jeudi 29 novembre 2018

[ Chronique ] • Ecoute-moi bien • Nathalie Rykiel



Titre : Ecoute-moi bien
Auteur : Nathalie Rykiel
Nombre de pages : 157
Genre : Biographie, Mémoires
Edition : Le livre de poche


" Il faut avoir une musique en soi pour faire danser le monde. La musique est là,  Viens ma mère-veille ma légende mon enfant mon amour, viens maman, mets tes talons les plus hauts, tes chaussures les plus rouges, viens, on dansera maintenant ... "


Résumé :


« Je souris, j’y pense, tu te voyais peut-être l’héroïne de mon roman, le roman de ma vie…
En voici une version. C’est ton cadeau. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot maman. On partage. Mon sujet ce n’est pas toi, c’est nous. Nous deux. »



Mon avis :



" Dis, moi non plus je ne sais pas, à combien de mois d'années d'heures de la mort sommes-nous maman ? Je voudrais savoir. De la vie, on sait. Mais de la mort - à combien de temps de la mort sommes-nous ? Que nous reste-t-il, que nous reste-t-il ensemble ? Ca fera mal, après. Je voudrais me préparer, me protéger, mettre quelque chose autour de nous, si je pouvais au moins mettre quelque chose autour de moi ... "



Un grand Monsieur que j’affectionne particulièrement a dit un jour qu'il n'y avait aucun chagrin qu'un livre ne puisse guérir, alors oui, je suis d'accord ! Parfois, on se retrouve un beau matin, en se posant un milliard de questions sur sa vie, ses projets professionnels, ses ambitions, ses envies de foutre le camp et changer de pays, puis on traîne sa nostalgie comme un boulet de canon tout au long de la journée... Et ce jour-là, j'ai traîne mon boulet jusque devant ma bibliothèque et j'ai attrapé le premier livre qui était susceptible de me faire envie parmi ma loooooongue liste de livres à lire.

Sans percuter dans un premier temps sur le nom de l'auteur, j'ai commencé à lire, sans m'arrêter, j'ai aimé ce que j'ai lu, tellement aimé. Cet amour d'une fille pour sa mère qui devient la propre mère de la sienne d'ailleurs, et puis j'ai compris ... J'ai compris qu'il s'agissait de Sonia Rykiel, créatrice Haute Couture, j'ai compris que dans la vie le hasard n'existait pas, et j'ai surtout compris que le choix de ce livre au pif, était la réponse à mes questions. Merci fabuleux "hasard".



Nathalie Rykiel se livre sur l’avant, le maintenant et l’après, sur les coulisses de leur relation, cette relation envahissante qui ne laisse pas beaucoup de place, pas beaucoup d’air. « Ma mère, c’était mon enfant, elle m’appelait maman ».



C'est un ode à l'amour, un amour puissant entre une fille et sa mère. Une mère battante et indépendante, une mère égoïste et pourtant si généreuse, qui a fait tourné la tête de plus d'un homme, une femme avant d'être mère, mais aussi l'histoire d'une femme que la maladie a emporté il y a deux ans. Une mère caractérielle qui n'en faisait qu'à sa tête. Une fille aimante, une fille qui devient mère et une mère qui devient fille. C'est l'histoire de la mode, l'histoire d'un couple mère-fille. L’histoire du lien très fort qui les unit et les sépare aussi. Elles s’appellent tous les jours, déjeunent ensemble, habitent dans le même immeuble, juste au-dessus l’une de l’autre. Jamais loin l'une de l'autre, jamais ...


" Je t’ai donné tout mon amour et j’ai pris tout le tien. "


La plume est simple, légère, sans encombre, pas de ponctuations inutiles, les mots sont posés là, tel quel, à l'état brut ..

On dévore avec amour, plaisir et curiosité la vie de cette femme, sans pour autant se sentir voyeuriste. J'ai aimé l'écho que ce livre a fait en moi, j'ai aimé la multitude de sentiments que j'ai ressentie, j'ai aimé la douceur et la tristesse qu'il dégage, j'ai aimé ce que j'ai lu, j'ai aimé ce qu'il m'a apporté ..



" Aujourd'hui, je ne suis qu'orpheline et je me sens veuve, encore pleine de toi. Il me manque aussi ce mot, ce mot qui fait défaut à notre langue, peut-être parce que cette douleur est au-delà de l'énonçable, celle d'une mère qui perd son enfant.


J'ai perdu ma mère ma moitié ma crème et ma frayeur , ma beauté et ma douleur. Avec toi j'ai vécu le plus beau, j'ai connu le plus dur. "


Le mot de la fin ? Utsuroï



Ma note : 17/20


mardi 27 novembre 2018

[ Chronique ] • Les mille et une vies des Urgences • Baptiste Beaulieu et Dominique Mermoux




Titre : Les mille et une vies des urgences
Auteurs : Baptiste Beaulieu et Dominique Mermoux
Nombre de planches : 228
Éditeur : Rue de Sèvres
Genre : Bande Dessinée


Résumé

Baptiste est interne dans un service d' urgence. Celle qu'il surnomme la femme oiseau de feu voit ses jours comptés alors que son fils est coincé en Islande par un volcan au nom imprononçable. Baptiste n'a plus qu'un but, aider sa protégée à tenir jusqu'au retour de son fils. Pendant 7 sept jours, les journées du jeune interne sont rythmées par les moments qu'il passe à son chevet, à lui raconter toutes les vies de l'hôpital : les joies et peines des patients, les farfelus, les plus touchants, mais aussi la vie des internes et des infirmiers, leurs routines, leurs découragements, leurs amours parfois. Un témoignage rare et incroyablement touchant sur la terre méconnue mais essentielle que sont les urgences. Incontournable.


Mon avis :


J'ai acheté cette bande-dessinée, il y a un peu moins d'un an, et elle faisait partie des nombreux trésors de ma pile à lire.


C'est un peu par hasard (Ou pas ... Car finalement, "il n'y a pas de hasard, que des rendez-vous", disait Paul Eluard... ) que je suis donc tombée dessus et j'ai alors décidé de me replonger dans les mille et une vies des urgences.


Je crois que je pourrais acheter cette histoire en 1 000 exemplaires et sous tous les formats qui existe tellement je l'aime. J'ai pris un réel plaisir à retrouver Baptiste, et ses personnages tels que pocahontas, miss frottis ou encore le chef viking.


Les dessins sont simples mais réalistes, et Dominique Mermoux, a reproduit à la perfection le roman de Baptiste Beaulieu. Tout y est, les sentiments, les personnages, les émotions, les phrases drôles et marquantes.


Je recommande cette belle bande-dessinée, pleine d'humanité, évoquant les liens soignants/soignés, les drôleries, mais aussi les tristesses du métier.


Alors voilà, Baptiste reste l'un de mes auteurs chouchou, et je me réjouis de le suivre depuis le début, et surtout, d'avoir le même âge que lui, ce qui veut dire, que j'ai encore un milliard de choses à découvrir de cet homme extraordinaire. Merci à lui de nous faire beaucoup de bien à travers ses écrits.


Je vous retrouverai bientôt sur la chronique de son dernier livre, que j'ai forcément acheté sans grande résistance.



Mon avis sur la version roman ici

Ma note : 20/20







lundi 26 novembre 2018

[ Chronique ] • Les carnets de Cerise et Valentin • Joris Chamblain et Aurélie Neyret



Titre : Les carnets de Cerise et Valentin (HS1)
Auteur : Joris Chamblain & Aurélie Neyret
Editeur : Editions Soleil (Métamorphose)
Nombre de planches: 56
Genre : Bande-Dessinée


Résumé :


Premier album spin-off des Carnets de Cerise, Les Carnets de Cerise et Valentin propose une histoire à deux niveaux de lecture autour de la peur de l’inconnu.

Valentin – tout comme Cerise, sa maman et le papa de Valentin – s’apprête à partir pour un long voyage autour du monde. Mais il n’a que sept ans et ce voyage lui fait un peu peur.
Pour tenter d’apaiser cette angoisse, Cerise et lui ont imaginé une histoire d’extraterrestres : dans la nuit du 18 août, Toloh-Tim a atterri dans le jardin. Il veut fuir une mission spéciale qu’il devait accomplir. Mais laquelle ? C’est ce que les agents spéciaux Cerise et Valentin devront découvrir.



Mon avis :

Aoutch ! Parfois, il faut savoir s’arrêter à temps ... Je suis tombée de haut. Quelle déception dans cette série que j'ai toujours aimée.

Pour ceux qui me suivent depuis 4 ans déjà, vous devez savoir à quel point, les carnets de cerise, c'est LA bande-dessinée que j'affectionne tout particulièrement. Alors imaginez ma joie, quand j'ai su qu'il y aurait un tome supplémentaire alors que l'auteur avait décidé qu'il arrêterait après le tome 5. 

Et bien, je suis hyper déçue. Cerise n'est plus tellement présente dans ce tome, les merveilleuses planches de dessin non plus, à la place, Valentin, le fils du compagnon de la maman de cerise, et des pages de carnets. De nombreuses pages du carnet de cerise. Voilà.

Il reste néanmoins cette petite morale qui a toujours été présente dans les carnets de cerise, mais je reste tout de même déçue.

Comme un pressentiment que le nombre de planches s'est amoindri par rapport aux autres tomes. Je l'ai vite lu, et vite oublié.

Comme un sentiment de travail bâclé. Je suis restée sur ma faim avec ce petit goût d'amertume. Une impression que ce tome est créé comme ça un peu au hasard, pour continuer à faire vivre cerise, mais le cœur n'y est plus. Alors oui, parfois, il vaut mieux s’arrêter et laisser les gens tristes d'une belle fin, plutôt que les décevoir avec un tome qui n'est pas à la hauteur des cinq autres.


Ma note : 13/20

vendredi 2 novembre 2018

[ Chronique ] • L'étrange univers du schizophrène • Sophie Chrizen


Titre :  L'étrange univers du schizophrène 
Auteur : Sophie Chrizen
Nombre de pages : 160
Genre : Psychologie
Editeur : Les chemins du hasard


Résumé :

Sophie Chrizen est l'anagramme de schizophrénie. Qui soigne le mieux la maladie, est-ce réellement le psychiatre ? L'auteure se met en scène mais dresse également un portrait lucide et critique de la prise en charge des malades, évoquant ses vingt années de maladie, mais également son brillant parcours étudiante. À la fois roman et auto fiction, L'étrange univers du schizophrène embarque le lecteur de manière très romanesque dans un univers mal connu et pris en charge très partiellement, à grands coups de médicaments.

Mon avis :


Accepteriez-vous d'être constamment bourrés de médicaments sans savoir de quoi vous souffrez ? Sophie est malade, elle doit être soignée. Mais qu'elle est ce mal qui la ronge ? Pourquoi ne lui dit-on pas clairement de quoi elle souffre ? Pourquoi faut-il taire tout ceci ? 



"J'avais du mal à digérer qu'on soignât une anomalie que l'on ne nommait pas, par des poisons dont on ne connaissait pas grand chose."




Elle décide de consulter une psychiatre concernant ses phobies, peurs et psychoses. En effet, elle a souvent l'impression d'être suivie, ou encore d'être responsable de tous les drames qui arrivent dans le monde. Sophie n'arrive plus à distinguer ce qui est réel de ce qui ne l'ai pas, mettant parfois sa propre vie en danger à cause de cette peur constante qui lui bouffe le cerveau. Et puis ces petites voix qui font écho tout le temps ? Est-ce dans sa tête ? Sont-elles réelles ? Finalement, elle s'enferme petit à petit dans un mutisme et un silence total puisque même avoir une simple discution avec quelqu'un lui provoque d'atroces souffrances.


Je remercie chaleureusement Sophie, à qui je tire mon chapeau pour cette histoire qu'elle a traversé, puisque ici, sous le principe d'une auto-fiction, elle nous décrit ses années de galère face à cette maladie qui est encore très peu connue : la schizophrénie. Personne n'en parle, personne ne l'explique et ne la comprend. Les spécialistes tentent de mettre des mots sur des maux, de reconnaître des symptômes, puis n'arrivant finalement à rien, décident d’assommer les patients à coup de cachets et de séjours en hôpital psychiatrique.



Ce livre est bouleversant, quelque peu perturbant et dérangeant, mais il réveille également en moi une profonde colère contre ces spécialistes qui n'ont qu'un seul foutu mot à la bouche : Antidépresseurs, Antipsychotiques, Neuroleptiques. Des médocs, encore et toujours des médocs .. C'est vrai quoi !! Vous avez remarqué que dès qu'une personne fait une légère (ou moins légère) dépression, on la colle sous cachets ? Et puis pas un petit paracétamol, non, un gros truc bien lourd qui fait qu'elle passe ses journées totalement amorphe et ensuquée sans savoir vraiment qui elle est, où elle habite et ce qu'elle est censé faire ! Un peu de " Tienmax" par-ci, de "Jesperidone" par là. Puis la séance d'après on augmentera les doses, et puis surtout "Prenez bien vos cachets Sophie !". Comme s'ils lui disaient à la place "Surtout ne luttez pas hein, continuez de vous enfoncer profondément un peu plus chaque jour ! Grace à ces prescriptions et votre état, nous allons partir aux Seychelles en vacances cette année ! "


" Deux ans de consultations avec une unique réponse à n'importe laquelle de mes questions, la panacée universelle : les cachets ! "


Ce livre est très étrangement constitué, et pourtant, lorsque l'on y réfléchit bien, pas tant que ça. Nous avons Sophie Chrizen (anagramme de Schizophrénie) qui va voir la psychiatre Sophie, qui n'est autre qu'elle-même finalement. Nous plongeons alors dans cet enfer qu'est devenu son cerveau, entre une Sophie saine et une Sophie malade, et ce dédoublement de personnalité, qui finalement lui sauvera la vie. J'ai perdu pied, à de nombreuses reprises, puis j'ai réussi à sortir la tête de l'eau, mais jamais, je ne pourrais oublier un instant, le vécu et le ressentit de Sophie, face à cette maladie, dont on tait le nom et que l'on croit savoir traiter uniquement à coup de médicaments.



Non ce n'est pas une fiction, ni un roman, c'est simplement l'histoire d'une femme forte qui est sortie indemne de l'étrange univers du schizophrène, et ce, seulement grâce à elle-même ! Personne ne peut être plus à même de parler de cela que quelqu'un qui l'a déjà vécu.



" De toute façon, je ne comprenais pas pourquoi j'étais suivie par cette psychiatre. Rien que le terme " être suivie" me faisait peur. C'est flippant d'être suivie ! J'étais suivie et pourtant, dans mon rétroviseur, jamais je ne l'avais remarqué. C'était un suivi des plus discrets. Parfois, j'y croyais : un véhicule derrière moi, un passant qui empruntait la même route, me faisaient croire, que oui, j'étais suivie. Je me perdais pour essayer de les semer, et constatais au final qu'ils n'étaient pas après moi. "



"Aider tous ces gens, m'avais donné, une décennie durant, le prétexte d'oublier de prendre soin de moi et la paille dans leurs regards m'était plus facilement observable que la poutre qui obstruait mon objectivité sur moi-même."



Je ne noterai pas ce livre, car qui suis-je pour noter le combat d'un être humain face à la maladie ?! Si vous êtes curieux, alors je vous recommande de lire l'histoire de Sophie.


Interview de l'auteur :

Bonjour Sophie, j'ai pour habitude de poser toutes sortes de questions aux auteurs. Mais aujourd'hui, je n'en ai pas envie. Je préfère vous laisser le champ libre pour vous exprimer sur ce que vous désirez : votre livre, pourquoi l'avoir écrit, votre rôle de marraine auprès de personnes en souffrance, comment est votre avenir actuellement ou encore est-ce que vous prévoyez d'écrire un nouveau roman ? Quelques idées pour vous aiguiller, si besoin, sinon vous avez le champ libre. Je vous remercie pour m'avoir contacter et fait confiance et je vous souhaite une très belle continuation.



Chère virginie, je vous remercie pour cette chronique. Ce que je souhaitais avec mon livre c’est que des gens non impliqués comme vous puissent se rendre compte de ce qu’est vraiment la maladie psychique, jusqu'à éventuellement ressentir en profondeur à la lecture l’égarement, la rapidité et l’omniprésence des pensées désordonnées qu’ordonne la folie. Qu’ils puissent aussi entrapercevoir la profondeur des âmes puisque les schizophrènes sont dans l’obligation d’explorer les tréfonds de leur intériorité et de leur rapport aux autres et au monde, condition indispensable pour une rémission. Pour la forme j’espère y avoir mis assez de clarté, d’humour et de légèreté pour faciliter l’appréhension de notions complexes et pourtant universelles et rendre cet ouvrage accessible à tous.

mardi 23 octobre 2018

[ Chronique ] • Le courage de partir • Barbara Kaufman


Titre : Le courage de partir
Auteur : Barbara Kaufman
Nombre de pages : 340
Éditeur : ESI Romans
Genre : Roman coach, Développement personnel, Contemporain


Résumé :

Amoureuse d'un manipulateur Après huit ans de vie commune et deux enfants, Jeanne aime son mari comme au premier jour. Ou peut-être aime-t-elle l'image qu'elle se fait de lui. Car la sensation d'enfermement et les crises d'angoisse chroniques se font de plus en plus envahissantes. Et Jeanne se retrouve confrontée à une question déchirante : se pourrait-il qu'Antonio, son compagnon et père de ses enfants, qui n'a rien perdu de son charme, soit la source de ce mal-être ? Lorsque les termes « manipulateur » et « pervers narcissique » s'immiscent dans la vie de Jeanne, son existence se transforme en un immense point d'interrogation. Quelle est la frontière entre amour et emprise ? Jeanne va devoir trouver la force de se libérer, de se relever pour, enfin, se reconstruire.



Mon avis :



Comme chaque Masse critique, je tiens à remercier chaleureusement Babelio pour leur confiance, ainsi que les éditions ESI Romans.


C'est la première fois que je reçois un roman coach, et je trouve le concept très intéressant et original. D'abord, une histoire de 250 pages, puis une centaine de pages de coaching et d'analyse. Je préfère finalement ça, aux romans de développement personnel, où il y a des conseils à toutes les pages, et finalement, on en oublie la moitié au fur et à mesure de la lecture. Là, la partie coaching est regroupée à la fin du livre et il est donc plus facile d'y revenir.





Ici, notre personnage principal, Jeanne, une jeune femme qui travaille dans une maison d'édition, maman de deux enfants, et épouse d'Antonio, se découvre petit à petit un mal-être rien qu'à recevoir l'appel téléphonique quotidien de son mari. Pourtant elle est toujours folle amoureuse de ce dernier, mais tout de même, elle se sent étouffée, inexistante, des crises d'angoisses sont de plus en plus fréquentes. Puis petit à petit le malaise s'étend à la présence de ce dernier, qui est toujours en colère, énervé contre la terre entière, incohérent dans ses propos, agressif, cynique, cinglant, moqueur, rabaissant, etc. ...




On suit vraiment la progression du comportement de Monsieur sur son épouse mais aussi sur les enfants, et surtout la prise de conscience de sa Jeanne petit à petit. D'un point de vue extérieur, en lisant donc ce roman, le comportement de Tonio, comme Jeanne le surnomme, est très flagrant, mais lorsque nous sommes confrontés à ce genre de personnage, il est très difficile de s'en rendre compte et surtout de se détacher de cette emprise qu'il peut avoir. C'est pour eux un travail de longue haleine.





Dans ce roman, Jeanne a donc la chance d'être entourée par ses amis et sa famille, et pourra donc probablement se sortir plus facilement de cette galère que certaines femmes qui sont victimes depuis des années de pervers narcissiques sans même parfois s'en rendre compte. C'est un livre que je conseille vraiment à toutes ces personnes, qui sont victimes de pervers narcissiques et manipulateurs, et qui le savent, bien entendu.

Pour avoir été la victime d'un de ces tarés, il est très difficile de donner un avis impartial sur ce livre.





Ma note : 16/20



"Ce n'est pas mon mal-être qui m'étouffe, c'est la constatation que je le traîne tel un boulet depuis des années. Chaque fois que je regarde à l'intérieur de moi, je vois Tonio qui me rit au nez et çà me déchire de l'intérieur.
Les larmes qui coulent sur mes joues se mêlent à la pluie. Le ciel pleure en écho..."








vendredi 5 octobre 2018

[ Chronique ] • La fête continuera sans toi • Théo Lemattre


Titre : La fête continuera sans toi
Auteur : Théo Lemattre
Edition : Autoédité Amazon Kindle
Genre : Contemporain


" On ne dit qu'aux morts qu'on les aime, mais il ne sont plus là pour l'entendre "



Résumé

Les amis, c’est comme une deuxième famille. Mais que se passe-t-il lorsque l’un de la bande disparaît brutalement ?
Valentin, Ashley et Puja apprennent la tragique nouvelle par une belle journée d’été.
Plus rien d’autre ne compte désormais que de rendre un dernier hommage à cette amie disparue. En dépit des lois du pays, en dépit de leurs proches, en dépit même de leurs propres vies, tous les trois vont partir pour un road-trip aussi dangereux qu’improvisé en terre inconnue.
Quelles relations entretenaient-ils vraiment avec cette amie commune ?
À travers le doute, l’espoir et le deuil, tous les trois vont comprendre que l’amitié n’est pas seulement une béquille, mais aussi un pansement.


Mon avis : ♥♥♥



C'est avec la plus grande fierté que je vous livre, en avant-première, mon avis sur ce petit bijou. J'ai eu la chance, de pouvoir lire en avant-première, le nouveau roman de Théo Lemattre, qui sort ce jour, Vendredi 5 octobre 2018 sur la plateforme Amazon Kindle.


Les amis sont une famille que l'on se construit. Si l'on ne choisit pas sa famille, alors on choisit ses amis... Et un jour, ils deviennent notre famille ...

Je suis littéralement tombée en amour pour cette bande d'adolescents, qui, à quelques jours de passer leurs épreuves du Bac de Français apprennent une dramatique nouvelle. À la veille de commencer leur semaine d'examens, Valentin, Ashley et Puja, apprennent le décès tragique de leur meilleure amie Mathilde.

Les parents de cette dernière, ont dû déménager pour raison professionnelle au Portugal, et Mathilde n'a donc pas pu finir sa scolarité avec ses amis. Lorsque les trois acolytes apprennent son décès, le sol s'ouvre sous leur pied, et ils n'ont alors qu'une idée en tête, filer en douce au Portugal et rendre un dernier hommage à Mathilde. Mais leur road trip ne se fera évidemment pas sans embûches.

J'ai trouvé un réel progrès dans l'écriture de Théo, les personnages sont très attachants, touchants et drôles. Je suis passée, réellement du rire aux larmes, j'ai suivi de près leur road trip que j'ai d'ailleurs adoré.


C'est véritablement un coup de cœur. C'est une lecture qui est à la fois belle et douloureuse, remplie d'amour et de tristesse, c'est une vraie leçon de vie, un bol d'air frais.

On sent que les mots ont été choisis avec précaution et qu'ils résonnent au plus profond de notre être. Ou plutôt, qu'ils résonnent au plus profond de l'auteur. Ce livre n'est pas écrit au hasard. Théo a choisi cette histoire, pour dire adieu à un ami. Et cette sincérité dans les mots qu'il choisit, qui nous fait du bien. "J'ai tendance à dire que la vie est un tableau et que les personnes qui le composent en arrière-plan sont un petit peu notre paysage à nous. Une partie de la toile de mon paysage s'est déchirée."


Et vous ? Que seriez-vous prêts à faire par amitié ?



Ma note : 20/20

Quelques extraits :

" Il est insupportable de porter des vêtements et pourtant, se trimbaler dans le plus simple appareil, c'est la meilleure façon de transpirer comme un bœuf en train de faire du squash en col roulé. Et pour en finir avec les comparaisons peu glorieuses - mais qui pourtant sont on ne peut plus vraies - : je bois plus d'eau qu'une pelouse en Bretagne et je pisse comme une vache. Je n'en peux plus, je passe ma journée à faire le circuit du triangle des Bermudes : frigo, bureau, pipi. C'est un cycle sans fin. "

" Il suffit d'aller chercher son pain à la boulangerie, le matin, celle qui fait front à l'épicerie - à peu près jamais ouverte et dont les prix avoisinent ceux de la Suisse - pour se rendre compte que les rumeurs courent aussi vite que Kylian Mbappé en coupe du monde. C'est presque s'il ne faut pas regarder à  droite et à gauche avant de traverser, histoire de ne pas se faire renverser par le dernier ragot en date."

" Je ne me serais pas imaginé prendre autant de risques. Je crois que la mort a de super-pouvoirs sur chacun d'entre nous. Elle nous transforme en profondeur. Elle change nos traits de caractère et métamorphose nos certitudes en doutes et nos peurs en puits de force. Je crois que je n'ai jamais autant puisé dans mes ressources que depuis la mort de Mathilde et pourtant, c’était il y a quelques jours à peine."

" Nous nous rendons compte ensemble à quel point le deuil est une épreuve beaucoup plus difficile qu'on ne le pensait. C'est douloureux. Douloureux comme se prendre les doigts dans la porte, comme se  taper un orteil sur le coin d'un meuble, comme faire une chute dans les escaliers et se faire une bosse au cœur. Mais surtout, un deuil, c'est accepter le vide immense que laisse la personne qui s'en va. C'est accepter que ce vide, ce manque au fond de nous, ne se remplisse plus jamais. Les gens sont irremplaçables. Qu'ils soient simples ou complexes, ils ont tous ce petit quelque chose qui fait qu'ils sont uniques et que, quoi qu'il arrive, on ne pourra jamais les remplacer "

mardi 11 septembre 2018

[ Chronique ] • Ce qui nous oppose nous unit • Théo Lemattre


Titre : Ce qui nous oppose nous unit
Auteur : Théo Lemattre
Edition : Autoédité
Nombre de pages : 227
Genre : Romance contemporaine




Résumé :


Quand tout nous oppose, il est souvent bien difficile de trouver un terrain d’entente.


Éloïse et Victor sont aux antipodes l’un de l’autre.

Elle, ouverte au monde et pleine de rêves, n’a d’ambition que dans le chant et la musique, ses raisons d'être depuis l'enfance.

Lui, renfermé et plus timide, passionné par les milieux financiers et politiques, ne jure que par la réussite sociale.

Ces deux-là, dont les routes n’auraient jamais dû se croiser, vont pourtant être amenés à se côtoyer bien plus souvent qu’ils ne le pensaient.

Leur rencontre va faire bien plus que bouleverser leur façon de voir le monde, elle va également leur faire découvrir le plus beau des cadeaux : la tolérance.




Mon avis :

Pendant ces 230 pages, nous allons suivre précisément quatre jeunes étudiants. Victor, Charlotte et Maxime, qui sont en fac de sciences politiques, et puis Éloïse, qui est en fac de lettres.


L'histoire se déroule à Montpellier, ville que je ne connais absolument pas et qui pourtant se trouve à deux heures de chez moi.


L'auteur décrit tellement à la perfection cette ville que l'on s'y croirait. Et c'est à se demander s'il n'y vit pas pour pouvoir aussi bien la décrire.


N'ayant pas fait de Fac, je ne connais pas particulièrement les mentalités, mais on y retrouve les clichés sur les étudiants en lettres un peu sbab sur les bords, et les étudiants de sciences politiques, fils/filles à papa, et cul coincé dans leur étroitesse d'esprit. Vous avez dit clichés ... ?! 


Charlotte, toujours tirée à quatre épingles et qui scrute les autres avec dédain. Victor, mon Dieu, ce Victor, mais qu'est ce qu'il peut être désagréable, le genre de garçon issu de la bourgeoisie, toujours sur son 31, incapable de décrocher plus de trois mots, et encore moins un sourire (Seulement quand il se brûle... Et encore). Monsieur, je sais tout, j'ai tout vu, tout pondu ! Détestable à souhait ! Puis nous avons Éloïse, Louise pour les intimes, jeune artiste avec des rêves plein la tête, elle, ce qu'elle veut, c'est devenir chanteuse, comme sa mère. Elle est totalement à l'opposé de Victor, elle a des pensées et idées libres comme l'air, des cheveux rouge et un petit, je ne sais quoi qu'il n'explique pas.

Quant à Maxime, c'est lui plus simple de tous. Un "Monsieur Tout le monde" dans cette drôle de bande.


Et pourtant, si tout oppose Victor et Louise, ne dit-on pas que les opposés s'attirent ? Arriveront-ils un jour à s'entendre et à mettre de côté leurs différences ?


La plume de l'auteur est simple,fluide, naturelle. Elle glisse toute seule sur la feuille et en lisant ces pages, on pourrait presque l'entendre nous raconter l'histoire, parce que l'écriture de Théo, c'est un peu ça .. Il nous conte l'histoire de ses personnages .. C'est comme un murmure à l'oreille. 


De mon point de vue, j'aurai vraiment souhaité quelques pages en plus. L'histoire s'arrête trop rapidement. On a, à peine le temps de la savourer qu'elle est déjà terminée. Mais nous savons tous, que toutes les belles histoires ont une fin ... Et ce livre témoigne un joli message de paix et de tolérance. À vous de découvrir lequel ...



Ma note : 17/20


Interview de l'auteur :


Bonjour Théo, merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.


• Depuis quand écris-tu-? Et quel age as-tu si cela n'est pas indiscret ? 

J’écris depuis mes 14 ans, et je n’ai jamais arrêté depuis! ( Petit coquin, tu ne réponds pas à la question sur ton âge ! - On ne demande pas l'âge d'un jeune homme, enfin 😉 )

• Pourquoi avoir décidé de présenter tes livres en auto-édition ? Tu n'en es pas à ton premier roman, peux-tu faire un rappel pour les lecteurs sur le nombre de romans que tu as déjà publié ?

Par simplicité, et aussi parce que c’est un peu difficile de se faire éditer en passant par un comité de lecture, aujourd’hui. Alors, j’ai préféré tenter ma chance en auto-édition après un énième refus traditionnel. Pour ce qui est des romans, j’en ai 12 sur la plate-forme.

• Es-tu écrivain à plein temps ou fais-tu autre chose à côté ?

J’ai la chance d’être auteur à plein temps.

• Quels sont tes futurs projets ?

Des livres ! Beaucoup de livres même si le temps me manque ! Et aussi des vidéos, parce que je n’en fais pas assez…


• Pourquoi avoir choisi ce sujet ? Comment est venue l'idée ? Connais-tu Montpellier pour décrire la ville avec autant de précision ?

C’est une petite fée qui m’a donné l’idée. Une petite fée qui vit avec moi tous les jours, qui m’aide et me supporte (le plus difficile, sans doute). Pour ce qui est de Montpellier, j’y vis, donc… Je m’en sors pour les description (très belle ville, au passage) !

• Un prochain livre doit bientôt sortir, peux-tu nous en dire d'avantage ? Quand ? De quoi parle-t'il ?

Le prochain livre sort bientôt, en effet ! Je ne dis pas quand, je ne dis rien du tout mis à part qu’il y aura : beaucoup de peine, un deuil, un road-trip et des amis. C’est peut-être un peu bizarre, dis comme ça…


• Un petit mot pour la fin ?

Lire des livres parce que lire délivre (je ne connais pas l’auteur mais j’adore la citation).


• Merci pour l'échange et pour ta confiance, je te souhaite une bonne continuation pour la suite.





mardi 4 septembre 2018

[ Challenge ] • Pumkin Autumn Challenge 2018





Hello amis lecteurs,



Et voilà que le mois de septembre vient tout juste de démarrer, et pour nous amis des livres, il signifie beaucoup. Tout d'abord, il signifie Automne qui arrive, froid qui s'installe, boisson chaude et plaid douillé ! Il signifie aussi Halloween, vampires, sorcières et légendes, et j'ai donc décidé cette année, de reprendre les bonnes vieilles habitudes avec un CHALLENGE !!


Bon comme à chaque fois, me direz-vous, je suis à la bourre ! Si le challenge a bel et bien commencé le 1er septembre, je me réveille et publie mon article le 4 ! Voilà ! Tout va bien !! Ahaha


Cette année, j'ai donc choisi de participer au PUMKIN AUTOMN CHALLENGE que j'ai découvert grâce au " Terrier de Guimause " (Vidéo Youtube explicative ici)







Voilà déjà un premier aperçu de ce joli petit challenge. 
Ci dessous, vous trouverez donc les menus !







J'ai donc choisi l'option 2 avec : Une faim de Loup-garou !

Pourquoi ? Parce qu'aucun menu ne me donnait une entière satisfaction, puis parce que j'aime bien piocher à droite et à gauche ce qui me plaît. Ensuite, parce que comme à chaque challenge, j'ai beaucoup de mal à m'y tenir et que je lis la moitié de ce que je devrais. Donc je préfère cette fois-ci faire l'inverse, ne choisir que peu de livres, et rajouter des catégories au fur et à mesure.


Ce challenge dure trois mois, il a donc débuté début septembre et se terminera fin novembre.


Qu'est-ce que je vais lire ?



Menu Automne Frissonnant, je choisis donc " Le cri de la Banshee " avec deux thrillers.




Menu Automne douceur de vivre, je choisis donc " Pomme au four, tasse de thé et bougie " avec deux romans feel good.



Menu Automne ensorcelant, je choisis donc " Cristaux, tarots et encens " avec deux romans étranges et mystérieux. 



Et pour finir, dans le Menu Automne enchanteur, je choisis donc " au détour de Brocéliande " avec deux romans nature.



Voilà, cela fait donc un total de 8 livres sur trois mois, j'espère vous retrouver fin novembre avec un bilan (pour une fois) plus que positif.

Je vous souhaite une belle rentrée et de belles lectures à venir.

Livresquement vôtre !