jeudi 8 mars 2018

[ Chronique ] • Seuls les poissons morts suivent le courant • Alice Gautreau




Titre : Seuls les poissons morts suivent le courant
Auteur : Alice Gautreau
Edition : Pygmalion
Genre : Récit, Témoignage
Nombre de pages : 172

Résumé :

" Je ne suis ni diplomate, ni géopoliticienne. Je suis sage-femme.
Par-dessus tout, je suis indignée.
Indignée par la misère dans le monde, indignée qu’au XXIe siècle, tant de femmes meurent encore en couches, indignée que tant périssent en essayant d’atteindre une vie meilleure. "
Originaire d’un petit village des Pyrénées Orientales, Alice Gautreau travaille pour Médecins sans frontières. Après une première mission à l’est du Congo, elle a embarqué à bord de l’Aquarius, où MSF donne les premiers soins médicaux aux migrants rescapés par les sauveteurs de SOS Méditerranée.
Une expérience qui n’a rien fait pour atténuer son indignation. Accouchement en pleine mer, décès évitables, la tragédie du quotidien en Méditerranée Centrale était pire qu’elle se l’était imaginée. Pour combattre ce drame, une poignée de volontaires d’une humanité incroyable, petites gouttes d’eau dans un océan d’indifférence, tentent de faire des vagues pour réveiller l’opinion publique. Alice en est convaincue : à grands coups de solidarité, on peut changer le monde !


Mon avis :

Quoi de mieux qu'un 8 mars, journée de la femme pour rendre ma chronique sur ce merveilleux témoignage.

Tout d'abord, et comme à chaque fois, je souhaite remercier chaleureusement Babelio et les éditions Pygmalion pour cette Masse Critique.

Je ne m'attendais absolument pas à cette lecture quand j'ai choisi de chroniquer ce livre.

Il est rempli d'empathie, d'amour et d'humanité. Dieu merci, il reste encore des personnes ainsi sur notre planète.

Il s'agit donc du témoignage d'Alice Gautreau, Jeune femme sage-femme qui est partie sur l'Aquarius l'année dernière pour venir secourir les migrants en mer qui essaient de rejoindre l'Europe.

Sage-femme ou Sage-fille comme certains l’appelle puisque dans les pays africains, la sage-femme est mère de famille et bien en chair, ce qui est loin d'être le cas pour Alice. " "Sage-femme ? Mais tu n'es pas une grosse maman toi ! ""
Depuis son enfance Alice rêve d'accoucher les femmes et elle parvient à réaliser son rêve puis à partir au Congo avec Médecins sans frontières. Elle nous raconte alors l'horreur que vivent les femmes là-bas, les viols, le sexe sans consentement, les milices qui profitent de leurs pouvoirs pour abuser des femmes, le fait que l'avortement soit interdit ou encore qu'il faille l'autorisation du mari pour demander une ligature des trompes ou un implant contraceptif. Il est ignoble de savoir qu'en 2018 chaque femme dans le monde ne peut disposer de son propre corps comme elle l'entend. Ignoble de savoir que les hommes sont encore et toujours derrière tout ça alors qu'ils sont incapables pour la plupart de gérer leurs gosses et leur foyer. Ignoble de voir des femmes mourir, car elles ont recours à des avortements de bouchers pour ne pas avoir à subir l'enfant qu'elles n'ont pas désiré.

" La violence sexuelle commise par un mari est reconnue par la loi, mais n'est pas encore entrée dans les mœurs. Si un mari veut faire l'amour avec sa femme et qu'elle n'en a pas envie, beaucoup pensent : "Mais pourquoi elle ne veut pas ? C'est sa femme, non ? À quoi ça sert d’être mariés, sinon ?"

Lire ça m'a vraiment bouleversée, la condition de la femme est encore loin d'être au point !!


Alice nous parle également de la condition des migrants. Certains n'ont réellement pas le choix, les passeurs sont menaçants et violents, promettent des bateaux de conséquence et au final proposent des embarcations sur des pneumatiques qui ne tiennent absolument pas la route pour la durée du voyage ou encore le nombre de personnes qui montent à bord. Et si quelqu'un refuse de monter à bord, car ce n'était pas le deal, il sert alors d'exemple devant les autres et se retrouve avec les deux jambes cassées et laissé tel un sac-poubelle sur le bord de la plage, abandonné à sa propre mort.. "Obéir était plus sûr que de rester à terre. Il faut bien le comprendre : il n'y a pas de choix. Ces personnes en situation de faiblesse à ce moment de leur vie, deviennent tellement vulnérables qu'on leur fait croire n'importe quoi, et c'est ainsi qu'elles se retrouvent dans ce genre d'impasse."

Toutes ces femmes, qui se sont confiées et qui au final ont vécu les mêmes atrocités, viols collectifs, maltraitances, coups et blessures, qui arrivent tant bien que mal à s'échapper et pour qui la seule solution est de fuir .. Fuir pour au final n'être pas forcément mieux accueillis ailleurs. Toutes ces personnes qui ont fait confiance à Alice ainsi qu'à l'équipage de l'Aquarius .. " Comment faire confiance à une inconnue lorsqu'on n'a pas rencontré un humain digne de confiance depuis une éternité ?"

Alice nous dépeint aussi les moments de crise sur le "bateau" où certains/es s'en prennent à elle, en lui reprochant de les affamés, car ils n'ont le droit qu'à une barre de céréale hyper-protéiné par 24H (les "traitements de faveur" étant réservés aux plus faibles, sur le point d'abandonner la vie comme la vie les a lâchement abandonnés), alors qu'ils font leur maximum nuit et jour. Comme partout, il y a des gens bons et reconnaissants, et les autres ... "Les femmes du shelter se sont rendu compte que nous n'étions pas des machines, juste des humains. Nous ne sommes pas non plus des bons Samaritains qui allons tout faire. Nous sommes là pour les aider, mais nous ne sommes pas Dieu".

Alice nous raconte également le déroulement d'un débarquement et ceux qui ont lieu principalement en Italie à Pozzalo, et, où un médecin monte à bord du bateau en hurlant aux femmes lesquelles ont une infection gynécologique. Pour la discrétion et le respect du médecin, tu repasseras mec ! Et si les membres de l'équipage tentent de lui dire quoi que ce soit, il menace alors de mettre toutes les personnes du bateau en quarantaine, alors tout le monde acquiesce et attend que ça passe ... Honteux !

Bref, je terminerai cette chronique, avec le plus grand espoir, de voir dans les années qui me restent à vivre, un changement considérable de la considération de la femme, notamment dans ces pays-là ...



" Un proverbe dit : "Seuls les poissons morts suivent le courant." Moi, je ne suis pas un poisson mort." Comprendra qui pourra ...



20/20

lundi 5 mars 2018

[ Chronique ] • Il n'y a pas de hasard, que des rendez-vous • Rita Badraoui


" Un roman initiatique qui parlera à toute femme qui souhaite aller de l'avant et réaliser ses rêves "

Titre : Il n'y a pas de hasard, que des rendez-vous
Auteur : Rita Badraoui
Nombre de pages : 100
Edition : Autoédité
Genre : Développement personnel, Chick-list


Résumé :

À 33 ans, Nina ne se remet pas de sa rupture avec Paul. Alors qu'elle se voyait la bague au doigt prête pour fonder une famille, elle doit faire le deuil de sa relation et des enfants qu’elle imaginait déjà. Triste et en colère, elle ne rêve que d’une chose, partir loin de Montréal pour s'évader. Par chance, elle gagne un séjour dans une auberge, l’auberge De Vie. Alors qu’elle croyait y passer quelques jours de repos, Nina découvre un univers où elle fera des rencontres qui transformeront à jamais sa vision de la vie… Un roman qui combine légèreté et thèmes puissants de développement personnel. Un beau cadeau à s'offrir ou à offrir à un(e) ami(e) qui souhaite prendre sa vie en main et aller de l'avant!

Mon avis :

Il fait partit de ces livres, sur lesquels tu tombes, par hasard ... Ah non-pardon, il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous ... Signé Paul Eluard. Cette phrase qui rythme ma vie depuis près de 5 ans maintenant. Alors forcément, quand l'application Kindle d'Amazon m'a suggéré cette lecture, j'ai d'abord éclaté de rire, puis finalement, je me suis empressée de prendre ce livre au format numérique. Ce livre mêle citations, conseils, méditation, hypnose, magie, Lise Bourbeau et surtout, Nina Simone, forcément ... Ceux qui ont lu mes chroniques sur " En attendant Bojangles" d'Olivier Bourdeaut (ici & ici) savent à quel point je peux aimer Nina Simone. Puis notre héroïne s'appelle Nina, alors rien de bien étonnant au final. 

Nous avons donc Nina, jeune femme de 33 ans qui a beaucoup de mal à se remettre de sa récente séparation avec Paul, et qui ne se plaît plus tant que ça dans son travail. Elle gagne une semaine de vacances dans " l'Auberge de vie " en répondant à une simple question : qu'est-ce que le bonheur ?

Arrivera-t-elle à réellement répondre à cette question ? Arrivera-t-elle à changer sa vie et faire enfin ce qui lui plaît ? Arrivera-t-elle à sortir de cette coquille dans laquelle elle s'est renfermée ? Arrivera-t-elle à donner l'envie à chaque femme qui lira ce livre de bouleverser son quotidien pour vivre ses rêves et non pas rêver sa vie ?

Et si l'Auberge de Vie n'avait en fait jamais existée ?!

À découvrir ...

" Where attention goes, energy flows "
L'énergie va là où se dirige l'attention ...

19/20

vendredi 19 janvier 2018

[ Chronique ] • La vie intérieure • Christophe André


Titre : La vie intérieure
Auteur : Christophe André
Nombre de pages : 178
Edition : Gallimard, france culture
Genre : Développement personnel


Résumé :


La vie intérieure, c’est ce flot de pensées, de souvenirs, de projets, de ressentis émotionnels et corporels, qui se font et se défont en permanence au plus profond
de nous. Elle peut n’être qu’un lointain murmure, mais à qui sait l’écouter, elle est une source d’enseignements extraordinaire pour se connaître, se comprendre et mieux conduire son existence.
J’aimerais vous inviter à porter une attention tranquille et régulière à votre vie intérieure, à cette manière unique d’être ce que vous êtes et de traverser le monde.
Dans nos sociétés tournées vers le matérialisme et les apparences, ce détour est essentiel et fécond : pour notre équilibre émotionnel, notre créativité, notre empathie et notre liberté.
Issu d’une émission phare de France Culture, ce livre nous propose d’explorer le royaume de l’intime, à travers quarante leçons.


Mon avis :

Christophe André reprends dans ce recueil 40 thèmes, sentiments, émotions ou états qui sont liés à notre vie intérieure. 
- Comprendre la vie intérieure,
- L'introspection
- La musique
- Les regrets
- La légère ivresse
- La lecture
- La solitude
- La volonté
- La marche
- L'admiration
- La méditation
- La maladie
- Le plaisir
- La honte
- Le petit coin
- L'écriture
- La fragilité
- Le sentiment d'étrangeté
- L'envie
- La fraternité
- L'examen de conscience
- L'acceptation
- La fuite du temps
- Les ruminations
- Les visages du bonheur
- Le pardon
- La déception
- La compassion
- La jalousie
- Le succès et l'échec
- La prière
- La mort
- La concentration
- Le regard dans le miroir
- La tendresse
- Les résolutions
- L'infini
- Le sentiment d'impuissance
- L'inter-dépendance
- La nostalgie.

Des thèmes abordés de manière brèves mais très intéressants qui parlera a tout un chacun. Il est difficile d'écrire une chronique sur ce genre de lecture. Soit elle nous apporte quelque chose, soit elle ne nous apporte rien, mais cela appartient encore une fois à chacun de se faire sa propre opinion. J'ai beaucoup apprécié ces 40 chapitres, avec une citation s'y rapportant à chaque fois. Puis il y a un CD où Christophe André nous fait la lecture de son livre, et j'ai trouvé ça super agréable, le fait de se laisser bercer par sa voix et pouvoir me reposer en "lisant" ce livre. J'y ai appris plein de petites choses. Mon seul "regret ", c'est qu'il parle de 40 exercices à faire en fonction des 40 thèmes abordés et ce n'est, à mon sens, pas de vrais exercices .. Juste des prises de conscience que l'on choisit d'avoir ou non.

Ca reste tout de même un très bon recueil.


19/20

" Fou celui qui se croit à l'abri. Je ne cherche pas un abri. Ce ne serait qu'un endroit pour y mourir sans bruit. Je cherche ce qui arrive quand on est plus protégé et qu'on a plus peur de rien " Christian Bobin - La fragilité















vendredi 12 janvier 2018

[ Chronique ] • Le plus petit baiser jamais recensé • Mathias Malzieu


Titre : Le plus petit baiser jamais recensé
Auteur : Mathias Malzieu
Genre : Poésie, Contemporain
Nombre de pages : 154
Edition : J'ai lu

Résumé :

L'histoire d'amour entre une fille qui disparaît quand on l'embrasse et un inventeur dépressif. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise. Aidé d'un détective à la retraite et d'un perroquet hors du commun, l'inventeur part à sa recherche.

Mon avis :

C'est l'histoire d'un inventeur en dépression, qui passe ses journées dans son "appartelier", à la recherche de la fille invisible. " Je suis un sous-doué du deuil. La peau à l'intérieur de mon cerveau est constellée de bleus qui ne s’effacent jamais. Je suis un homme-grenier. Je garde tout. Si on plantait une caméra au cœur de ma mémoire, on pourrait reconstituer ma vie, comme dans un studio de cinéma. De la joie sauvage à la colère noire en passant par la fréquence d'un battement de cils, tout est intact. "

Mathias Malzieu avec ses histoires rocambolesques a encore frappé. Il jongle entre poésie, amour et gourmandise.

" Depuis, mon passé décomposé était bloqué dans mon présent, et les fantômes prenaient plus de place dans mes draps et mes bras que les êtres vivants."

Un soir, notre protagoniste embrasse une femme et cette dernière disparaît. "Le plus petit baiser jamais recensé. Un millième de seconde, pulpe et duvet compris. À peine une effleure, un origami. Une esquisse de court-circuit. Un taux d'humidité incroyablement proche de zéro, quelque chose de l'ordre de la poussière d'ombre. Le plus petit baiser jamais recensé."

Il se met alors à la recherche de cette femme et demande alors l'aide de Louisa, sa pharmacienne, afin qu'elle lui donne l'adresse d'un détective. Notre inventeur va alors faire une étrange rencontre, celle de Gaspard Neige, détective, qui lui propose de lui prêter Elvis, son perroquet, afin de retrouver la fille qui disparaît quand on l'embrasse. Elvis est un animal très particulier, il est doté d'un "Wi-fille" et est capable de retrouver sa bien-aimée. 

Au fur et à mesure de ses recherches, notre inventeur décide de créer des chocolats au goût de leur baiser échangé. Puisque sa belle disparaît quand on l'embrasse, alors ils n'auront qu'à manger des chocolats au goût de leur baiser. Démarrera alors une belle histoire d'amour entre notre inventeur dépressif et sa femme invisible. Si seulement ...

Tout est tellement léger lorsque l'on se plonge dans les histoires de Mathias Malzieu, l'amour devient alors la plus belle et tendre des gourmandises, une ex-compagne devient la bombe d'amour ou encore son "ex-patisserie", les reproches se font à la "gendarmerie des sentiments". Le cœur brisé devient un "trou d'obus à la place du cœur". Notre héros coincé entre cette nouvelle histoire d'amour, ou cette ancienne qui l'a tellement fait souffrir, prendra-t-il la bonne décision ? 

C'est avec merveille que Mathias nous conte la banalité de nos vies amoureuses à tous. Qui n'est jamais passé par là ? Dans ce triangle amoureux, des ex et des nouveaux. Du choix à faire entre les chaussons confortables et les chaussures neuves avec lesquelles il faut ré-apprendre à marcher ... ?

"Et c'est Sobralia qui recevait des éclats d'obus. Elle aurait pu s'en faire des colliers. Comment pouvait-elle résister comme ça, à mains nues ? Je ne me voyais pas l'abandonner. Elle m'acceptait tel que j'étais. Elle m'avait pris avec mes carrioles emplies de démons plus angoissants les uns que les autres, les avait accrochées aux siennes et avançait. Je ne me voyais pas lui faire ce que j'avais souffert qu'on me fasse " ... Ah si seulement, les hommes pouvaient réfléchir à la manière de notre inventeur dont on ne connaît pas le nom .... " Son idée du "nous" allait peut-être mieux après ces quelques mois de stage de séparation, mais, pendant ce temps, la confiance que je pouvais lui accorder avait fondu. Le poids de son abandon me donnait le droit inconscient de me reconstruire ailleurs. Le réflexe de survie de l'animal blessé, en quelque sorte."

Du grand Malzieu une fois de plus, où l'art de nous faire rêver et voyager au travers de 150 pages. On en redemande une fois de plus ...


19/20


vendredi 22 décembre 2017

[ Chronique ] • Sorcières Sorcières, tome 4 • Joris Chamblain & Lucile Thibaudier



Titre : Sorcières Sorcières, tome 4 : Le mystère des fleurs de tempête
Auteur : Joris Chamblain & Lucile Thibaudier
Edition : Kennes
Nombre de planches : 46
Genre : Bande Dessinée

Résumé 


Durant l'hiver, Harmonie semble bien triste et disparaît mystérieusement chaque jour. Miette tente de savoir pourquoi elle agit de la sorte et, à travers son enquête, elle remonte aux origines des fleurs de tempête.

Mon avis :

C'est le tome que j'ai le plus préféré. Je retrouve enfin des sentiments à travers cette bande-dessinée. Nous retrouvons Harmonie qui est très triste et totalement perdue. Elle se pose des questions sur sa vie et son avenir, ou plutôt son devenir ... Des questions que l'on peut se poser à son âge. Sa petite sœur se met alors en quête d'indices afin de comprendre et l'aider. Y arrivera-t-elle ?

J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre de nouveau les aventures des petites sorcières. Et j'ai également beaucoup aimé le carnet d'enquête à la fin. J'ai d'ailleurs trouvé le niveau de difficulté des enquêtes un peu plus élevé que le tome précédent. 

Les planches restent magnifiques, avec de superbes couleurs et de saison, puisque le livre est sorti récemment et qu'il se déroule en hiver.

À découvrir


18/20

mercredi 20 décembre 2017

[ Chronique ] • En attendant Bojangles • Ingrid Chabbert, Carole Maurel et Olivier Bourdeaut



Titre : En attendant Bojangles
Auteurs : Ingrid Chabbert, Carole Maurel et Olivier Bourdeaut
Nombre de planches : 136
Éditeur : Steinkis
Genre : Bande dessinée issue du roman d'Olivier Bourdeaut


Résumé :

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr. Bojangles » de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom…

Mon avis : ♥♥♥

Première planche du livre ....


Chut .... Silence .... Ça commence ....
Lance le tourne-disque ... Nina Simone dans les oreilles, assieds-toi et attends avec moi le retour de Mr Bojangles ...

Comme un besoin irrépressible de lancer cette chanson, de Nina Simone, encore et encore, pour pouvoir écrire, et retranscrire le moindre petit sentiment que peut me faire ressentir cette chanson, cette BD, ce roman, cette histoire...

En attendant Bojangles, livre qui fut mon coup de cœur en septembre 2016 (ma chronique ici) et qui l'est toujours. Je suis toujours autant émue en redécouvrant l'histoire. J'aime tellement cette famille, même si les auteurs de cette BD n'ont pu retranscrire le texte en entier, même si l'un de mes passages préféré n'a pas été représenté comme je l'aurai souhaité, même si j'imaginais cette famille noire alors que les auteurs/dessinateurs l'ont représentée blanche ...
Je pars toujours du principe qu'un livre qui me tire les larmes et me fait passer par tant d'émotions, est un bon livre. Alors malgré les attentes hautement placées dans cette BD, je n'en suis pas moins déçue. Elle est représentative du roman d'Olivier Bourdeaut, elle est belle, j'ai adoré retrouver les personnages .... Et aussitôt le livre fermé, j'ai voulu le rouvrir... Je voudrais ne jamais avoir à quitté cette famille ....
Un jour, quelqu'un m'a demandé quel était mon livre préféré, je n'ai jamais su quoi répondre, car comme tous les lecteurs, nous n'avons que très rarement UN seul livre préféré ... Aujourd'hui, j'ai la réponse à sa question : "En attendant Bojangles", est de loin le livre que je préfère, devant tous les autres, et je serais super heureuse de découvrir une adaptation cinématographique ...

Merci Olivier Bourdeaut, d'avoir imaginé et écrit cette histoire et tout ce qu'elle comporte, merci à Ingrid Chabbert et Carole Maurel, d'avoir donné une seconde vie aux personnages et à cette merveilleuse histoire.



20/20





[ Chronique ] • Sorcières Sorcières, tome 3 • Joris Chamblain & Lucile Thibaudier





Titre : Sorcières Sorcières, tome 3 : Le mystère des trois marchands
Auteur : Joris Chamblain & Lucile Thibaudier
Edition : Kennes
Nombre de planches : 46
Genre : Bande Dessinée

Résumé 


Aujourd'hui est un jour très spécial pour Harmonie et Miette. Elles vont passer la journée et une partie de la nuit avec leur oncle Alister dans un lieu fabuleux connu des sorciers du monde entier : le marché suspendu de l'île aux mille lanternes. Là-bas sont vendus les meilleures baguettes de sorciers, les chaudrons les plus solides, les potions les plus infectes...

Mais si les deux petites sorcières se réjouissent de cette visite et des nouvelles rencontres qu'elles vont y faire, très vite, elles vont découvrir que quelque chose de terrible se trame dans l'ombre. Un secret très ancien qui remonte aux origines du marché et qui pourrait bien entraîner sa complète destruction ! Les deux soeurs n'ont que quelques heures pour parcourir les allées de l'île, arpenter les couloirs du marché fantôme et déjouer les embûches sur leur parcours avant que tout ne s'écroule !


Mon avis :

Je retrouve les deux petites sorcières pour le troisième tome. Cette fois-ci, elles vont passer la nuit chez leur oncle Alister, car le lendemain, elles vont découvrir le marché suspendu de l'île aux mille lanternes. Grand marché de sorciers où l'on peut tout trouver : baguettes, chaudrons, livres, potions, ...

Elles passent une très bonne journée jusqu'au moment où elles découvrent qu'une mystérieuse femme vole un livre sur l'étal de leur oncle. Ni une, ni deux, les détectives Harmonie et Miette, sont sur l'affaire !
Que vont-elles découvrir ?
Un vrai régal de retrouver à la fin du tome un "carnet" d'enquêtes avec énigmes à trouver... Une brillante idée pour faire travailler le lecteur à la cause des deux fillettes...
Toujours cette même sensation de lecture trop courte. Les planches restent néanmoins superbes. 

17/20

[ Chronique ] • Sorcières Sorcières, tome 2 • Joris Chamblain & Lucile Thibaudier




Titre : Sorcières Sorcières, tome 2 : Le mystère des mangeurs d'histoires
Auteur : Joris Chamblain & Lucile Thibaudier
Edition : Kennes
Nombre de planches : 48
Genre : Bande Dessinée

Résumé 


Depuis l'affaire du jeteur de sorts, Harmonie est devenue une vraie détective. Et ses amis la sollicitent pour résoudre tout un tas de nouvelles énigmes. C'est le cas de Pluton, son meilleur ami, qui a perdu sa pie Bianca et qui supplie Harmonie de la retrouver. Mais au fil de son enquête, la petite sorcière met le nez dans une autre affaire bien plus dangereuse... Ça commence dans une grotte, où le décor d'un jeu est complètement arraché par une force inconnue, ça continue avec un trafic de bonbons dans la cour de récréation, puis avec d'étranges maux de tête pour les pestes Cassandre, Mirabelle et Rowena. Et à qui appartiennent ces étranges touffes de poils colorés qu'Harmonie a retrouvé non loin de chez Pluton ? Tout cela est-il lié ? Harmonie en a l'intime conviction. Quelque chose est apparu au village de Pamprelune et tous les enfants sont en danger ! Harmonie va devoir résoudre son enquête au plus vite, si elle veut protéger sa petite soeur Miette d'une étrange épidémie.

Mon avis


Ahhh, je retrouve donc nos deux petites sorcières, Harmonie, et sa petite soeur Miette, pour de nouvelles aventures.


Elles deviennent donc des exploratrices, ou des détectives, et j'ai quelques fois l'impression de retrouver ma petite cerise et ses enquêtes. Quel plaisir !



C'est au cour d'une nouvelle enquête, qu'Harmonie va mettre la main sur un phénomène étrange ayant lieu dans son école. Elle était partie à la recherche de Bianca, la pie de son copain d'école, quand elle fait l’étrange découverte de petits monstres .... Entre temps, les trois pestes de l'école, Cassandre, Mirabelle et Rowena, sont victimes de maux de tête, fatigues et d'épuisement après avoir mangé des bonbons. Mais d'où peuvent provenir tout ces bonbons ? La disparition de la pie a-t-elle quelque chose à voir avec cela ? Ou la découverte des petits monstres peut-être ?



Je trouve les histoires vraiment adorables, pour un jeune public, mais je trouve pour moi qu'elles sont bien trop courtes. Et il me manque tout de même la morale de l'histoire que j'avais pu retrouver dans les tomes des Carnets de Cerise ... C'est dommage ... Mais je vais poursuivre avec le tome 3 & 4


Affaire à suivre

16/20

[ Chronique ] • Sorcières Sorcières, tome 1 • Joris Chamblain & Lucile Thibaudier


Titre : Sorcières Sorcières, tome 1 : Le mystère du jeteur de sorts
Auteur : Joris Chamblain & Lucile Thibaudier
Edition : Kennes
Nombre de planches : 47
Genre : Bande Dessinée

Résumé

Quand trois petites sorcières sont victimes de mauvais sorts, tous les regards se posent sur Harmonie, la principale suspecte. Mais elle est innocente! Et pour le prouver, elle devra mener l'enquête et découvrir qui est ce mystérieux jeteur de sorts.

Mon avis :

Je découvre cette nouvelle saga avec le tome 1. J'apprécie toujours autant les histoires de Joris, et je trouve les planches magnifiques. Elles sont très lumineuses avec beaucoup de détails. Quant à l'histoire, il s'agit là de trois petites sorcières victimes de mauvais sorts tour à tour. Harmonie, qui est suspectée, va devoir tout faire pour prouver qu'elle est innocente et pour cela, elle va chercher par tous les moyens qui est le jeteur de sort ..
Vous allez être surpris de sa découverte...
Bonne lecture

16/20

vendredi 8 décembre 2017

[ Chronique ] • Journal d'un enfant de Lune • Joris Chamblain & Anne-Lise Nalin


Titre : Journal d'un enfant de lune
Auteurs : Joris Chamblain et Anne-Lise Nalin
Nombre de planches : 56
Éditeur : Kennes
Genre : Bande dessinée



Résumé :

Morgane a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de la lune...

Mon avis :

J'ai été très attirée par la couverture de cette bande dessinée, puis par son titre. Du coup, j'ai voulu la découvrir, et je ne regrette pas du tout mon achat.
J'ai pris beaucoup de plaisir avec cette histoire et les personnages. 
J'ai trouvé le sujet très intéressant et la recherche qui a été faite sur ce dernier.

En effet, nous faisons la connaissance de Morgane, 16 ans, en pleine crise d'adolescence, qui vient d'emménager dans une nouvelle maison. Elle fait la découverte d'un journal intime, caché derrière son radiateur, et appartenant à un certain Maxime Lebuisson, enfant de la lune. 
C'est alors qu'elle va partir à la recherche de ce jeune homme pour lui rendre son journal.

Une très belle histoire. Il est tellement rare que ce genre de sujets soit abordé dans les BD que cela lui donne une valeur exceptionnelle. Belle découverte


Note : 18/20