant. Même si je conçois que cela puisse aider et soulager, mais écrit comme cela, j'ai trouvé ça très injuste. Et puis par exemple, elle compare ses doutes, peurs et sa charge mentale avec ceux de son conjoint, et j'ai eu par moments l'impression de lire une étrange manipulation du style - je me sens mal, donc tu dois culpabiliser et te sentir mal toi aussi avec moi - ou - moi, je trouve que c'est dur de vivre en couple, et si pour toi tout glisse et que ça ne l'est pas, c'est que tu n'es pas présent dans l'instant et ne fais pas attention ... - Et, je ne suis absolument pas d'accord avec ça. Chacun vit sa parentalité comme il le peut et en aucun cas le conjoint doit se sentir mal ou coupable, parce que l'autre l'est pour telle ou telle raison. Chacun est en droit de vivre bien sa vie de couple, de trouver son/sa partenaire agréable et de ne pas avoir de difficultés à vivre avec. Par moments, je ne savais plus si je lisais un témoignage de plainte, si la maternité avait rendu notre auteure au bord du burn-out, voir littéralement dépressive. C'est vraiment quelque chose qui m'a dérangé. Autant où je suis d'accord avec beaucoup de sujets qu'elle aborde et où cela amène à réfléchir, autant où passer 200 pages de jérémiades, c'est un peu trop pour moi. N'ayant pas d'enfants, j'ai parfois même eu à l'esprit de ne jamais en faire, tellement son histoire me dégoûtait de la maternité et m'effrayait.

J'ai été également assez déçue de la fin, où elle dit par exemple qu'une nouvelle mère ne mérite par les cheveux gras, l'air négligé ou les restes de repas froid, car il ne faut pas gâcher (je suis ok là-dessus.) mais qu'elle devrait être une reine, adulée, recouverte de miel, vénérée, marchant derrière la poussette fière avec le port altier ... Et quand on sait ce que cela veut dire ... Personnellement, je n'aurai pas envie d'être cette mère arrogante, fière, hautaine et orgueilleuse, sous le principe que je suis une mère. Non vraiment ça me dérangerai de me sentir au-dessus des autres, parce que je suis une mère ... Et je cite ''il n'y a que quand je suis vénérée, que je suis à ma place". Quand on sait que notre auteure est aussi professeure de yoga, je trouve ces paroles complètement contradictoires à cette pratique. Et pour finir dans le registre des flops pour moi, les fins de journées où elle se retrouve au lit avec son conjoint, et se force à avoir une discution avec lui pour savoir comment était sa journée, en écrivant noir sur blanc, que ces conversations ne sont pas nécessairement agréables, mais qu'elles sont nécessaires. Que ce sont juste leurs façades qui se parlent. Un peu tous les jours, afin de rester réels l'un pour l'autre. Et là, j'ai pensé fortement à l'homme qui partage ma vie, et avec qui je discute chaque soir au coucher, et à la peine que ça lui ferait s'il lisait que ces conversations ne sont pas agréables, mais juste nécessaires, afin que l'on ait un semblant de vie ... 

Je suis donc très partagée sur cette lecture. J'ai aimé certaines parties féministes qui nous amènent à réfléchir et repenser le rôle de chacun dans la parentalité. Mais il y a clairement pas mal de petites choses qui m'ont refroidi, et pas tant sur la maternité, mais plutôt l'expression et la façon de penser de l'auteure :(

" La seule chose que je sais, c'est que tant que j'ai cru que notre amour devait être évident, facile, agréable pour moi, j'ai souffert. Notre amour est la sueur sur mon front. Et ça tombe bien, parce que tu m'as rendu sacrément forte."




mardi 22 septembre 2020

[ Chronique ] • Docteur Flo, Docteur 2.0 • Docteur Flo


Titre : Docteur Flo, Docteur 2.0
Auteur : Docteur Flo
Éditeur : Editions Leduc.s
Sortie le 22 septembre 2020
Genre : Récit de vie


Résumé :

Docteur Flo se raconte sans fard, de la révélation de sa vocation à l'âge de 11 ans (alors que personne n'a fait médecine dans sa famille), ses années d'apprentissage à la fac, jusqu'à ses premiers remplacements, son nouveau rôle de papa et sur ce que cela change dans sa pratique, et le rôle d'Instagram dans sa vie de médecin. Cet ouvrage montre la réalité de la médecine générale moderne.

Mon avis :

Lorsqu'il était petit, la veille de partir en vacances au ski, Docteur Flo est tombé malade. Sa maman a alors décidé de téléphoner au médecin de campagne afin de savoir si oui ou non, il pourrait partir au ski. Ce jour-là, lorsque son médecin l'a sauvé, en approuvant, Flo a su ce qu'il voudrait faire plus tard .... Être médecin généraliste !!

À travers cet écrit, il nous raconte son histoire, de son enfance en passant par ses années d'internat et d'externat, jusqu'à aujourd'hui tel un journal de vie qu'il aurait pu tenir pour ne rien oublier. Il souligne la difficulté des études, la pression que subissent les étudiants en médecine ainsi que les soignants, les dysfonctionnements qui existent dans le milieu hospitalier, ainsi que des anecdotes du métier. J'ai beaucoup apprécié la fluidité de son écriture, c'est simple et sans chichis, accessible à tous. Pour une fois ! Pour une fois qu'un écrit médical est accessible à tout un chacun.

Il nous montre l'envers du décor, nous parle de ses réussites et ses craintes, sans peur et avec toute sa vulnérabilité.
Ayant moi-même travaillé en tant que secrétaire de direction dans un hôpital, ce livre m'aura permis de comprendre beaucoup de choses quant à ce que vivent les soignants, le fameux problème des urgences surchargées, le temps d'attente interminable que ce soit chez le médecin ou aux urgences, la vision d'un médecin de la vieille école contre celle d'un jeune fraîchement diplômé ... 

Bref, un livre qui se lit très très vite et facilement, cependant, quelques petites choses m'ont un peu dérangées. J'ai trouvé que certains personnages étaient plutôt bien détaillés, et donc facilement reconnaissables. Il n'est pas compliqué de dater et de les retrouver. J'ai remarqué parfois, qu'il n'avait pas pris suffisamment de recul face à ces êtres humains, comme lui, et que ses paroles pourraient peut-être porter préjudice aux personnes concernées ou encore les blesser.

Ce livre m'a permis donc d'y voir plus clair et d'apprendre de nouvelles choses quant à nos médecins d'aujourd'hui. Il m'a aussi permis de sortir de mes habitudes de lecture. Un grand merci aux éditions Leduc pour cette découverte.



Ma note : 15/20


mardi 15 septembre 2020

[ Chronique ] • L'appel de la fugue • Alice Cheron



Titre : L'appel de la fugue
Auteur : Alice Cheron
Edition : Leduc.S
Genre : Témoignage
Nombre de pages : 272


Résumé :

Après des années parisiennes trépidantes, Alice Cheron vit plusieurs changements de vie consécutifs avec un déménagement en Italie, une séparation, qui l’obligent à faire le point et à se demander qui elle est. Vers 30 ans, elle ressent de nouveau le besoin de se reconnecter à elle-même et décide d’expérimenter la fugue, une échappée-belle de quelques jours à Venise qui lui permet de reprendre le contrôle de sa vie, entre maternité, entreprenariat et dolce vita. Grâce à la fugue, elle regagne en énergie, en clarté, se reconnecte profondément à ses besoins comme à ses valeurs. Loin d’être une fuite, la fugue devient un incroyable cri, puissant et féminin qu’Alice partage avec sa communauté et avec toutes les femmes qu’elle embarque dans son projet « Les Fugues Italiennes ». Puisant dans son expérience personnelle et dans des confidences entre femmes, Alice partage dans ce livre les bienfaits de la fugue afin de rendre cette pratique accessible à toutes. Dans cet ouvrage, elle raconte sa propre expérience, comment elle construit et vit chaque fugue, ce qu’elle en retire. L’idée est de donner un ensemble de conseils pratiques pour permettre à chaque femme de trouver la fugue qui lui convient : réussir à braver ses peurs, à en parler à son entourage, trouver un lieu qui fasse du bien, se laisser guider par son plaisir et son instinct. Plus qu’un voyage, la fugue est un état d’esprit. Et si les clés du bonheur intérieur résidaient dans la fugue ?


Mon avis :

J'avais regardé en juin dernier le webinaire d'Alice sur son livre et j'avais vraiment adoré. C'est donc avec un grand plaisir que j'ai découvert son livre.
Alice prend le temps dans son livre de nous expliquer ce qu'elle appelle fugue ... À bien différencier d'une fuite .. Moi, j'aurai tendance à appeler ça : un moment avec moi, une retraite paisible, un rechargement de batteries loin de tout. Pour notre auteure, ce sera donc UNE FUGUE !
Ce livre est autant un récit de vie ou témoignage qu'un guide. Vous y trouverez, l'avant, le pendant et l'après vos fugues. Comment bien préparer sa fugue et choisir sa destination, s'y tenir, ne pas annuler au dernier moment et ne pas angoisser à l'approche de celle-ci.
Puis une fois qu'on y est, profiter, savourer, se détendre, se retrouver, prendre du temps pour soi, déconnecter de ses obligations familiales, professionnelles ou maternelles. Et l'après .. Appréhender le retour, s'y préparer, mais préparer également sa prochaine fugue, la prochaine escapade.

Un livre bien sympa à lire, assez fluide et inspirant, qui nous rappelle que c'est ok de vouloir se couper de tout quelques jours et se retrouver pour se ressourcer. J'ai beaucoup aimé les témoignages des fugueuses, qui nous font, nous sentir moins seule, ainsi que sa boite à outil. En revanche, j'ai moins aimé cette "promotion" autour de son site internet ..

Un livre à relire lorsque je serai maman, et qui m'aidera probablement à déculpabiliser de vouloir m’échapper le temps d'un week-end. ( ou plus qui sait ... )

Merci aux éditions Leduc pour la découverte.

P.S. : j'ai trouvé l'intérieur du livre sacrément joli et j'ai adoré le Manifesto, que je vous remets ici  ↓↓↓
















dimanche 9 août 2020

[ Chronique ] • Sorcières • Mona Chollet

 


Titre : Sorcières
Auteur : Mona Chollet
Genre : Sociologie, Essai
Temps d'écoute : 477 min
Éditeur : Audible Studios

Résumé :

Tremblez, les sorcières reviennent ! disait un slogan féministe des années 1970. Image repoussoir, représentation misogyne héritée des procès et des bûchers des grandes chasses de la Renaissance, la sorcière peut pourtant, affirme Mona Chollet, servir pour les femmes d'aujourd'hui de figure d'une puissance positive, affranchie de toutes les dominations.
Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure de la sorcière. Elle est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l'Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ?

Ce livre explore trois archétypes de la chasse aux sorcières et examine ce qu'il en reste aujourd'hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante – les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant – l'époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d'horreur.

Mais il y est aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s'est développé alors tant à l'égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

Mon avis :

Aujourd'hui, je ne vais pas vous chroniquer un roman, mais un essai féministe. J'entendais parler de ce livre depuis un moment, et c'est en le voyant dans mes recommandations audiobook que j'ai décidé de me lancer. L'auteure ose pointer du doigt les travers de notre société.

Cet ouvrage, riche en faits et anecdotes, retrace les inégalités hommes/femmes présentes depuis pas mal d'années maintenant. Il aborde la situation des femmes tout au long de notre Histoire, et plusieurs sujets autour des stéréotypes de genre dont elles souffrent au quotidien. Des sorcières, qui n'étaient autre que des femmes simplement libres, se refusant le mariage, la vie de famille ou la maternité, ou encore des femmes ayant pour objectif une carrière professionnelle à tout autre choix imposé par la société. En passant par la médecine qui ne respecte absolument pas la femme (Coucou le touché vaginal par moult personnes (bien souvent des hommes) Avant l'accouchement et surtout avant même que la future mère puisse donner son autorisation), médecine qui impose aux femmes une pilule contraceptive alors qu'elles ne sont fécondes que 5 jours dans le mois (7 tout au plus), ou encore un suivi gynécologique tous les ans ou deux ans, avec palpation des seins et introduction d'un corps étranger, sans bien souvent avoir, là aussi, l'autorisation de la femme, avant de le lui insérer, et sans véritable raison médicale avant 30 ans mais d'ailleurs, pourquoi les hommes ne subissent-ils pas ça eux aussi ? Oui oui subissent ! N'allez pas croire que c'est une partie de plaisir, que d'aller voir un/une gynéco.).

Mona soulève aussi le fait que la femme est encore et toujours, même en 2020 rabaissée à cette image de "poule pondeuse " et oh malheur, si elle ne veut pas d'enfants, elle va se heurter à " vous avez encore le temps, mais pas trop non plus !" Ou " vous allez changer d'avis, vous verrez ! ". Qu'est-ce qui n'est pas clair dans " NON JE NE VEUX PAS D'ENFANTS " ? Ou encore, victime des critères de beauté imposées par une société, la femme doit être bien coiffée, bien maquillée, bien épilée (toujours épilée), svelte, avec des beaux dessous, bien habillée, bonne mère, bonne épouse, bonne maîtresse, bonne salariée et j'en passe pendant que les hommes .. Oh, bah, laissons tranquille les hommes, ils ont de rudes journées au travail. (LOL)

Bref, ce livre m'a fait bondir sur certains faits, moi la féministe, et moi qui suis maintenant à quelques jours d'organiser mon premier cercle de femmes. Car les faits décrits il y a 30 ans, n'ont absolument pas changé. En plus d’être riche en réflexions, Mona Chollet sait rendre ses idées très accessibles grâce à son écriture. Son ouvrage est bourré de références, scientifiques comme culturelles, ce qui rend l’écrit assez simple à lire.


Cet ouvrage m'a convaincu et est pour moi, à mettre entre toutes les mains, et surtout celles des hommes ! Il est temps que les choses changent ! Non une femme ne sert pas qu'à enfanter, ou assouvir les pulsions sexuelles des hommes. Non un homme n'aide pas sa femme, il participe à l'entretien de sa maison, et non ce n'est pas exceptionnel qu'il s'occupe de son ou ses enfants, mais normal. Ce sont aussi ses gosses ! Et pour finir, le corps d'une femme n'appartient qu'à elle seule, nous ne sommes la propriété que de nous-même !

Ma note : 17/20

mardi 14 juillet 2020

[ Chronique ] • Ce que tu as fait de moi • Karine Giebel


Titre : Ce que tu as fait de moi
Auteur : Karine Giebel
Nombre de pages : 552
Éditeur : Belfond
Genre : Thriller


Résumé :

"On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j'avais plongé seul..."
Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?
"Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié."
Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?
"Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin."

Mon avis :

Certaines chroniques sont plus difficiles à écrire que d'autres.

Karine Giebel, est mon auteure préférée en terme de thrillers psychologiques, mais aujourd'hui, à l'heure de coucher ici mon ressenti, je suis incapable de dire si j'ai aimé ou non cette histoire.

[ attention si tu ne veux pas être spoilé, ne lis pas la suite ]

À l'heure où les révolutions féministes se mettent en marche. À l'heure où être une femme et être respectée des hommes et de la société, est compliqué. À l'heure où un nombre incalculable de femmes sont violées, violentées, battues, tuées, par un mari, amant ou ex conjoint trop violent ou amoureux jusqu'à la folie, il n'est plus concevable pour moi, qu'une femme puisse écrire et faire subir autant d'horreurs à ces consœurs, même dans un roman, même dans un thriller... Même POUR un thriller ...

Ce qui rend la plume de Karine particulièrement malaisante, c'est justement ça ! Le fait qu'en tant qu'auteur féminin, elle puisse faire souffrir autant les femmes de ses romans. C'est à s'en demander si psychologiquement tout est ok pour elle. J'arrive, je pense, à un stade de ma vie, où, la violence faite aux femmes me donne la nausée. Et pourtant, cette histoire est très bien ficelée, très bien écrite, tout y est. Le lecteur passe par mille émotions et c'est pour moi, ce qui me fait dire qu'un livre est bon ou pas, qu'un livre me plaît ou pas. On y retrouve toujours le style Giebel, des phrases courtes et tranchantes, sonnant comme un gong en pleine nuit calme et silencieuse. Des répétitions, encore et toujours. Ce côté si particulièrement sombre de la plume de Karine.

Ici, nous nous retrouvons dans le service Stups d'un commissariat de police. La nouvelle recrue, Laetitia, est une jeune stagiaire, mariée et maman, qui a bien du mal à s'intégrer à sa nouvelle équipe et à obtenir leur confiance. Le jour où, le Commandant Richard Ménainville lui autorise enfin à sortir de son bureau pour venir sur le terrain, Laetitia fait passablement foirer toute l'opération, ne manquant pas de mettre en danger ses collègues, parce qu'elle n'a pas coupé la sonnerie de son téléphone.
Une fois de retour au bureau, elle commet une deuxième énorme boulette, qui finit de faire dégoupiller le "patron".
Ni une ni deux, elle finit convoquée dans son bureau, où il lui fait état de ses fautes professionnelles et lui parle donc de licenciement. Laetitia a tellement eu de mal à se faire accepter et à obtenir cette place, son mari venant d'être licencié, et elle, ayant tellement sacrifié pour en arriver là, décide de tenter le tout pour le tout, et de se pointer chez son boss le soir même pour lui demander une seconde chance. Voulant jouer de ses charmes, elle n'était pas sans savoir, que Richard la trouvait particulièrement à son goût, bien que lui aussi soit père et marié. 

Une fois la porte de la maison de son boss passée, le guet-apens s'est refermé sur elle. Richard, était en train de regarder un match de foot, avec Olivier, son ami, collègue, mais aussi son subordonné. Les deux hommes complètement saouls ont entraîné la jeune femme à boire plus que de raison, pour ainsi commettre l'irréparable. D'un chantage autour d'un viol collectif pour garder sa place au sein des stups, c'est là que l'histoire a mal tournée. Si elle avait su .... Ce qu'elle allait faire de lui... Si elle avait su, qu'elle lui plaisait au point de le rendre fou ... Fou à lier  ...

Et là pour moi, ça coince ... Parce qu'une femme plaît à un homme, elle l'a mérité ... Parce qu'elle est venue chez lui ce soir-là, elle l'a mérité ... Parce qu'elle avait mis une robe, elle l'a mérité ... Mais quand les femmes pourront se sentir en sécurité ? S'habiller comme elles le souhaitent sans que les hommes y voient une invitation ? Quand ? Et comme si ça ne suffisait pas, l'histoire s'est répétée, encore et encore, cette femme fut, violée, droguée, saoulée, harcelée. Il a gâché sa vie professionnelle, personnelle, familiale, son mariage ... Et puis tiens, si elle prenait du plaisir pendant le viol ... Hein ? Pourquoi pas ! Finalement, elle est consentante puisqu'elle a pris son pied ?! Yerk. C'est tellement malsain ... Comme si ce n'était pas suffisamment difficile d'être victime d'un viol. Et je pense à toutes les femmes qui vivent ça, alors j'ai du mal avec le concept de ce livre tourné là-dessus et plutôt vendeur .. Un pas de plus vers la culture du viol, petit à petit, on y va ...

Amour, Haine, Passion, Plaisir, Folie, Fusion, Perversité, Colère, Peur ... Voilà un résumé des émotions que circulent dans ce livre. Aucune de positives à mon sens, mis à part l'amour, mais collé dans ce contexte, oubliez en le côté positif de la chose.

Jusqu'où ira-t-il pour lui gâcher la vie ? Cédera-t-elle ? Comment les choses vont-elles se terminer ? On sait très bien que chez Giebel, il n'y a pas de place pour les Happy-End, alors je vous laisse imaginer la suite. Non, je vous laisse plutôt imaginer la fin !

Là, où je peux dire que c'est un bon livre, c'est que je suis passée par toutes les émotions possibles et inimaginables, et je pense que ce mec, je l'aurai buté de sang-froid dans la "vraie" vie. Puis par moments, j'ai été attendrie par ce personnage. J'ai voulu savoir la suite, et c'est malsain pour moi, de vouloir à tout prix savoir comment une histoire aussi tordue peut finir ... Connaissant Karine, je percevais très bien l'issue, je savais très bien qu'elle porterait le coup fatal dans les dernières pages ... Les derniers instants ... Comme si nous n'avions pas eu assez d'horreurs dans le 550 pages précédentes. Et la dernière chose, il faut savoir que ce thriller est basé sur une seule scène, un interrogatoire de nos deux protagonistes suite à un terrible drame cette nuit-là ... Imaginez un film de deux heures, avec pour seules images, deux salles d'interrogatoires .... Une scène, un roman ! Très bien ficelé, du début jusqu'à la fin, malsain à souhait ... Pari Réussi, c'est un sans-faute d'un point de vue écriture, sur la forme, c'est un sans-faute ... Par le passé, j'aurai mis 20/20 à cette lecture, mais pour moi c'en est trop .... Je pense que c'était ma dernière lecture de Karine Giebel ... Peut-être la dernière lecture de thrillers finalement .... J'ai changé, j'ai évolué, et ce genre littéraire, ne me correspond plus. Après avoir lu pendant près de 19 ans des thrillers et polars, au point d'en faire mon style littéraire préféré, il est temps pour moi de refermer le livre sur ce genre-là...

Je ne porterai donc aucune note sur ce livre. Je ne peux pas dire que j'ai détesté, mais je n'ai pas non plus aimé ...

Ma note : ... Il y a des livres que l'on ne peut noter ...

samedi 11 juillet 2020

[ Chronique ] • Ma bible des fleurs de Bach et élixirs floraux • Anne-sophie Luguet et Alix Lefief-Delcourt




Titre Ma bible des fleurs de Bach et élixirs floraux
Auteurs Anne-Sophie Luguet et Alix Lefief-Delcourt
Nombre de pages : 370
Genre : Santé, bien-être
Éditeur : Leduc.s



Résumé :

Découvertes au début du XXe siècle par le Dr Edward Bach, les fleurs de Bach ont pour but de rééquilibrer les états émotionnels qui peuvent être à l'origine de troubles physiques ou psychiques. Sans contre-indication ni effet secondaire, elles sont aussi très efficaces.

Dans les années 1960, de nombreux autres élixirs ont été créés, fabriqués pour la plupart selon la méthode originelle du Dr Bach. On en compte aujourd'hui plus de 5 000 différents !

Découvrez dans ce livre :

  • Les portraits détaillés des 38 fleurs de Bach, et une sélection de 118 élixirs floraux du monde entier avec leurs principales indications.
  • Des conseils pour vous aider à choisir les élixirs qui vous correspondent, pour apprendre à les utiliser et prendre soin de toute la famille.
  • 100 fiches pratiques pour vous soigner au quotidien : agitation, angoisse, cauchemars, maux de tête, colère, dépression, deuil, eczéma, jalousie, kilos en trop, libido, timidité...
  • Faites votre diagnostic émotionnel, avec des tests pratiques pour savoir quelle plante privilégier.

Le livre de référence sur les fleurs de Bach et les élixirs floraux du monde entier


Mon avis : ♥♥♥ Alerte Coup de Cœur


Si je ne devais avoir qu'un seul livre au sujet des fleurs de Bach, ou n'en conseiller qu'un seul, ce serait celui-ci !

C'est pendant ma formation des fleurs de Bach que j'ai reçu cet ouvrage de la part des Editions Leduc, et je les remercie infiniment pour ce cadeau, une fois de plus.

Cet ouvrage, très complet, m'a permis d’approfondir mes connaissances ainsi que ma compréhension de ces fleurs.

Il est composé d'une première partie qui comprend leur origine, leur utilisation et quel élixir floral choisir.

En deuxième partie, nous retrouvons donc chacun des 38 élixirs, avec un dessin de la fleur, sa provenance et son aspect, les affections associées, son action, puis sa personnalité. Cette bible contient également, en son centre, les photographies couleurs des 38 fleurs, leur nom français et anglais, ainsi que leur appartenance (groupe de la peur, solitude, etc...).

Sont également présent dans ce manuel, une sélection de 118 élixirs floraux du monde entier, dont les fleurs du Bush Australien.

En troisième et dernière partie, on peut donc retrouver une partie posologie et conseils, pour les seniors, les femmes enceintes, les bébés, les enfants, les plantes, les animaux, etc, puis 100 fiches pour soigner nos maux du quotidien : angoisse, colère, eczéma, maux de tête, deuil, etc.

Comme son nom l'indique, ce livre est une véritable bible et je le recommande à tous ceux qui utilisent les fleurs de Bach, ou veulent en apprendre plus sur ces merveilleux élixirs.

Ma note : 20/20