mardi 26 septembre 2017

[ Chronique ] • Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment) • Frédéric Lenoir





Titre : Lettre ouverte aux animaux (et à ceux qui les aiment)
Auteur : Frédéric LENOIR
Nombre de pages : 209
Genre : Témoignage
Editeur : Fayard


Résumé :

« Nous assistons probablement, et je le souhaite de tout coeur, au passage à un stade éthique supérieur où la pensée humaniste s’émancipe de son cadre anthropocentrique pour s’étendre à tous les êtres sensibles qui peuplent la Terre. Dès lors, faire preuve d’“humanité” ne signifie plus simplement respecter les autres êtres humains, mais tout être vivant, selon son degré de sensibilité et de conscience. La vie s’est exprimée sur Terre à travers une foisonnante diversité. Puisque l’être humain est aujourd’hui l’espèce la plus consciente et la plus puissante, puisse-t-il utiliser ses forces non plus pour exploiter et détruire ces formes de vie, mais pour les protéger et les servir. C’est pour moi notre plus belle vocation : protecteurs et serviteurs du monde. »

Mon avis :


" Il n'est que trop certain que ce carnage dégoûtant, étalé sans cesse dans nos boucheries et nos cuisines, ne nous paraît pas un mal ; au contraire, nous regardons cette horreur, souvent pestilentielle, comme une bénédiction du Seigneur, et nous avons encore des prières dans lesquelles on le remercie de ces meurtres. [Voltaire] "

Je dédie cette citation à ceux qui me diront que le véganisme est une mode du XXIe siècle. Rappelons que Voltaire faisait partie du XVII-XVIIIe !!!
Mais s'il avait été le seul à décréter qu'il est inacceptable de tuer et consommer un être vivant, pour notre seul plaisir gustatif. Non, ici, Frédéric Lenoir, retrace plus ou moins chronologiquement notre culture de la viande. Du temps de la préhistoire avec les chasseurs et les cueilleurs (oui, oui, vous avez bien lu, déjà de ce temps-là, les hommes préféraient se nourrir de leurs cultures plutôt que d'êtres vivants), de la domestication à l'exploitation qui s'est accentuée au fil du temps, puis dans cette société de surconsommation où l'être humain produit deux fois plus que ce qu'il ne consomme. Et je suis gentille en disant deux fois plus ! Savez-vous que pour produire 1 kg de viande, il faut la même surface que pour cultiver 200 kgs de tomates, ou 160 kgs de pommes de terre. Un hectare de terre pourra nourrir 2 personnes carnivores contre 50 personnes végétariennes.. Et on continue de traiter les végétariens, végétaliens ou végans d'extrémistes !? Pour 500 grammes de crevettes, 13 kgs d'autres animaux marins ont été tués et rejetés à la mer, et 145 espèces sont des victimes collatérales de la pêche au thon. Au rythme de la chasse, de la pêche et de la déforestation, on estime qu'environ 30 % des espèces auront disparu d'ici 30 ans
" Manger de la viande est un privilège des pays riches qui s'exerce au détriment des pays " a dit Mathieu Ricard, et je pense qu'il a entièrement raison. La moitié de la consommation d'eau potable mondiale est utilisée pour la production de viande et de produits laitiers. Aymeric Caron, qui se bat contre le spécisme, a calculé qu'on utilisait autant d'eau pour produire un steak d'un kilo que pour prendre notre douche QUOTIDIENNE PENDANT UN AN, soit environ 15 000 LITRES. Et de l'autre côté, nous avons juste 40% de la population MONDIALE qui souffre de la pénurie d'eau. Avouez que les chiffres parlent d'eux même ! C'est totalement aberrant !! "On cache la souffrance que nous infligeons, on établit une distance, on travestit la réalité pour nous déculpabiliser." . Je ne rentrerai même pas dans le détail de ce qui est fait aux vaches laitières, à leurs petits, aux poussins, qu'ils soient mâles ou femelles, ou encore aux cochons. 
Victor Hugo, Voltaire, Rousseau, ou encore, Platon, Socrate, Pythagore, Horace, Ovide, Virgile, Plutarque, Sénèque et tant d'autres prônaient déjà le végétarisme et la protection des animaux.
Ici, Frédéric Lenoir nous transmet tout son savoir, sa recherche, et son amour pour nos amis les bêtes. Il les aime, leur veut du bien et nous le fait savoir. Ce livre est un véritable électrochoc, intelligent et bouleversant, j'espère qu'il donnera le ton d'une remise en question et d'un passage à l'acte pour nombreux de ses lecteurs. Frédéric écrit sans gêne ni scrupules ce que beaucoup ne veulent voir.
Marc Twain disait "L'homme est le seul animal qui rougisse ; c'est d'ailleurs le seul animal qui ait à rougir de quelque chose."
Pour finir, je parlerai des 4 points les plus urgents selon Frédéric Lenoir :
- L'autorisation de l'abattage à la ferme et l'interdiction d'égorger un animal sans étourdissement préalable,
- la possibilité pour un animal d'être défendu par un avocat et de le retirer à son maître s'il est victime de mauvais traitements (et pas seulement une amende),
- l'interdiction de la mise à mort des animaux à des fins de distraction,
- l'interdiction des expérimentations sur les animaux lorsqu'il existe des alternatives à l'utilisation d'animaux-cobayes.
Vous l'aurez compris, cette cause me tient particulièrement à cœur et je recommande bien évidemment ce livre à tous les amoureux des animaux.
"On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal. On a du cœur ou on n'en a pas." [Alphonse de Lamartine]

vendredi 25 août 2017

[ Chronique ] • Chattitudes • Sayo Koizumi





Auteur : Sayo Koizumi
Titre : Chattitudes
Editions : Larousse
Nombre de Pages : 128
Genre : Pratique










Résumé :

Comment décoder le comportement de son chat en 150 situations clés dessinées, type BD, via des dessins à la fois tendres, drôles et très explicites.

Comprendre ce qu’il exprime avec chaque partie de son anatomie : sa queue, ses yeux, ses oreilles… (derrière ses mimiques)

Comprendre ses émotions (le contentement, la peur, la colère…)

Comprendre comment il exprime ses besoins (la faim, la soif, l’envie de sortir…).








Mon avis :





Joli petit livre offert par une amie pour m’être occupée de son compagnon poilu pendant les vacances. Rempli d’humour et illustré de dessins amusants par Sayo Koizumi, auteure et dessinatrice japonaise. Cette dernière nous présente tout au long de cet ouvrage ses deux matous : Chojiro et Raku, frère et sœur. Elle nous fait part d’un tas de petites anecdotes concernant nos amis les chats, sur leur alimentation, leur comportement ou encore leurs envies.


Jolie découverte.

lundi 14 août 2017

[ Chronique ] • Marche où la vie t'ensoleille • Juliette Allais


Titre : Marche où la vie t'ensoleille
Auteur : Juliette Allais
Nombre de pages : 212
Éditeur : Eyrolles
Genre : Contemporain

Résumé :

Elodie Garnier est avocate dans un cabinet parisien. Ses parents aisés la soutiennent vers la réussite et elle doit bientôt épouser un homme promis à une brillante carrière. Mais devant une vie sans fantaisie, elle décide de partir. Le hasard la conduit vers monsieur Wolf, spécialiste de la psychothérapie, de l'astrologie et de la mythologie qui lui donne une autre vision du monde qui l'entoure.


Mon avis :


Grosse déception !!!
Avant mon vote, ce livre était noté 17/20 sur livraddict, autant vous dire que je suis hyper déçue. Déçue au point de regretter mon achat ...
Je n'ai pas accroché, je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire du début à la fin, j'ai trouvé que c'était un mélange de plusieurs livres du même style. Une jeune femme qui fait la rencontre d'un vieil homme qui va bouleverser sa vie et mettre ses plans futurs en péril, un petit ami imbu de sa personne, pédant, prétentieux ainsi qu'une belle-famille détestable. Le couple d'amis homo, et la copine hyperactive, bref, la base pour un bon roman cliché et plan-plan !
L'écriture est par contre agréable, le livre se lis très vite, bien que j'aie sauté ÉNORMÉMENT de passages que je trouvais barbants et sans intérêts.
Je ne sais que dire de plus ... 

lundi 31 juillet 2017

[ Chronique ] • Tu as promis que tu vivrais pour moi • Carène Ponte





Titre : Tu as promis que tu vivrais pour moi
Auteur : Carène Ponte
Editions : Michel Lafon
Nombre de pages : 360
Genre: Contemporaine


Résumé :

Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.
Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain, l'homme avec lequel elle vit ? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.
Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que celle qui lui manque tant n’avait pas l'intention de se contenter de paroles en l'air et que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…

Mon avis :

Après presque deux mois sans lecture, je me suis enfin remise en selle avec celle-ci qui fut très très agréable !

Elle aurait pu se transformer en coup de cœur si je n'avais pas ressentit cette pointe de déception sur la fin, mais dans l'ensemble, je suis assez satisfaite. Je compte d'ailleurs bien découvrir d'autres romans de la même auteure. En effet, ce livre se détaille par mois puis date, et si les premiers mois sont assez complets, ce n'est pas le cas des derniers mois qui sont limite survolés. Le livre ne faisant que 360 pages, il était à mon sens possible de le détailler encore un peu. D'autant plus que l'histoire et les personnages sont très attachants. La plume de l'auteur est fluide et simple. Malgré certains passages tristes, l'humour et la douceur sont toujours présents. Ce roman nous offre une formidable palette d'émotions et où l'expression "Passer du rire aux larmes" prend tout son sens.

Carène Ponte nous conte donc l'amitié de Molly et Marie, qui se connaissent depuis qu'elles sont toutes petites. Mais Marie est emportée par un cancer laissant Molly seule dans sa souffrance et son désarroi.

Si vous avez aimé le film " P.S. : I Love You ", vous aimerez forcément ce livre. Tout comme ce film, Marie à fait en sorte que Molly reçoive un courrier après sa mort, avec 12 enveloppes, une par mois, contenant un défi à chaque fois. En effet, Marie a fait promettre à Molly, qu'après sa mort, elle allait vivre pour elles deux ...

Des défis plutôt farfelus vont amener Molly à faire de nouvelles rencontres. Sa vie va se voir chamboulée et toutes ses certitudes seront mises à rude épreuve.

Molly va t'elle réussir à relever les défis de Marie et à surmonter sa mort ? Comment ? Grace à qui ? À vous de le découvrir.

mercredi 3 mai 2017

[ Chronique ] • Tu verras, les âmes se retrouvent toujours quelque part • Sabrina Philippe




Titre : Tu verras, les âmes se retrouvent toujours quelque part
Auteur : Sabrina Philippe
Nombre de pages : 278 pages
Genre : Conte emporaine ☺
Edition : Eyrolles


Résumé :

Elle est encore jeune, un peu connue, mais déjà lasse. Elle parle d'amour sur les plateaux de télévision, donne des conseils éclairés, mais peine à trouver du sens à sa propre histoire. Ses pas la guident malgré elle vers l'île Saint-Louis près de laquelle elle a emménagé après une rupture difficile. Dans un café de l'île, où elle a pris l'habitude de commencer ses journées, elle fait une rencontre qui va bouleverser sa vision du monde, de l'amour, et qui changera sa vie à jamais. Elle a les cheveux blancs et les yeux clairs. Elle était journaliste. Elle a cherché l'amour dans les bras d'hommes qui l'ont plus ou moins aimée, jusqu'à ce que l'évidence d'une rencontre éclipse toutes les autres. Dans un café de l'ile Saint-Louis, elle est venue trouver la jeune femme qui parle d'amour pour lui transmettre son secret. Lui a des boucles brunes et un regard noir. Il habite le même présent qu'elle, mais se souvient de temps anciens où ils se sont déjà rencontrés. Il sait qu'il ne peut pas l'aimer dans cette vie là, ou elle en mourra encore. Leur amour est au-delà de l'amour car elle et lui sont âmes surs. Ils se sont retrouvés dans ce café de l'île Saint-Louis, mais ils devront attendre encore toute une vie avant leur dernier voyage.

Mon avis :

Mais quel est ce bijou ? Un roman d’amour ? Un conte de fées ? Un conte philosophique ou spirituel ? Tout cela en même temps ? Oui, je crois bien.
Ce livre fait partie de ceux qui vous changent la vie, ceux qui permettent une remise en question…



Sabrina Philipe, Psychologue et spécialiste des couples, rencontre dans un café de l’île Saint-Louis à Paris, une vieille dame qui va lui offrir la plus belle histoire d’amour : la sienne. Elle a rencontré il y a fort longtemps, un homme, grand avec de belles boucles brunes, dont elle est tombée follement amoureuse. Elle pouvait sentir sa présence sans même l’avoir vu. Elle avait cette impression de déjà-vu. Comme si elle le connaissait depuis toujours. À chaque fois qu’ils se voyaient, c’était l’amour fou entre les deux êtres, et chaque séparation, chaque attente jusqu’à la prochaine fois, était pour elle un déchirement atroce, si bien qu’elle aurait préféré mourir que de ne plus être auprès de lui. Peut-on les appeler âme sœur ? Leur amour sera-t-il plus fort et au-delà de tout ? Va-t-il durer toute une vie ou bien plus encore ?




S'il y a bien un sentiment au monde que l’on ne peut qualifier ou quantifier, c’est bien l’amour. Que l’on aime avec passion, fusion ou fougue, ce sentiment reste l’un des plus forts. Même si à mon sens, il est fugace. Oui pour moi l’amour passionnel ne dure pas. Il s’entretient chaque jour ou il finira par mourir, par s’éteindre, comme la flamme d’une bougie que l’on n’aurait pas nourrie de cire. Et pourtant... Dans ce livre, il est question d’un amour éternel, au-delà du terrestre. Vous êtes-vous déjà demandé si vous aviez une âme sœur quelque part dans notre bas monde ? Ou dans une autre vie peut-être… ? Vous êtes-vous déjà dit lors d’une rupture « J’ai fini de vivre avec cette personne ce que j’avais à vivre, je dois maintenant apprendre d’une autre et grandir avec elle » ? Personnellement, jamais. Et pourtant, ce livre nous amène à réfléchir. Si nous étions sur terre dans un but précis ? Celui de transmettre quelque chose aux autres ... A vous de le découvrir.


Quelques extraits :


« Dans ce nouveau vide, il fallait quelqu’un qui s’anime pour m’animer, me réanimer. »

«  J’étais devenue sauvage, par obligation un peu, par lassitude beaucoup. Et comme une enfant face à un jouet cassé, je ne savais plus comment assembler les morceaux de ma vie. »

«  J’attendais tellement que j’étais en retard. J’étais en retard dans ma vie. »


«  Je m’endormis le dimanche soir en me demandant quels étaient les signes que je n’avais pas voulu voir jusqu’à présent, et quels seraient ceux qui m’apparaîtraient désormais. J’allais vivre, à partir de ce jour, les yeux grands ouverts. »

jeudi 2 mars 2017

[ Chronique ] • Alors vous ne serez plus jamais triste • Baptiste Beaulieu


Titre : Alors vous ne serez plus jamais triste
Auteur : Baptiste Beaulieu
Edition : Fayard
Genre : Contemporain
Nombre de pages : 271

Résumé :


C’est l’histoire d’un médecin malheureux, qui ne se rappelle plus comment soigner depuis que sa femme est partie. Il a décidé de mettre fin à ses jours le soir même.
En se jetant dans un taxi pour régler quelques affaires à l’hôpital, il fait la connaissance de sa mystérieuse conductrice : une vieille dame excentrique capable de deviner quand les gens vont mourir, juste en les regardant dans les yeux. Pour convaincre le Docteur de revenir sur sa décision, elle exige sept jours durant lesquels il devra se soumettre à toutes ses fantaisies.
Le compte à rebours est lancé jusqu’à l’échéance finale. Qui gagnera du désespoir ou de la joie de vivre ? Que s’est-il passé dans la vie de cet homme pour qu’il en arrive là ? Qu’a vécu cette femme pour qu’elle prenne aussi violemment le parti de la vie et du bonheur ?
Avec une poésie joyeuse et une grande émotion, Baptiste Beaulieu imagine une merveilleuse rencontre entre deux êtres qui cherchent à réenchanter le monde.



Mon avis : 


Quelle merveilleuse histoire. Tragique, à la fois triste, drôle, belle et émouvante ...
Il s'agit d'un homme, un Docteur, qui depuis qu'il est veuf, a perdu le goût de la vie et ne se rappelle plus comment soigner. Un jour qu'il prend un taxi pour se rendre à l'hôpital afin de ranger de la paperasse, il tombe sur une vielle dame, Mamie-robe-de-soirée, comme il l'appelle, qui va lui faire cracher le morceau.
Il lui avouera alors qu'il a l'intention de se suicider le soir même. Après avoir discuté longuement avec elle, elle arrive à obtenir un délai. Voilà que notre docteur a pactisé avec le Diable, ou plutôt avec cette vieille folle qui dit s'appeler : Lady Sarah Madeline Titiana Elizabeth Van Kokelicöte. D'ailleurs, elle décide de renommer aussi le docteur, dorénavant, il s'appellera Théodore Arthur Mark. Mais finalement Mark tout court, c'est pas mal !! Pourquoi pas Teddy Bear ?! La vieille a tranché, il s'appellera Teddy Bear.
Au fil des jours, et avant le délai fatidique, elle s'occupe de lui faire changer d'avis sur son suicide et le met à l'épreuve en lui en faisant voir des vertes et des pas mûres... Notre Docteur va réellement se prêter au jeu, et une grande complicité va naître entre les deux protagonistes, mais cela sera-t-il suffisant pour dissuader le docteur de mettre fin à ses jours ? À vous de le découvrir...

Comme à chaque fois, je salue le grand travail de l'auteur et sa facilité déconcertante à traiter des sujets si durs et si tristes avec autant d'humour.
Merci Baptiste pour ce moment de plaisir.


Quelques extraits :

"Cette vieille sardine insista aussi pour lui tenir la main pendant que l'infirmière posait son cathéter.
- C'est inutile, je suis un grand garçon, je n'ai pas peur du sang, ironisa-t-il.
- Vous peut-être, mais moi oui ! Si quelqu'un se tranchait les veines devant nous, je fermerai les yeux et j'attendrais que ça sèche." 

" - Vous êtes folle.
Elle se caressa la tempe en riant.
- Cette affirmation n'est vraie que pour trois des quatre personnalités qui occupent mon crâne. La quatrième se demande si les pingouins ont des genoux. Allez, insista-t-elle, dites oui ! trente jours, vous, moi, la vie, les tartes au potiron, ce sera formidable ... "

" L'autre jour, j'ai relu son dossier personnel. Ca m'a donné une idée : avant d'être vieux, M. Coffre était militaire.
- Militaire ?
- Tu sais, le truc avec des uniformes, des capitaines, des trompettes, des talkies-walkies et des "Papa Ours à Maman Ours : le panda est dans le terrier, je répète : le panda est dans le terrier !". Le truc avec la guerre, et tout et tout. Il était militaire... Toute sa vie !"

" - Imaginez que vous vous trouviez devant Dieu, quelle question lui poseriez-vous ?
- J'imagine que je lui demanderais qui a vraiment tué Kennedy et pourquoi il nous sépare des gens que nous aimons.
Silence.
Dieu ne m'aime pas, pensa-t-il. De toute manière, Dieu n'aime personne.
- Et vous Sarah ?
Elle se pelotonna davantage au creux de son aisselle, indifférente à son odeur.
- Je lui demanderais où disparaissent les chaussettes dans la machines à laver. Comment il a réussi à se faire passer pour un homme aussi longtemps, alors que je sais bien, moi, que c'est une femme. Je la remercierais pour avoir inventé les biceps des Italiens, les cuisses des Allemands et le chou romanesco, qui sont les plus éclatantes démonstrations de son savoir-faire. Le romanesco ... soupira-t-elle. Ensuite, je me moquerais d'Elle à cause de la taupe au nez étoilé, un animal très laid que les scientifiques appellent Condylura Cristata, et qu'Elle a complètement ratée. Elle rira aussi parce qu'Elle a le sens de l'humour ... "

[ Chronique ] • Divergente, tome 3 • Veronica Roth




Titre : Divergente, tome 3
Auteur : Veronica Roth
Edition : Nathan
Nombre de pages : 468
Genre : Jeunesse, Science Fiction

Résumé :


Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions. Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s'échapper. Le monde qu'ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu'on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d'une expérience censée sauver l'humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l'humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ?

Mon avis : ↓↓↓

La déception avec cette saga est de pire en pire.
Je pense qu’elle aurait dû s’arrêter au tome 2, et encore …
Je n’ai pas réussi à terminer le livre tellement je suis excédée par les personnages et la tournure des évènements.
Le couple Triss/Tobias devient juste infernal, ils passent leur temps à se mentir et se disputer. L'histoire aussi, elle est longue et plutôt ennuyante.
Afin de trouver la motivation de me replonger dans le tome 3, j’ai eu le malheur d’aller le voir au cinéma et résultat je n’ai pas non plus aimé le film.
C’est totalement décousu, rien à voir avec le livre. Déjà j’étais profondément dégoutée après le film 2 alors là, c’est le « pompon sur la Garonne » comme on dit chez moi !
Bref, j’ai décidé d’abandonner cette saga. Je vais tenter de lire le tome 4 étant donné qu’il reprend le tome un mais avec la vision de Tobias, et surtout parce que c’est réellement le seul des trois tomes que j’ai apprécié lire et voir au cinéma.
Je suis curieuse d'avoir vos avis sur le sujet. Vous avez, vous aussi, été déçus comme moi ?

Suite au dernier épisode…

mercredi 15 février 2017

[ Chronique ] • Un jour, nous parlerons la même langue • Esma Kemik



Titre : Un jour, nous parlerons la même langue
Auteur : Esma Kemik
Nombre de pages : 156
Éditeur : Couleur livres
Genre : Témoignage



Résumé :


Construire un visage, une identité, une vie

C’est l’histoire d’une jeune femme atteinte d’un syndrome rare, le syndrome de Treacher Collins. Esma est née avec une malformation du visage. Son combat est de mettre fin à une guerre de tous les instants et de dire : “Oui, j’ai gagné”. Mais Esma est face à un combat dur, lourd et long. Elle tient son visage en main comme un poids, mais aussi comme une puissance. D’abord, les opérations et les douleurs, les peurs et le stress, puis le retour dans les chocs de la vie et tou- jours se relever. Elle s’est toujours sentie comme une personne étrangère. Esma Kemik a écrit durant cinq ans le long cheminement de son accès à la vie.


Mon avis :

Encore une fois un grand merci à Babelio et son équipe, ainsi qu’aux éditions Couleur livres pour cet envoi.
Ce témoignage d’une jeune fille, Esma, atteinte du syndrome de Treacher Collins est vraiment bouleversant. Le syndrome de Treacher Collins, ou dysostose mandibulofaciale, ou syndrome de Franceschetti-Zwahlen-Klein, est une maladie génétique se manifestant essentiellement par des malformations du visage.
Le nombre d’opérations qu’a subit cette jeune fille est très important, sans parler du fait qu’elle ait dû suivre une scolarité améliorée, louper l’école pour les opérations, subir le regard et les moqueries de gens.
Elle n’a jamais rien lâché, n’a jamais abandonné. Son roman témoigne clairement sa force et son goût de vivre.
Son manuscrit faisait 300 pages à la base et seulement XXX pages ont été sélectionnées, (faits les plus marquants de sa vie) et je trouve ça vraiment dommage. Je pense que l’on ne peut pas couper ce genre de témoignage comme ça, en choisissant de ne prendre que ce qui nous intéresse. Son roman témoigne clairement sa force et son goût de vivre.
J’ai pour ma part beaucoup aimé cette lecture, qui nous permet une grande remise en question sur nous-même et nos geigneries pour des petits bobos de rien du tout.

Je tire mon chapeau à cette jeune femme et lui souhaite tout le bonheur du monde, en espérant qu’elle puisse un jour atteindre son rêve, et qui n’est pas finalement, celui d’avoir un beau visage.

vendredi 3 février 2017

[ Chronique ] • Je te donne • Baptise Beaulieu, Agnès Ledig et Martin Winckler.


Titre : Je te donne
Auteurs : Baptiste Beaulieu, Agnès Ledif, Martin Winckler
Edition : Librio
Nombre de pages : 75
Genre : Nouvelles contemporaines

Résumé :

Été 2015. L’histoire d’une jeune Américaine, Rebecca Townsend, dix-sept ans, fait le tour du monde via le Web, puis la presse. À la suite de son décès accidentel, un incroyable mouvement de don et de solidarité voit le jour. Novembre 2015. Gaëlle rencontre Julien, qui semble bien pâle. Assis à la même table, ils se font rire, se sourient. Pourquoi sont-ils là ? Quel terrible événement a bouleversé leur existence ? Janvier 2051. Rachel, soixante-dix ans, donne son sang pour la dernière fois. Elle passe le flambeau à sa petite-nièce. Mais elle ne lui transmet pas seulement le désir de donner un peu d’elle-même ; avec ces années au centre de transfusion, ce sont aussi des dizaines d’histoires qu’elle confie à la jeune femme.

Mon avis :

Génialissime !!! 
Quand une sage-femme, un médecin et un médecin généraliste se rencontrent, cela donne trois petites nouvelles super sympathiques pour sensibiliser les gens aux dons du sang.
En partenariat avec l'EFS, (Etablissement Français du Sang), ils écriront ce petit recueil de 75 pages de plaisir.

Pour ce qui est de Baptise Beaulieu, je pense plutôt à cette belle histoire personnelle, bien que triste, qu'il nous a conté.
Agnès Ledig, et cette rencontre entre deux jeunes gens qui donnent leur sang, une femme ayant l'habitude, et un jeune homme un peu déboussolé qui donne son sang pour la première fois.
Et pour Martin Winckler, l'histoire de cette grand-tante qui donne son sang, et transmet à sa nièce l'importance de ce don.

" Je voudrais vous dire que je vous aime de tout mon coeur, et combien je suis sûr que les gens qu'on aime ne meurent jamais. Ils sont toujours là. Ils sont le doux et le sucré. Ils insufflent en nous le bon, le beau et le fort. Ils inspirent ce que nous sommes de franc, juste et vrai. Ils sont les bonnes décisions que nous prenons dans la vie. Ils sont le chocolat chaud qui nous attend au bas des pistes en hiver, le vent tiède sur nos joues au printemps ou le parfum qui monte du sol brûlant après la pluie en été. Ils sont le soignant qui relève le soigné, ils sont le fruit généreux et le cri des nouveau-nés?

Ils sont.
Certains jours nous vivons lâches, vils et méprisables.
Certains jours nous vivons généreux, superbes et triomphants : ces jours-là, nos morts sont derrière nous et nous poussent au sublime.
Ils sont ceux qui nous tiennent droits et qui transmettent au monde les bonnes directions du Monde."


[ Chronique ] • Air Froid • HP Lovecraft


Titre : Air Froid
Auteur : HP Lovecraft
Edition : J'entends des voix
Nombre de piste audio : 1 (durée : 00:25)
Genre : Fantastique, Horreur

Résumé :


Un jeune homme frileux, récemment installé dans un appartement new-yorkais, fait la connaissance d'un vieil homme qui apprécie particulièrement le froid...

Mon avis :

J'ai renouvelé l'expérience du livre audio. J'ai d'abord écouté la nouvelle, puis je l'ai écouté une nouvelle fois en lisant l'histoire sur la liseuse. 
Je n'étais passé à côté que d'un seul détail, et qui avait quand même son importance, étant donné que c'était le dénouement final.
J'ai trouvé cette fois-ci le lecteur bien moins intéressant. Un ton monotone et monocorde, sans émotion ni expression.. Quant à l'histoire, c'est bien la première fois que je lis quelque chose d'aussi vieux (1926) et que je l'apprécie.
Une nouvelle froide et glaçante, qui va à merveille avec la météo actuelle.

Je suis très tentée par poursuivre ma découverte de l'auteur avec d'autres lectures.