dimanche 6 septembre 2026

[ Chronique ] • Amitiés assassines • Jeneva Rose

 

Amitiés Assassines

• Jeneva Rose



Titre : Amitiés Assassines
Auteur : Jeneva Rose
Editeur : Editions pocket
Nombre de pages : 425
Prix : 9.60 €
Genre : Thriller domestique


Résumé :

Argent, sexe, trahison : l'amitié entre femmes peut être mortelle.

Buckhead, Atlanta. Un quartier chic avec ses voitures de luxe, ses immenses demeures et son salon de beauté. Un établissement raffiné ? Oui, jusqu'à ce que Shannon, l'ancienne meneuse de cette petite communauté privilégiée, soit larguée sans ménagement par Bryce, son mari politicien. Alors qu'elle décide de se venger, trois autres femmes – Crystal, Olivia et Jenny – entrent dans l'arène. Le salon ne tarde alors pas à devenir un enfer sur terre. Parmi elles, l'une va finir par mourir. Mais laquelle ? Souvent, l'amitié est une affaire très complexe. Qui peut se révéler assassine…



Mon avis :


Autant ma précédente lecture a été un immense coup de cœur, autant celle-ci va clairement partir dans la catégorie des livres que j’aurai probablement oubliés d'ici quelques semaines. Je n’ai pas aimé Amitiés assassines. Et pourtant, je suis allée jusqu’au bout, principalement parce que je voulais savoir qui allait mourir et comment toute cette histoire allait se terminer. Mais en termes de plaisir de lecture, on repassera.

L’histoire nous emmène à Buckhead, un quartier particulièrement huppé d’Atlanta où l’on suit plusieurs femmes gravitant autour de Glow, un salon de beauté très select. Shannon vient d’être quittée par son mari Bryce, politicien, qui l’a remplacée par Crystal, beaucoup plus jeune qu’elle. Olivia, qui attendait visiblement son heure depuis longtemps, compte bien profiter de la chute de Shannon pour prendre sa place dans cette petite hiérarchie sociale, tandis que Jenny, propriétaire du salon, se retrouve au milieu de toutes ces femmes et connaît une bonne partie de leurs secrets. Dès le début, on sait que l’une d’entre elles va mourir. Reste à savoir laquelle, pourquoi et comment.

Sur le papier, franchement, ça pouvait fonctionner. Des femmes riches, des secrets, des trahisons, de l’adultère, des rivalités, un meurtre annoncé et tout un petit microcosme où chacune sourit à l’autre tout en étant prête à lui planter un couteau dans le dos… Il y avait largement de quoi faire quelque chose de mordant et de très divertissant. Sauf que sur moi, ça n’a absolument pas pris.

Déjà, je n’ai réussi à m’attacher à aucun personnage. Mais vraiment aucun. Je les ai quasiment tous trouvés détestables, superficiels ou tellement caricaturaux que je n’avais finalement aucune raison de me soucier de ce qui pouvait leur arriver. Et quand on construit tout un thriller autour des relations entre quelques personnages, ça devient quand même compliqué lorsque le lecteur n’en a strictement rien à faire d’eux.

J’ai également trouvé tout cet univers très « cucul la praline ». On passe énormément de temps avec ces petites bourgeoises de Buckhead dont les préoccupations tournent autour de leur statut social, de leurs maris, de leurs apparences, de leurs rivalités et de leur salon de beauté où elles viennent se faire pomponner tout en se racontant les derniers ragots. Je comprends parfaitement que ce côté excessif et superficiel soit volontaire et qu’il soit censé participer au ton du roman, mais chez moi, il a surtout fini par provoquer un immense désintérêt.

Pendant ma lecture, j’ai beaucoup pensé à Desperate Housewives. On retrouve cette volonté de montrer derrière les jolies maisons, l’argent et les apparences parfaites tout ce qu’il peut y avoir de secrets, de tromperies, de jalousies et de coups bas. Sauf que là où Desperate Housewives arrivait à rendre ses personnages profondément imparfaits mais terriblement attachants, à mélanger le drame, l’humour noir et le suspense, ici j’ai eu l’impression d’en lire une pâle copie, beaucoup moins subtile et surtout beaucoup moins efficace. Pour moi, c’était un peu Desperate Housewives, mais en trois fois plus loupé.

Même le mystère qui aurait dû me tenir réellement en haleine n’a pas réussi à compenser le reste. Oui, je voulais connaître l’identité de la victime et découvrir l’issue de l’histoire, et c’est d’ailleurs essentiellement pour cette raison que j’ai terminé le roman. Mais il y a une énorme différence entre continuer parce qu’on prend plaisir à lire et continuer simplement parce qu’on s’est déjà tapé une bonne partie du bouquin et qu’on veut au moins savoir comment ça finit. J’étais clairement dans la deuxième catégorie.

Quant à la fin, elle ne m’a pas réconciliée avec le reste. Je comprends l’idée, je vois ce que l’autrice a voulu construire et je comprends aussi pourquoi certaines personnes peuvent trouver cette lecture addictive et divertissante. Mais personnellement, je suis restée complètement à côté. Je n’ai pas été surprise au point de me dire que toutes ces pages en valaient la peine, je n’ai pas refermé le livre avec cette satisfaction que peut procurer un bon thriller, et surtout je n’ai ressenti absolument aucun attachement pour cette histoire.

Ce n’est donc pas une lecture que je garderai particulièrement en mémoire et encore moins un livre que je recommanderais spontanément. Il aura au moins réussi une chose : suffisamment éveiller ma curiosité pour que j’aille jusqu’à la dernière page. Et puisque je l’ai terminé, je vais quand même lui accorder deux étoiles.

Mais clairement, entre lui et moi, l’amitié n’aura pas seulement été assassine : elle n’aura jamais vraiment commencé.

⭐⭐☆☆☆

[ Chronique ] • Ce qui dort sous le camélia • Claudie O. Wetterwald

 

Ce qui dort sous le camélia

• Claudie O.Wetterwald



Titre : Ce qui dort sous le camélia
Auteur : Claudie O. Wetterwald
Editeur : Editions du gros caillou
Nombre de pages : 456
Prix : 21 €
Genre : Roman dystopique et engagé


Résumé :

Elles sont 254, alignées sur les bancs des prévenues d’un procès extraordinaire. Des femmes de tous âges, de tous milieux, accusées d’avoir commis le pire au cours du Désastre. Parmi elles, il y a Lisenn Delors. Jamais on ne la soupçonnerait du moindre crime. Et c’est peut-être cela qu’on lui reproche le plus.

Pour la défendre, Rym Kettani, son avocate, replonge dans ses souvenirs de cette période sombre. Elle aussi y a survécu, mais le monde d’après semble encore pire.

Dans ce roman aux personnages profondément humains, Claudie O.Wetterwald nous confronte à nos propres dilemmes. Elle décrit avec finesse la fragilité d’une société quand survient le chaos et envoûte son lecteur jusqu’au mot fin.

Le destin de deux femmes qui devront lutter pour survivre au coeur du chaos. Une fresque bouleversante ! 


Mon avis :



⚠️ TRIGGER WARNINGS : viol, cannibalisme, mort et violences envers des animaux de compagnie, meurtres, violences physiques et violences faites aux femmes.

Il y a des livres que l’on apprécie, des livres que l’on dévore, et puis il y a ceux qui viennent nous chercher tellement profondément qu’une fois la dernière page tournée, on ne sait pas vraiment quoi faire de tout ce qu’ils viennent de remuer. Ce qui dort sous le camélia fait partie de ceux-là. Je crois même pouvoir dire, sans exagération, que c’est un chef-d’œuvre. J’ai pleuré plusieurs fois pendant ma lecture, j’ai été profondément en colère, et surtout, je n’ai pas réussi à considérer cette histoire comme une simple fiction que l’on referme tranquillement avant de passer à autre chose.

On y suit Lisenn et ses deux belles-filles avant, pendant et après le Désastre, cette immense panne qui fait brutalement disparaître l’électricité et, avec elle, une grande partie de tout ce sur quoi notre quotidien repose. Très vite, le confort, les communications, les habitudes et les certitudes s’effondrent. Et pendant toute ma lecture, je n’ai cessé de me demander ce qu’il adviendrait de nous si cela arrivait réellement demain. Combien de temps serions-nous capables de tenir ? Sommes-nous encore suffisamment débrouillards pour vivre dans un monde où il ne suffit plus d’appuyer sur un bouton, d’ouvrir une application ou de sortir sa carte bancaire pour obtenir ce dont nous avons besoin ?

Nous vivons à une époque où nos maisons deviennent de plus en plus connectées, où nous dépendons de nos téléphones pour nous orienter, communiquer, travailler, payer, nous informer ou simplement nous occuper. Nous avons accès à presque tout immédiatement et en quelques clics et nous avons fini par considérer cette facilité comme normale. Pourtant, que resterait-il de cette autonomie que nous pensons avoir si, du jour au lendemain, tout s’arrêtait ? Saurions-nous trouver de l’eau, produire de la nourriture, nous chauffer, nous soigner, nous protéger ? Et lorsque la survie commencerait véritablement à prendre le pas sur tout le reste, jusqu’où serions-nous capables d’aller ? Quelles limites morales conserverions-nous lorsque notre propre vie ou celle de ceux que nous aimons serait menacée ?

C’est cette proximité avec notre réalité qui m’a profondément terrifiée. Parce qu’évidemment, on peut refermer ce roman en se disant que ce n’est qu’une histoire apocalyptique. Pourtant, je n’ai pas réussi à me rassurer avec cette idée. Notre société est tellement dépendante de systèmes que la plupart d’entre nous ne maîtrisent absolument pas que la frontière entre un quotidien parfaitement ordinaire et un chaos généralisé me semble finalement beaucoup plus mince qu’on aimerait le croire. Et tout au long de ma lecture, cette pensée m’a accompagnée : on rigole de ce genre de scénarios parce qu’ils nous paraissent extrêmes, mais peut-être que certaines choses pourraient arriver beaucoup plus rapidement qu’on ne l’imagine.

Pourtant, aussi terrifiant soit le Désastre, ce n’est même pas la partie qui m’a le plus glacée. Ce qui vient après m’a peut-être encore davantage bouleversée. Parce que le monde finit par repartir. L’électricité revient, les réseaux sociaux reviennent, les institutions se reforment et une nouvelle organisation politique se met en place. Après tout ce qui vient d’être vécu, après la faim, la peur, les morts et l’effondrement d’un monde entier, on pourrait naïvement penser que l’être humain profiterait de cette seconde chance pour construire quelque chose de différent. Qu’une catastrophe d’une telle ampleur obligerait au moins à revoir nos priorités et à remettre en question certains mécanismes de domination. Mais ce n’est pas ce qui se passe.

Le pouvoir reprend sa place et avec lui reviennent la haine, le jugement, le contrôle et les vieux rapports de force. Plus de deux cents femmes sont jugées pour ce qu’elles ont fait pendant le Désastre. Et dans ce nouveau monde où la population a été décimée, le corps des femmes devient une nouvelle fois un enjeu politique. Il faut repeupler, alors leur droit à disposer librement de leur corps devient secondaire. Leur capacité à enfanter semble soudain appartenir davantage à la société qu’à elles-mêmes. Et je crois que c’est précisément à cet endroit que le roman m’a fait le plus mal, parce qu’il est impossible de lire cela sans penser au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Nous sommes en 2026 et il serait confortable de croire que les droits des femmes ne peuvent aller que dans un seul sens, celui du progrès. Pourtant, ces dernières années nous rappellent exactement l’inverse. Des droits que l’on pensait définitivement acquis sont remis en question ou supprimés dans certains pays, et les femmes comme les enfants restent encore terriblement exposés aux violences dans des sociétés où le patriarcat n’a certainement pas disparu. Il suffit parfois d’une crise, d’un changement politique ou d’un basculement idéologique pour comprendre à quel point certaines libertés peuvent être fragiles. Et c’est peut-être ce qui rend ce roman aussi dérangeant : il ne nous parle pas seulement d’un futur hypothétique. Il met en lumière des mécanismes que nous connaissons déjà.

Ce livre pose aussi une question qui me reste en tête depuis que je l’ai terminé : est-ce que l’être humain apprend réellement quelque chose de ce qu’il traverse ? J’aimerais répondre oui. J’aimerais croire qu’après avoir vécu une catastrophe pareille, vu mourir autant de personnes et assisté à l’effondrement de tout ce que nous pensions immuable, nous reconstruirions autrement. Pourtant, dans ce roman, dès que le monde recommence à fonctionner, les mêmes travers réapparaissent presque immédiatement, parfois sous une forme encore plus inquiétante. Comme si peu importaient les épreuves, les pertes et les avertissements : une fois la lumière rallumée, nous étions capables de reprendre exactement là où nous nous étions arrêtés.

Et puis il y a cette phrase, celle que j’ai immédiatement enregistrée parce qu’elle m’a littéralement transpercée : « Ces hommes-là nous détestent. On a sauvé leurs fermes, leurs maisons, leurs familles, leurs enfants. Mais nous leur avons fait le plus terrible des affronts. Nous avons survécu. »

Je crois qu’elle contient à elle seule une immense partie de ce que raconte ce livre. Ces femmes ont tenu lorsque tout s’écroulait. Elles ont protégé, nourri, construit, pris des décisions impossibles et survécu dans un monde où plus rien ne les protégeait. Et lorsque la société reprend ses droits, ce n’est pas seulement ce qu’elles ont fait que l’on juge : c’est aussi leur capacité à avoir existé et survécu en dehors des règles établies par les hommes.

Ce qui dort sous le camélia m’a profondément bouleversée parce qu’il est terrifiant, mais surtout parce qu’il est criant de vérité. Il parle de survie, de femmes, de domination, de violence, de pouvoir, de notre dépendance à une société que nous pensons indestructible et de cette étrange incapacité humaine à retenir les leçons de ses propres catastrophes. C’est le genre de roman qui laisse une trace, qui continue à poser des questions longtemps après l’avoir terminé et qui, pour moi, dépasse largement le simple plaisir de lecture.

Un immense coup de cœur. Un livre puissant, brutal, profondément humain et féministe, qui m’a fait pleurer autant qu’il m’a mise en colère et que je ne suis clairement pas près d’oublier.

⭐⭐⭐⭐⭐



vendredi 24 mars 2023

[ Chronique ] • La véritable histoire de Gaya Sharpe • Anne Steiger


La véritable histoire de Gaya Sharpe 

• Anne STEIGER




Titre : La véritable histoire de Gaya Sharpe
Auteur : Anne Steiger
Editeur : Editions Exergue
Nombre de pages : 329
Prix : 18 €
Genre : Contemporain, Spiritualité


Résumé :

Tous les ans, à date fixe, la nuit de son anniversaire, la petite Gaya Sharpe meurt pour renaître. Tout se passe en 71 minutes exactement, une année entière pour elle. Louis, son père, veuf inconsolable et oisif alcoolique, tente d'apprivoiser cette fillette aux pouvoirs stupéfiants et de l'élever comme une enfant " normale "... qu'elle ne peut pas devenir.
Anniversaire après anniversaire, jusqu'à l'âge de sept ans, il parvient tant bien que mal à réguler la puissance de Gaya, à comprendre ses chants miraculeux, sa troublante communication avec les plantes et les petits animaux, son lien céleste avec sa mère, morte en couches.
Louis découvre en réalité que les merveilleux talents de sa fille servent un projet élaboré en haut lieu : mener l'espèce humaine vers une prise de conscience que les tragédies accumulées rendent désormais impérieuse.


Mon avis :


Ma douce Gaya, tu as bien eu du mal à trouver le chemin de chez moi. Après trois mois à avoir tout fait pour te garder le plus longtemps possible auprès de moi, je te laisse enfin partir et retrouver ton monde des lumières.



Dès les premières pages, je t'ai aimé. J'ai pleuré, rigolé, pleuré. Un véritable ascenseur émotionnel.



Tu as marqué mon esprit et je ne suis pas prête de t'oublier.



Ce récit est narré par son "petit papa de la Terre", Louis Sharpe. Au moment de la naissance de Gaya, Louis se retrouve veuf avec son bébé en train de mourir dans ses bras. Après plus d'une heure, Gaya revient à la vie et se retrouve lourdement handicapée. Louis doit alors faire face à la perte de sa femme, mais aussi à la naissance de sa fille handicapée. Commence alors une longue et douloureuse bataille pour Louis entre la peur, l'amour, le deuil et l'abattement. À chacun de ses anniversaires, Gaya va de nouveau mourir pendant 71 minutes puis renaître, un peu plus transformée à chaque fois.



Gaya c'est cette grande petite fille. Grande par l'esprit, petite par l'âge, qui pendant ces 71 minutes va se connecter avec le monde de l'au-delà. Elle apprend et acquiert de la sagesse, afin de revenir sur terre, la transmettre aux hommes.



Gaya est pleine d'amour et d'humour et défend des causes qui me tiennent à cœur : l'amour des animaux et de la nature, le non-spécisme, elle remet en question le système scolaire qui n'est pas adapté à nos petites têtes blondes atypiques. Gaya c'est l'histoire d'une grande amitié avec Marnie. C'est la précieuse clé d'un lien inestimable entre son papa et sa maman. Mais c'est aussi une puissante histoire d'humanité.



Un livre comme on n'en lit pas souvent. Qui reste et se grave en nous à jamais. Je suis si heureuse d'avoir fait ta connaissance Gaya et j'espère vraiment pouvoir te retrouver un jour.





samedi 18 février 2023

[ Chronique ] • Glen Affric • Karine Giebel

 Glen Affric • Karine Giebel



Titre : Glen Affric
Auteur : Karine Giebel
Éditions : Plon
Nombre de pages : 768



Résumé :

Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n'ai pas de cervelle.

Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu'il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien.

Léo le triso. Léonard le bâtard.

Léo n'est pas comme les autres et il a compris que le monde n'aime pas ceux qui sont différents.

Alors ce qu'il aimerait lui, parfois, c'est disparaître.

Être ailleurs. Loin d'ici.

À Glen Affric.

Y rejoindre son frère qui est parti en Ecosse et n'en est jamais revenu. Un jour, lui aussi ira voir les cascades, les lacs, les vallées plantées de grands pins majestueux. En attendant, il accepte, et subit ce que ses harceleurs lui infligent. Mais jusqu'à quand ? Car si Léonard est une proie facile et résignée, tout être humain a ses propres limites...


Mon avis :

Si je devais renommer ce livre, il s’intitulerait « Injustice ». « C’est con la vie, hein, John ! »

 

Après plus de 19 heures d’écoute via audible studio, je « referme » Glen Affric, le cœur en mille morceaux. 💔

 

Ce soir, je viens de perdre mes frères, Jorge et Lennie. « Lennie, c'était un sourire d'enfant, un regard d'innocent et un cœur de géant. »

 

Glen Affric a marqué en moi, au fer rouge, la douleur de ces deux jeunes hommes.

 

On suit les aventures de Léonard, ce jeune garçon de 16 ans physiquement et de 8 ans d’âge mental. Suite aux sévices et maltraitances physiques qu’il a subies lorsqu’il était tout petit, il a un énorme retard mental, qui lui vaut les moqueries et le harcèlement de ses camarades de classe. C’est tout petit, à l’âge de 5 ans, que Lennie a été trouvé dans un fossé, par Mona, lorsqu’elle partait au travail.

 

« C’était le 6 novembre, répète-t-il doucement. C’était un jeudi…

C’était un jeudi matin, c’était le 6 novembre. Il pleuvait un peu, mais…

 Il ne faisait pas froid, dit Léonard avec un sourire de gratitude.

Non, il ne faisait pas froid. Je partais au travail, mais ma voiture n’avait pas voulu démarrer alors…

 Alors tu étais à pied, murmure l’adolescent.

Oui, je descendais à pied au village pour attraper un bus. Je marchais sur la route quand soudain, j’ai vu un petit garçon…

 Il avait environ cinq ans, il portait des vêtements sales et déchirés…

Il avait les cheveux longs, le visage plein de boue et de terre. On aurait dit…

 Un petit animal blessé. »


 

Elle l’aime comme une mère, alors elle a demandé à l’adopter, même si elle n’a aucune idée de ce que Léo a pu endurer.

 

Son autre fils, Jorge, victime d’une erreur judiciaire, a pris 22 ans de prison pour un double meurtre qu’il n’a pas commis. Il a clamé haut et fort son innocence, mais les preuves l’accablent, et c’est derrière les barreaux qu’il passera une bonne partie de sa vie.

 

Joseph, le mari de Mona et père de Jorge, n’a pas supporté l’incarcération de son fils et s’est pendu. « C’est con la vie, hein, John ! »

 

Cette famille, qui n’en est pas vraiment une, connaît déjà toutes les peines du monde. Ouai, c’est sacrément con et injuste la vie, John. Se remettront ils de toutes les horreurs et injustices qu’ils ont subies ?

 

En parallèle, nous découvrons l’histoire d’Angélique, devenue totalement mutique suite à l’accident de voiture qui a emporté ses parents. Elle vit chez son oncle, son bourreau, depuis leur décès. Et chaque jour qui passe est un véritable cauchemar pour elle. Quand verra-t-elle le bout du tunnel ?!

 

On aurait tendance à penser que rien ne relie ces personnages. Et pourtant…

 

Pas de « Happy End » chez Karine Giebel. Ce livre est un véritable page turner avec des personnages tellement attachants. J’aurais aimé avoir un petit frère comme Lennie, j’aurais aimé avoir un grand frère comme Jorge. Ils sont le courage incarné. « C’est ça le courage, John ! ». Une chose est sûre, ils resteront dans mon cœur et dans mes pensées un long moment.

 

Magistral coup de cœur, je ne suis rarement déçue avec Karine Giebel, même si la fin était prévisible pour une habituée de sa plume, je te recommande chaudement cette lecture.

 


 Ma note :

 20/20


mardi 14 septembre 2021

[ Chronique ] • Voyage au coeur de mon âme • Alexandra Célérault

 



Titre : Voyage au cœur de mon âme
Auteur : Alexandra Celerault
Illustratrice : Steffi
Editions : Leduc éso
Nombre de pages : 214


Résumé :

Plongez sans tarder dans l'univers d'une âme qui choisit de s'incarner et suivez son parcours terrestre dans ce magnifique roman graphique émouvant, inspirant et très connecté ! Enfin une façon simple, claire et compréhensible d'aborder des concepts qui peuvent paraître abstraits, mais qui par la magie du dessin de Steffi et des textes de Alexandra Célérault prennent sens sous nos yeux.

Voyage au cœur de mon âme propose un véritable voyage intérieur, au cœur de nos émotions et de nous-mêmes. Nous sommes tous en quête de bonheur et nous recherchons à « être bien pour vivre bien ». Mais savons-nous réellement qui nous-sommes ? Comment fonctionnons-nous intérieurement ? Ce livre puissant vous relie à votre âme et vous fait entrer au Cœur de la Conscience.

Un enseignement profond tant sous forme de dialogue, de guidance et de méditations qui nous emmène sans détour à expérimenter toutes les dimensions de notre être intérieur pour accéder à notre Source. Une perle qui parlera à toutes les âmes qui aspirent à un vrai changement dans leur quotidien.


Mon avis :

Quelle bien jolie création, signée "Leduc éso" ! Cet ouvrage est à la fois une bande dessinée, un journal de bord et un cahier d'exercices ! Je valide ce nouveau format pour cette maison d'édition.

Tu te demandes ce qu'est l'âme, l'incarnation, ou encore pourquoi tu es là ? Je t'invite à plonger dans "Voyage au cœur de mon âme" d'Alexandra Celerault. Tu y trouveras toutes tes réponses dans le format bande dessinée, et bien plus encore. Suis le cheminement intérieur d'Alice et de son âme, et part à la découverte d'astuces lumineuses, de méditations, d'exercices, ou encore des encarts à remplir avec tes idées et ressentis. Ce livre est pour moi accessible à tous, pour comprendre le parcours terrestre de notre âme.

Les planches sont variées, colorées, réalisées en numérique. C'est beau, c'est vivant, ça fait du bien. Tout y passe, la spiritualité, les croyances, la maison, la nourriture, le monde qui nous entoure... Une vraie bible de l'âme que je recommande chaleureusement, aux petits et aux grands.

Ravie d'avoir pu découvrir cet ouvrage, Merci ! Merci aux éditions Leduc, et Merci à l'auteure, d'avoir eu cette brillante et lumineuse idée.

















lundi 6 septembre 2021

[ Chronique ] • Viande à viol • Marine Peyrard




Titre : Viande à viol
Auteur : Marine Peyrard
Genre : Recueil autobiographique
Nombre de pages : 176
Editeur : Frison-Roche Belles-Lettres

 


Résumé :

Un recueil bouleversant sur l’expérience traumatique du viol et son après.
Une année, du 9 septembre au 9 septembre, à tenter de comprendre et de qualifier ce qu’elle a subi. De passer de coupable à victime, du statut de « celle qui ne dit mot consent » à celui de poupée de chiffon, tétanisée par la stupeur. Une année pour comprendre que l’on croit connaître l’autre, une année pour sortir de sa caverne intérieure. Marine Peyrard enchaîne les formes libres pour parler avec une grande justesse de la guerre que se livrent ses sentiments contradictoires en son corps usé, qui s’érige comme un rempart. Échange épistolaire contemporain, monologue intérieur, libération de la parole des autres comme miroir de sa propre souffrance… Le récit de
cette belle au bois dormant nous touche en ce qu’il lève le voile sur les acceptations quotidiennes, sur les petites résignations qui, piqûre après piqûre, vrillent un peu plus chaque jour la chair et l’âme.


Mon avis :


Il y a des lectures qui vous parlent, vous brisent, vous retournent, vous marquent le cœur au fer rouge. Et puis ce dernier se décroche et s'éclate au sol dans un fracas de larmes. Ne me secouez pas trop, je ne tiens qu'à une larme...


Viande à viol, récit autobiographique sur le viol, et l'après.  comment se sentir vivante dans un corps de morte, ou peut-être bien l'inverse...

Sur ce que les autres appellent " ça ", par honte, gêne ou peut-être pudeur.

Comment accepter que l'être qu'on a tant aimé a été à ce point capable de nous détruire et de nous briser. Comment vivre le deuil de ce que l'on a été et de ce que l'on ne sera plus jamais ? De ce corps qui a été détruit pour quelques minutes de plaisir non-mutuel, non consentit.
Comment continuer à vivre alors que dedans tout est mort et vide ?
Bouleversant témoignage qui me fait tellement écho.


" Parfois,
mon reflet me chuchote.

Tu es tellement habituée
au goût de la souffrance 
que tu paniques
dès que la vie commence
à te laisser entrevoir une autre saveur

Fais gaffe, 
tu es tombée amoureuse
de ta douleur."


C'est dur d'être une femme, putain t'as pas idée à quel point c'est dur, ça fait peur, c'est dangereux. Et à quel point la société laisse la peur régner. La culture du viol est partout. Alors nous n'avons d'autres choix que d'être fortes, d'être puissantes, ensemble. Soyons toutes des guerrières, des lionnes, celles qui mordront les premières. Et si nous ne faisions qu'une ? Pour nos mères qui ont déjà vécu, nos sœurs, et nos filles un jour... Un jour, il y aura le courage de parler, pour toutes celles qui n'y arrivent pas. Un jour ...


" Je ne pensais pas que c'était si du d'être une femme.


Je voulais lui répondre
que la vie à travers nos yeux
est un film d'horreur
que nous savons faire
des poings américains 
avec nos clefs
marcher silencieusement
pour vérifier 
les souffles derrière nous
changer de trottoir 
en sentant
des pas collés aux nôtres.

Survivre.

Nous sommes très fortes à survivre."

mardi 31 août 2021

[ Chronique ] • Métamorphose - Eveille ta conscience • Anne Ghesquière

 


Titre : Métamorphose - Eveille ta conscience

Auteur : Anne Ghesquière

Editeur : Eyrolles

Genre : Développement personnel, Podcast

Nombre de pages : 168 pages 


Résumé :

Dans son podcast Métamorphose, Anne Ghesquière nous offre chaque semaine l'occasion d'écouter de nombreuses personnalités inspirantes. Chaque épisode est nourri par une vision holistique de l'harmonie du coeur, du corps et de l'esprit. On y retrouve des invités de tous horizons comme Franck Lopvet, Camille Sfez, Laurent Gounelle, Maud Ankaoua, Christophe André, Natacha Calestrémé, Fabrice Midal, Stéphane Allix, Lili Barbery-Coulon, et bien d'autres.

Accessible et profond, ce podcast feel good est plébiscité par ses auditeurs et ses auditrices. Enregistré sur un ton intimiste, il est propice à l'intégration de nouvelles expériences et connaissances.

Les extraordinaires interviewés s'interrogent avec liberté sur la nature humaine, le sens de la vie, les liens entre les humains, l'amour, le bonheur, la joie, Dieu, les passerelles entre le visible et l'invisible...

Dans ce premier livre issu du podcast, revivez la magie de 33 rencontres authentiques grâce à des extraits où vous retrouverez la quintessence du message de l'invité, des citations éclairantes et des illustrations pour bien intégrer les concepts.

Des sujets universels sont ici explorés par nos passeurs de lumière, notamment les thèmes liés à la connaissance de soi, à la quête de sens, à la spiritualité et à la conscience, toujours dans la bienveillance et la transparence.

Ces entretiens vous livreront des clés uniques pour poursuivre vos chemins de métamorphose


Mon avis : ♥♥♥

Mais quelle merveille de livre ! C'est un coup de cœur !

Vous allez partir à la rencontre de 33 personnalités, toutes plus intéressantes les unes que les autres. J'ai découvert ou redécouvert certains auteurs ainsi que leurs ouvrages. 

De plus j'apprécie vraiment les chapitres courts, nous permettant de déguster un morceau de livre entre deux activités. Je ne connaissais pas du tout l'autrice, et de ce fait, c'est une excellente découverte. C'est en faisant quelques recherches que j'ai par la suite appris qu'elle était aussi directrice de collection aux Editions Eyrolles, mais également la fondatrice du magazine FémininBio.

Son livre m'ayant tellement inspiré, j'ai décidé de m'abonner à son podcast "Métamorphose", que vous retrouverez, entre autre, sur Spotify.

Suivez le chemin de la Métamorphose grâce à ce recueil de rencontres magiques.


[ Chronique ] • La Vierge Noire. Rituels de Guérison de la grande déesse • Alessandra Belloni

 


Titre : La Vierge Noire. Rituels de Guérison de la grande déesse
Auteur : Alessandra Belloni
Editeur : Leduc éso
Nombre de pages : 368 pages
Genre : Religieux, historique, ésotérique


Résumé :


Artiste et guérisseuse, Alessandra Belloni réunit plus de 35 années de recherches sur les pratiques ancestrales liées à la Vierge noire. Cette icône vénérée depuis des siècles ouvre la voie du Féminin sacré. Elle est le ventre de la Terre, la face cachée de la Lune et la Mère universelle de l’humanité. À celles qui l’invoquent, elle fait grâce de sa puissance divine et de son amour inconditionnel.
Partez à la rencontre des mystérieux sites reliés à cette déesse primordiale et découvrez les chants de connexion à la madone, les rituels de tambours chamaniques et les danses de transe utilisées en Méditerranée. Ces pratiques vous permettront d’entamer un chemin initiatique de guérison et de profonde transformation.


Mon avis :


C'est avec ce livre d'Alessandra Belloni que je termine mon mois d'Aout. 
Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre avec cette lecture, l'approche historique me faisant un peu peur.
N'étant pas une grande férue d'histoire, je pensais que ce livre allait m'ennuyer, voire même me déranger dans mes croyances et dans ma religion. Eh bien, quelle ne fut pas ma surprise que ce soit tout le contraire.
Tout d'abord, j'ai directement accroché avec la plume de l'autrice. Elle m'a littéralement transporté au grès de ses voyages. Ensuite, sa façon d'aborder la Vierge Mère m'a beaucoup plu. Ce livre est une mine d'informations et de recherches. 
J'y ai d'ailleurs appris énormément de choses, touchant à la religion, à ma religion, que je ne connaissais pas du tout. 
Certaines de ses phrases m'ont fait écho comme " La Vierge Noire est l'incarnation féminine de Dieu, car Dieu est une femme, et Elle est noire. Elle nous entoure tous de son amour inconditionnel : Elle est la Mère Universelle."
Et pourquoi pas ? 
Enfant, c'est une question que je me suis souvent posée : et si Dieu était une femme ? Et pourquoi pas ?
J'ai également beaucoup aimé le parallèle fait avec Isis. J'ai d'ailleurs lu et découvert une autre approche quant à son histoire avec Osiris, dont je n'avais pas la connaissance. 
Pour finir, vous retrouverez dans ce livre des photos des différentes Vierges Noires, mais aussi des chants et des rituels à la Vierge.
Une très belle découverte que je recommande fortement à tous les amoureux de la Vierge.


mardi 20 avril 2021

[ Chronique ] • Femme Prêtresse • Alexandra Fryda Marty

 

Titre : Femme Prêtresse
Auteur : Alexandra Fryda Marty
Editeur : Leduc Eso
Nombre de pages : 256 pages
Genre : Féminin puissant, ésotérisme


Résumé :

Partez à la rencontre de votre prêtresse intérieure !

À l’origine, la prêtresse était celle qui se consacrait au culte d’une divinité. Intimement reliée aux cycles de la nature, elle incarnait pleinement sa spiritualité et honorait la Déesse sous toutes ses formes. Initiée par deux prêtresses américaines, Alexandra Fryda Marty dévoile les 13 archétypes féminins qui vous permettent d’accueillir et de réunir toutes les facettes de votre féminin sacré.

  • Réactivez votre mémoire ancestrale des 13 archétypes du féminin : Femme sauvage, Guérisseuse, Alchimiste, Doula, Amoureuse, Visionnaire…
  • Intégrez les énergies spirituelles associées à chaque archétype : attributs, zones d’ombre, symbole, saison zodiacale, pouvoirs…
  • Accomplissez le parcours initiatique des 13 lunes grâce aux nombreux rituels.
  • Rejoignez l’élan de sororité et faites émerger une nouvelle génération de prêtresses !


Mon avis :
 
Et si je te disais que tu n'es pas seulement une femme. Mais que tu peux être toutes celles que veux être, sans avoir à te cantonner à seulement un choix. 
Ces 13 femmes, représentent les 12 signes du zodiaque et la prêtresse, ou encore les 12 lunaisons, et la 13e. 
Ces 13 femmes, qui habitent en toi, sont ta force et ta puissance. Tu peux leur donner leur place au fil des saisons, des lunaisons. 

Tu peux être une et toutes à la fois.

Pars donc à la découverte de :

 La Guerrière
 L’Amoureuse
 La Muse
 La Mère
 La Femme Sauvage
 La Guérisseuse
 L’Épouse
 L’Alchimiste
 La Femme Sage
 La Doula
 La Visionnaire
 La Mystique
 La Prêtresse

Grace à ce livre, et aux 13 archétypes du féminin, tu pourras partir à la conquête de ton être. Rassemble-toi et réunis toutes ces femmes en toi pour exercer à nouveau ta puissance féminine. Retrouve rituels méditatifs, phrase d'empuissancement, symboles, alliés et éléments liés à chaque archétype, et bien d'autres encore.

Un livre très bien écrit, expliqué et conçu. Rédigé pour être utilisé chaque année, au fil des mois qui s'écoulent. J'ai vraiment adoré cette lecture, et y reviendrai chaque mois, afin de travailler avec l'archétype féminin du moment. A l'heure où j'écris ces mots, je vais aller prendre soin de la guerrière qui sommeille en moi.

Merci aux éditions Leduc éso pour cette magnifique découverte.

mercredi 14 avril 2021

[ Chronique ] • Le bazar du zèbre à pois • Raphaëlle Giordano

 


Titre : Le bazar du zèbre à pois
Auteur : Raphaëlle Giordano
Nombre de pages : 290 pages
Editeur : Plon
Genre : Contemporaine / Développement personnel


Résumé :

« Je m'appelle Basile. J'ai commencé ma vie en montrant ma lune. Est-ce pour cela que j'ai toujours eu l'impression de venir d'une autre planète ? Je n'ai pourtant pas compris tout de suite de quel bois j'étais fait. Peut-être plus un bois de Gepetto que de meuble Ikea.»

Basile, inventeur, agitateur de neurones au génie décalé, nous embarque dans un univers poético-artistique qui chatouille l’esprit et le sort des chemins étriqués du conformisme. De retour à Mont-Venus, il décide d’ouvrir un commerce du troisième type : une boutique d’objets provocateurs. D’émotions, de sensations, de réflexion. Une boutique « comportementaliste », des créations qui titillent l'imagination, la créativité, et poussent l'esprit à s'éveiller à un mode de pensée plus audacieux ! Le nom de ce lieu pas comme les autres ? Le Bazar du zèbre à pois.

Giulia, talentueux « nez », n’en est pas moins désabusée de cantonner son talent à la conception de produits d’hygiène. Elle rêve de sortir le parfum de ses ornières de simple « sent-bon » et de retrouver un supplément d’âme à son métier.

Arthur, son fils, ado rebelle, fâché avec le système, a, lui, pour seul exutoire, ses créations à ciel ouvert. Il a le street art pour faire entendre sa voix, en se demandant bien quelle pourra être sa voie dans ce monde qui n’a pas l’air de vouloir lui faire une place.

Trois atypiques, trois électrons libres dans l’âme. Quand leurs trajectoires vont se croiser, l’ordre des choses en sera à jamais bousculé. C’est à ça que l'on reconnaît les "rencontres-silex". Elles font des étincelles... Le champ des possibles s’ouvre et les horizons s’élargissent.
Comme dans un système de co-création, ils vont "s'émulsionner les uns les autres" pour s'inventer un chemin, plus libre, plus ouvert, plus heureux....

Louise Morteuil, elle, est rédactrice en chef du Journal de la Ville et directrice de l’association Civilissime. Elle se fait une haute idée du rôle qu’elle doit jouer pour porter les valeurs auxquelles elle croit : Cadre, Culture, Civisme… Choc des univers. Forte de ses convictions en faveur du bien commun, elle se fait un devoir de mettre des bâtons dans les roues du Bazar du zèbre à pois…

Une galerie de personnages passionnés, sensibles et truculents, des embûches et surprises, des objets aussi magiques que poétiques, de l'adversité et de l'amour, l'art de se détacher des entraves par l'audace, de se libérer de la peur en osant... Le nouveau roman de Raphaëlle Giordano donne l’envie de mettre plus de vie dans sa vie et de s’approprier la philosophie phare et novatrice du zèbre : « l'audacité ».


Mon avis :

Enfin un livre qui aborde de manière simple et agréable les êtres humains avec une personnalité atypique, dite "zèbre".

C'est le titre du livre qui m'a principalement attiré, mais je me suis refusé de lire la quatrième de couverture afin de garder la surprise totale quant au contenu de ce roman feel-good.

Quelle belle surprise de voir que je ne m'étais pas trompée sur le thème du livre et que cette atypie est parfaitement décrite et contée.

La seule chose qui m'a un peu dérangée, est la relation amoureuse quelque peu mièvre entre Basile et Giulia. Une histoire semblable, à mon sens, à celle qu'on lit partout et j'aurais aimé y lire un petit truc en plus, un petit quelque chose qui ne ressemble pas à toutes les histoires d'amour, pour ces deux êtres ne ressemblant à aucun autre.

En bref, une chouette découverte dans l'ensemble. J'ai passé un agréable moment de lecture. Je choisis délibérément de ne pas parler de l'histoire à proprement parler puisque je trouve que la 4e de couverture en révèle suffisamment. Il faut tout de même laisser un peu de surprise et de suspens au lecteur.